Environnement

Lettre ouverte N°3 du Collectif NEMO

Construction, exploitation, démantèlement des parcs éoliens

Publié le 07/05/2021

APRÈS LES LETTRES OUVERTES N° 1 DE DOMINIQUE CHEVILLON, INFORMANT NOS LECTEURS DU PROJET D’UNE « GRAPPE » DE PARCS ÉOLIENS OFFSHORE QUI S’ÉTALERAIENT LE LONG DE CÔTES OLÉRONAISES, RÉTAISES ET VENDÉENNES, JUSQU’AUX SABLES D’OLONNE, PUIS N° 2 DU COLLECTIF NEMO, EXPLIQUANT EN QUOI CONSISTE UN PARC ÉOLIEN, VOICI LA LETTRE N° 3 PRÉSENTANT LES PHASES DE CONSTRUCTION, D’EXPLOITATION, PUIS DE DÉMANTÈLEMENT DES ÉOLIENNES. LE COLLECTIF NEMO PRÉCISE BIEN QU’IL N’EST PAS OPPOSÉ AUX ÉNERGIES ÉOLIENNES, À CONDITION QUE LES PROJETS NE SOIENT PAS SITUÉS EN PLEINES ZONE NATURA 2000 ET AIRES MARINES PROTÉGÉES.

 

Nous publions la lettre ouverte N°3 du Collectif NEMO au sujet du projet de plusieurs parcs éoliens industriels dans le Parc Naturel Marin au coeur d’une zone Natura 2000, du sud d’Oléron aux Sables d’Olonne

 

LA PHASE DE CONSTRUCTION DES PARCS

1 – Des travaux en mer titanesques et destructeurs des habitats marins

La construction d’un parc abîme considérablement les fonds marins. Tous les 15 à 20 ans il faut remplacer les éoliennes hors d’usage. Les fondations ne pouvant être réutilisées, des pieux sont enfoncés pour en créer de nouvelles. Les anciennes fondations restent en place (environ 2 000 tonnes de béton et ferraillage par éolienne). La circulation des bateaux, engins de chantier, hélicoptères engendre des pollutions marines (rejets d’hydrocarbures, déchets variés). La réalisation des fondations, la construction de la sous-station (figure 1), l’ensouillage des câbles électriques produisent de grandes quantités de déblais et de boue. Ceux-ci se déposent sur les fonds marins, détruisant ou modifiant l’habitat de nombreuses espèces marines.

Figure 1

2 – Une sismicité problématique

A l’emplacement de la première tranche des parcs projetés s’est produit en 1972 un séisme très important (figure 2). Y installer cette zone industrielle est problématique, au vu du séisme du Teil en Ardèche du 11 Novembre 2019, dû au décrochement d’une faille sous l’effet du creusement d’une gigantesque carrière, ou des séismes provoqués à Strasbourg en Décembre 2020 par les forages de la centrale géothermique de Vendenheim.

L’enfoncement à coups répétés de marteau hydraulique de gigantesques pieux pose question, tout comme l’effet des ébranlements du sous-sol sur les falaises fissurées en recul du Nord de l’île d’Oléron ? Ces risques existeront chaque fois qu’un nouveau parc sera créé dans cette zone, ou que les éoliennes seront remplacées.

Figure 2

3 – Le bruit

L’enfoncement des pieux au marteau hydraulique engendre un bruit aquatique de plus de 200 décibels (décollage d’une fusée Ariane), pendant les deux ans de la construction d’un parc. Mortel pour certains organismes marins, il fera fuir ou en désorientera beaucoup d’autres, jusqu’à des distances de plusieurs dizaines de km.

4 – Les travaux à terre de raccordement des parcs au réseau électrique à haute tension

Ces travaux, pour une bonne part en zone Natura 2000, seront gigantesques. Nous n’avons pas assez d’informations sur leur tracé pour en évaluer les dégâts sur l’environnement.

LA PHASE D’EXPLOITATION DES PARCS

1 – Les perturbations du transit sédimentaire

Notre littoral est fragile. Chaque hiver il est un peu plus érodé par les fortes houles. L’avancée ou le recul de la ligne de côte sur le long terme résulte de la balance entre les apports et les retraits de sédiments. La houle, l’érosion côtière, la force et la direction des courants sont les forces principales à l’oeuvre. La morphologie de la côte est déterminante.

Les projets annoncés concernent une zone de 3000 km2, presque la moitié de la surface de notre département. Il est certain que la présence d’un si grand nombre d’éoliennes géantes aura une forte influence sur l’intensité et la direction des forces qui sculptent nos rivages. Dans le contexte actuel de recul du rivage, on ne peut exclure une modification considérable de celui-ci, impactant toutes les activités de cette région.

