Domaine, patrimoine et travaux des halles
Le dernier Conseil municipal casseron a acté plusieurs points de patrimoine permettant de renflouer les comptes de la commune, et s’est terminé par une mise au point du maire concernant les travaux des halles du marché.
Première question à l’ordre du jour de ce Conseil : la location d’un local appartenant au Port sur le quai de la Chabossière et dont les précédents locataires avaient donné congé au 1er octobre. La société Dynamic Moto Nautic étant la seule candidate, une convention de onze ans a été validée à son profit pour un loyer mensuel de 1100 HT. Une convention de stationnement sur le parking de la Grange a ensuite été étudiée au profit d’un particulier qui projette de transformer un local commercial situé rue Thiers en local d’habitation pour créer un logement à l’année. Selon le Plan local d’urbanisme intercommunal, ce nouveau logement doit en effet disposer d’un parking. Cette convention lui donnera donc la possibilité de répondre aux obligations légales, moyennant une redevance de 600€ par mois durant quinze ans, soit 9 000€ TTC payables dès la signature de la convention. Une situation inédite qui a suscité des questionnements de la part du conseiller municipal d’opposition, Dominique Greiller. « Ce ne sera ni un parking privé, ni un emplacement réservé, il ira se garer comme tout le monde. S’il y a des places tant mieux, sinon tant pis », a répondu l’adjointe au maire Elisabeth Flichy. « Quand on transforme un local professionnel en local d’habitation, ce qui est le cas ici, il faut avoir un parking et la loi autorise le maire a octroyé un droit payant sur un parking public pour répondre aux besoins de la loi. » « Cela permet de pouvoir débloquer en centre-village des logements qui deviennent des logements à l’année », a renchéri le maire Pierre Bœuf. Les trois élus d’opposition ont néanmoins voté contre cette convention de stationnement.
Vente immobilière
Les modalités de cession du legs Poisot, cet immeuble de la rue Thiers provenant d’une donation à la commune dans les années 60, sont ensuite revenues sur la table. L’ancienne mandature avait renoncé à sa réhabilitation et décidé de le vendre au prix des domaines, soit 652 K€. La nouvelle municipalité a repris le dossier et a proposé au Conseil de diviser le legs en deux lots séparés d’une superficie de 86m2 et 95m2, arguant qu’« il sera plus facile d’intéresser deux preneurs sur ce type de biens », selon les termes de l’adjoint Laurent Blanchard qui a annoncé un prix de vente à 280 K€ pour chacun des lots.
L’élue d’opposition Danièle Pétinaud-Gros n’a pas manqué de constater que Pierre Bœuf avait « changé d’avis » sur la question. Pour mémoire, lorsque Danièle Pétiniaud-Gros, alors maire de la commune, avait proposé sa mise en vente, le coût des travaux de rénovation étant devenu selon elle trop prohibitif, Pierre Bœuf, alors conseiller municipal d’opposition, s’y était opposé. « Aujourd’hui, la situation financière de la commune n’est pas brillante », s’est-il justifié. « On a des travaux à financer, et donc sous la pression de mon camarade Laurent Blanchard, et comme je ne suis pas quelqu’un de buté, j’ai dit ok on y va. » La cession en deux lots séparés a été validée par le Conseil à l’unanimité.
Quête d’auto-financement
Les travaux à financer, on le sait, sont ceux du marché couvert, que la municipalité a décidé de repousser faute de ressources suffisantes. Le 16 juillet dernier, Pierre Bœuf avait en effet vu s’envoler 40% du financement du chantier quand l’Etat avait annoncé ne pas répondre favorablement à la demande de subvention de la municipalité à hauteur de 400 K€.
Un sujet brûlant qui a ravivé les tensions. Questionné lors du dernier Conseil municipal par Danièle Pétiniaud-Gros, Pierre Bœuf a attendu la fin de séance pour lui répondre, point par point. « Tout d’abord, vous me demandez quels blocages ont conduit au retard ou au refus des subventions. C’est simple : pour financer 1.5 millions de travaux, il nous fallait ces 400 K€. On a donc décidé de sursoir. » « La municipalité peut trouver d’autres fonds », lui a répondu l’ancienne maire. « Vous dites que le Département est prêt à donner, et dans votre budget il y a 98 K€ mis sur la voirie et une somme assez conséquente sur les travaux de l’église, qui auraient pu aussi être reversés sur ces travaux. »
« Il y a aussi des éléments qui n’étaient pas pris en compte quand on est arrivé comme la réfection de la place extérieure du marché », s’est défendu Laurent Blanchard. « Ce n’était pas prévu mais il va falloir le faire et que ce ne soit pas trop décalé dans le temps. Il y a aussi le projet des Noues où nous allons devoir certainement sortir de l’argent. Ce sont des choix pour une gestion raisonnable et planifiée. »
Concernant les démarches entreprises pour trouver des financements, Pierre Bœuf a expliqué avoir rencontré le secrétaire général de la préfecture, Emmanuel Cayron. « Il nous a laissé entendre que pour 2027 ce sera très compliqué aussi d’obtenir des subventions, et que notre dossier était peut-être un peu trop ambitieux. Nous allons essayer de revoir notre copie, mais notre volonté de restaurer le marché reste intact. On va autofinancer, demander d’autres subventions. » « Soyez rassurée » a-t-il conclu, « cette rénovation sera faite, peut-être pas en 2027, mais on va avancer. Nous sommes déterminés. »
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