Nature

Environnement

Deux sondes expérimentales pour le suivi de la qualité de l’eau

La pose d'une sonde à proximité du pont d'Oléron.
Publié le 02/04/2019
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Enjeu central des écosystèmes marins et des activités maritimes, la qualité de l’eau est au centre de toutes les attentions. Deux sondes ont été mises à l’eau dans les pertuis charentais.

Zones côtières abritées par les îles et alimentées par les estuaires chargés de nutriments, les pertuis sont caractérisés par un faible renouvellement des masses d’eau. La richesse écologique et la santé des bivalves élevés dans ces larges baies envasées sont donc très dépendantes de la qualité de l’eau et du régime hydrologique des fleuves qui s’y jettent, sous influence des activités maritimes et terrestres. Soutenue par le Parc naturel marin, l’action est portée par le comité régional de la conchyliculture Charente- Maritime (CRC 17).

Le but est d’améliorer le suivi de la qualité de l’eau dans les pertuis charentais et au plus proche des zones d’élevage de coquillages. Afin d’obtenir des indicateurs précis sur la qualité de l’eau, deux bouées de mesures autonomes équipées de sondes ont été mises à l’eau le 6 février, au plus près des concessions d’élevage conchylicole et des estuaires de la Charente et de la Seudre. Ces sondes mesurent les principaux paramètres de la qualité de l’eau tels que la température, la salinité, la turbidité, l’oxygène dissous, le pH, la chlorophylle A et la profondeur. Ces mesures sont réalisées toutes les dix minutes, afin d’observer les variations de la qualité de l’eau de manière très précise. Les données sont envoyées chaque jour sur un serveur et sont directement accessibles et consultables en temps réel, pour permettre une analyse fine et une meilleure appropriation par les professionnels de l’évolution de la qualité du milieu.

Plusieurs fois par an, et dès que des questions émergent en lien avec une situation particulière, une interprétation des mesures réalisées est faite et présentée aux conchyliculteurs du CRC 17. Des données qui permettront de mieux comprendre l’influence des conditions environnementales sur l’élevage des bivalves et de suivre l’évolution de la qualité de l’eau dans ces zones. Mises en place à titre expérimental pendant deux ans, d’autres sondes pourraient être déployées à plus large échelle dans le Parc naturel marin afin de compléter le réseau de mesures et de suivis déjà existants.

Antoine Violette

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