Les éoliennes seraient implantées dans l’axe de l’Estuaire de la Gironde. Or celui-ci est le principal «ravitailleur » en sédiments de cette zone.

Les obstacles (les éoliennes) perturbent le transit de ces sédiments (figure 3) :

Figure 3 – Trainées aériennes et panaches de boues sous-marins, dans les 2 cas il s’agit d’une modification de la circulation des fluides, air et eau, derrière l’obstacle des éoliennes

par effet ganivelle, en retenant leurs particules grossières près des éoliennes, les plus fines continuant leur trajet sous forme de panaches boueux comme on l’observe sur la photo satellite de la partie droite de la figure 3, prise par la NASA au-dessus d‘un parc éolien en mer en Angleterre. Ces panaches touneront avec les courants de marée.

en modifiant le régime de vent par chute brutale de sa vitesse derrière les éoliennes, ce qui diminuera localement la force des courants de surface. Notons au passage que cette chute de vitesse peut provoquer la formation autour des parcs de brouillards se propageant à grande distance, comme on le voit à gauche de la figure 3 sur une photo prise au Danemark. Tout cela modifiera la répartition des sédiments dans tout ce secteur, avec des conséquences sur nos plages et nos dunes, et sur l’envasement des rivages.

Les côtes les plus menacées seraient les côtes sableuses comme celles de l’île d’Oléron et de la Presqu’île d’Arvert, où pourraient disparaître les plages des côtes ouest et augmenteraient les risques de submersion déjà très présents autour de la Rémigeasse (figure 4). Notons que la Gironde est aussi le principal ravitailleur en nutriments pour le plancton, premier maillon du nourrissage des organismes marins. Il faut donc s’attendre là aussi à d’importantes perturbations.

Figure 4 – Ile d’Oléron, les plages de sable de la Côte Ouest, et la zone de fragilité (trait rouge)

2 – Les pollutions accidentelles du milieu marin

La figure 5 montre quatre situations qui ont de fortes chances de se produire avec un tel nombre d’éoliennes, de gauche à droite :

– Les collisions entre éoliennes et bateaux : Les risques de collision seront constants pour les plaisanciers et pour les chalutiers, et aussi d’accrochage de filets dans cette zone de pêche. Pour ces raisons, les parcs sont interdits maintenant dans pratiquement toute l’Europe à toute navigation autre que celle des navires d’exploitation du parc.

Mais aussi des risques de collisions par mauvais temps pour les tankers passant au large, transportant chaque année aux ports de La Rochelle et de Bordeaux environ 7 millions de tonnes de produits pétroliers, et des dizaines de milliers de tonnes de produits chimiques. Il passe aussi quantité de bateaux aux soutes pleines de fuel. Une collision de ce type avec fuite de fuel a eu lieu il y a quelques années sur le parc éolien de Barrow en Angleterre.

Les incendies : chaque année en France il y a des incendies d’éoliennes, dus à des défauts électriques ou à des épisodes météorologiques violents.

Les casses de rotor ou de pales. On estime ce risque à 1 % pendant la durée de vie d’une pale d’éolienne : ces parcs éoliens comporteront plusieurs centaines de pales, ce qui rend pratiquement certains plusieurs accidents de ce type en cours d’exploitation de ces parcs.

Les fuites d’huile : les génératrices contiennent des milliers de litres d’huiles de lubrification et peuvent fuir, comme le montre cette fuite survenue en Belgique.

Figure 5

3 – Les pollutions permanentes du milieu marin

pollutions dues à la circulation des bateaux et des hélicoptères de maintenance : rejets d’hydrocarbures, déchets.

pollutions dues au nettoyage des éoliennes : pour nettoyer les pales des éoliennes des salissures de matière organique qui les souillent, ou encore de la glace en hiver, on procède à leur aspersion par hélicoptère par des détergents ou des produits chimiques de protection (figure 6).

pollutions dues à la dissolution des anodes sacrificielles, faites de 15 à 20 tonnes d’aluminium et de métaux lourds (zinc, indium), pour préserver la structure des éoliennes marines de la corrosion. L’alerte vient d’être donnée à ce sujet pour les éoliennes en mer installées en Allemagne, où 13 000 tonnes d’aluminium auraient été ainsi dissoutes dans le milieu marin(1), polluant ainsi toute la chaîne alimentaire marine. Ici, il s’agirait d’environ 50 à 100 tonnes par an pour un parc de 1GW(2).

