Nature

Ca bouge à... Sainte-Marie

cheval de trait

Ecologique et dans le respect du patrimoine

Publié le 08/08/2012

Quatre matinées par semaine, Bénédicte Touchard, Jérôme Briand et leur trait poitevin Rodin Richardière ont en charge la collecte des déchets sur les plages maritaises de Montamer et de la Basse Benaie.

Expérimentale l’an passé, l’opération a été reconduite cette année pour les deux mois de juillet et août par la mairie de Sainte-Marie, soucieuse avec plusieurs acteurs locaux (Ré Nature Environnement, LPO, centre équestre « Les quatre fers à l’air ») de l’entretien des espaces naturels fragiles envahis durant la période estivale.

Silence, on trie !

Avec l’utilisation d’un cheval, pas d’engin motorisé bruyant et polluant ramassant les déchets sans discernement comme cela se pratique sur d’autres plages rétaises. De plus, Bénédicte et Jérôme trient ce qu’ils collectent, laissant notamment en place cet écosystème qui fourmille de vie qu’est la laisse de mer pour se focaliser exclusivement sur le non naturel. Si les déchets prélevés quotidiennement atteignaient début juillet les 40 kilos, en ce début de mois d’août, ils ne sont plus que de 4 à 5 kilos en moyenne. Faut-il y voir là une explication en rapport avec des paramètres naturels comme les coefficients de marée, la météo, etc., ou bien une prise de conscience des « baigneurs » face à ce type de ramassage écologique ?

L’autre grand intérêt de cette opération réside dans sa dimension patrimoniale, du fait que Bénédicte et Jérôme ne font appel qu’à des animaux de race locale, ainsi ce trait poitevin mulassier qu’est Rodin. « Actuellement, seule la commune de Sainte-Marie a opté pour cette pratique de nettoyage de ses plages. À savoir que d’autres milieux naturels rétais – je pense plus particulièrement aux espaces boisés – pourraient être également débarrassés de leurs déchets de la sorte. Sur la plage de Montamer, plus étendue que celle de la Basse Benaie, nous attelons à Rodin un avant-train à trois points. Ce matériel, plus moderne nous offre la possibilité de tracter soit une balayeuse, soit une broyeuse, voire tout autre type de plateau, autorisant une éventuelle utilisation en ville de la traction animale comme l’ont déjà adoptée un certain nombre de villes en France », précise Bénédicte Touchard.

Comme quoi l’avenir pourrait très bien être dans le cheval !

Jean-Pierre Pichot

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