Loisirs

Concert Harmony'swing

Du jazz pour une sacrée java !

Chaud l’ambiance ! « Ouvrez les portes pour aérer », conseillait Pascal Rousseau.
Publié le 31/12/2019

Vendredi 29 novembre, les musiciens de l’Harmony’Swing recevaient trois pointures de la rythmique feutrée pour un concert complètement survolté.

Le retour de Pascal Rousseau sur notre île après une carrière internationale souffle un vent de swing des plus stimulants. Déjà l’année dernière, l’artiste multi talents (il est premier prix du conservatoire de Paris en tuba et également diplômé en improvisation générative) faisait parler de lui en s’associant à Anne- Laure Nivet (Contempo Ré Danse) pour un projet inédit « Musique en mouvement ». Dans la foulée il montait la section Harmony’Swing (petite soeur de l’Harmonie municipale de La Flotte).

Pour cette soirée exceptionnelle, il a tout simplement convoqué des patrons du jazz pour accompagner le « big band ». Le trompettiste Byron Wallen a composé pour Universal Pictures et la série Game of Thrones. Matthieu Metzger est un virtuose du saxophone qui se produit régulièrement avec l’Orchestre National de Jazz, tandis que Jean-Luc Aramy trimbale sa contrebasse dans tous les festivals quand il n’accompagne pas en concert Thomas Fersen, Serge Lama ou Vincent Delerm. Avec Ana Shelton au micro, les musiciens ont fait trembler les murs de la salle Vauban !

Public contaminé

Énergie pure, généreuse et sans aucune modération. Chanceux sont ceux qui avaient trouvé une place assise quoique… entre l’envie de danser ou de claquer des doigts, le public transporté ne s’est pas fait prier pour participer à l’effervescence générale.

La Javanaise, les feuilles mortes, Georgia on my mind… On a même vu la mer danser ! La seconde partie du concert laissait une large part à l’improvisation avec des solos de chaque musicien de la formation, qui guidés par Pascal Rousseau sautillant en tous sens, passaient sur le devant de la scène. Byron Wallen a ensuite présenté un morceau créé spécialement pour sa venue, ajoutant en anglais (il en profitait pour confier qu’il parlait aussi mal notre langue que Pascal la sienne lors de leur rencontre, rappelant que la musique porte un langage universel) qu’il comprenait désormais son choix de vivre sur l’île.

En fin de soirée, avant l’inévitable rappel, tous les spectateurs se voyaient confier un rôle entre « tchitchi » ou « clap-clap » et « couleur café » scandé en boucle, pour électriser davantage s’il en était besoin la salle. Chacun est reparti conquis, soulignant la qualité d’un concert, qui plus est gratuit…

Pascal Rousseau enseigne les cuivres à l’école de Musique du Bois-Plage

Marie-Victoire Vergnaud

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