Environnement

Construction de l'usine Holcim

rivedoux contrôle son air

Contrôle de l’air à Rivedoux : respirez, soufflez !

De gauche à droite, devant la station d'analyse de la Redoute : Bernard Plisson (développement durable du Grand port), Michel Puyrazat (directeur général du Grand port), Patrice Raffarin (maire de Rivedoux), Fabrice Caini (responsable des études ATMO Poitou-Charentes)
Publié le 20/02/2013

À quelques encablures de la pointe de Sablanceaux, le Grand port maritime de La Rochelle-Pallice étend son territoire, en gagnant sur la mer. Il engage depuis quelques années une diversification de ses activités industrialo-portuaires. Le cimentier Holcim y construit, au bord du pertuis, une usine de broyage (clincker). Le permis d’exploitation de cette unité fait actuellement l’objet de plusieurs recours au tribunal administratif de Poitiers de la part d’associations environnementales, par crainte de pollution atmosphérique.

Un principe de précaution

Suite aux rencontres organisées entre associations, riverains, élus, avec les responsables du Grand port et l’industriel Holcim, la proposition d’installation d’une station d’analyse de la qualité de l’air à Rivedoux fut retenue et votée par le conseil municipal. Depuis le 25 janvier 2013, l’analyse de l’air est opérationnelle, pour constituer des relevés de référence avant l’automne 2013 où auront lieu les premiers tests de fonctionnement de l’usine Holcim. La montée en puissance de l’unité de broyage se fera progressivement tout au long de l’année 2014, pour atteindre sa pleine capacité en 2015. L’association ATMO (Association Régionale pour la mesure de la qualité de l’air en Poitou-Charentes), agréée par le ministère de l’écologie, est en charge de cette station d’analyse de l’air et des mesures effectuées.

Des indices de qualité de l’air sous surveillance

L’emplacement de la station sur la pointe du parking de la Redoute répond aux différentes configurations climatologiques. Les protocoles d’analyses sont normalisés : l’indice ATMO est un indice de qualité de l’air construit à partir de quatre polluants : dioxyde de soufre SO2, dioxyde d’azote NO2, ozone O3 et particules en suspension PM10. Les résultats d’analyses seront communiqués et suivis. C’est d’ailleurs actuellement le cas pour plusieurs villes du Poitou-Charentes sur le site ATMO.

Cette étude préventive coûte 8733 euros, co-financée à 50 % par le Grand port de La Rochelle, et à 50 % par la Communauté de Communes de l’île de Ré et la commune de Rivedoux-Plage.

Les jours de grand trafic routier et de vent d’est, des idées reçues tomberont. « Le vent chasse tout ! », disaient nos anciens. Oui, il pousse simplement la pollution chez le voisin !

Michel Lardeux

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