Figure 6 – Ces pollutions seront disséminées sur de très grandes surfaces par le jeu des courants marins, et très difficiles à traiter

4 – Les vibrations et les infrasons

Les éoliennes vibrent sous l’effet du vent et de la rotation des pales. Les bruits qui en résultent se transmettent dans l’eau et le sol sur des dizaines de km. Les bruits sous-marins ainsi provoqués affectent les cétacés mais aussi les poissons. Les impacts vont du comportement à la physiologie, et à l’extrême à la mort(3).

Parmi ces vibrations, celles de fréquences inférieures à 20 hertz, les infrasons inaudibles à l’oreille humaine, sont suspectés d’avoir des effets physiologiques graves sur les organismes. Leur portée, de la dizaine de km pour des puissances d’éoliennes de 2 à 3 W, sera supérieure avec des éoliennes aussi puissantes.

5 – Les courants électriques et les champs magnétiques

Des centaines de km de lignes électriques à haute et très haute tension seront installés en mer et à terre. Ils devront évacuer de très fortes puissances électriques. Ils produiront des champs magnétiques. Près du parc éolien terrestre de Nozay en Loire- Atlantique ont été observés des effets importants sur les hommes et les animaux, avec en particulier des désordres organiques et une forte mortalité dans les troupeaux de vaches, au voisinage de lignes électriques bien moins puissantes que celles prévues pour ces parcs(4). De nombreux autres cas sont signalés en France(5). Par prudence la lumière est à faire sur les risques encourus, en particulier au voisinage des lignes électriques tirées à terre, les plus puissantes.

LA PHASE DE DÉMANTÈLEMENT DES PARCS ET LEURS DÉCHETS

L’éolien est 10 fois plus consommateur en matériaux de base (béton, acier, aluminium, cuivre…) par quantité d’électricité produite que les centrales électriques pilotables(6), à charbon et à gaz en Allemagne, nucléaires en France (figure 7). Cela à cause d’une durée de vie (20 ans) bien plus courte que celle des centrales pilotables modernes (60 ans) et à leur faible efficacité.

Figure 7 – Masses de matériaux de base utilisés par, de gauche à droite, le solaire photovoltaïque, l’hydroélectricité, l’éolien, l’électricité géothermique et le nucléaire par TWh produit pendant la durée de vie des centrales électriques : Cement = ciment, Concrete = béton, glass = verre, steel = acier, other = autre

Les centrales électriques utilisent aussi des métaux critiques pour lesquels se pose la question de leur disponibilité à l’échelle mondiale. Il s’agit entre autres des terres rares. Les éoliennes en mer utilisent dans leurs aimants permanents environ 200 kg de ces terres rares, néodyme et dysprosium surtout, par MW. La durée de vie d’une éolienne étant de 20 ans, il faudra la renouveler deux fois sur une durée de 60 ans, soit 600 kg de terres rares par MW, donc 600 tonnes pour un parc de 1 GW. Ces terres rares sont associées dans leurs minerais à des éléments radioactifs, thorium, uranium et leurs descendants, et isolées avec des produits chimiques agressifs. Leur exploitation produit des déchets ultimes sous forme de quantités très importantes de déchets toxiques ou radioactifs, et, parce que ceux-ci sont mal gérés, ils posent de graves problèmes sanitaires, en particulier dans le principal pays producteur actuel, la Chine. Des études récentes sur le néodyme laissent penser qu’il est lui-même toxique, en particulier pour les organismes aquatiques(7, 8). L’éolien consomme aussi des matériaux spécifiques, composites carbonés utilisés pour la fabrication des pales, de l’ordre de 10 tonnes par MW soit 10 000 tonnes. Ils ne peuvent pas être recyclés actuellement. Il faut les brûler ce qui produit outre du CO2 des molécules très toxiques comme des dioxines(9), ou les enfouir dans des décharges.

Etant donné ces très grandes quantités de déchets produites, le coût de la « mise au gazon » c’est-à-dire d’un démantèlement complet, est plus élevé pour une même quantité d’électricité produite que pour les centrales électriques à gaz, à charbon, ou nucléaires(10).

Selon l’Office Franco-Allemand pour la Transition Energétique (OFATE)(11), 100 000 euros par MW de dépenses sont à envisager pour les 4000 MW d’éoliennes terrestres qu’il faudra démanteler en Allemagne d’ici la fin 2020, mais sans enlever des socles ni le recycler les pales, ce qui augmenterait notablement ces coûts. On trouve des valeurs du même ordre pour la France dans un document du collectif Energie-Vérité(12).

Pour les éoliennes en mer, faute d’expérience, ces coûts sont plus mal cernés qu’à terre, mais ils ne peuvent être que beaucoup plus élevés, même sans enlever les fondations, comme ce sera très probablement le cas. Sur une durée de vie de 60 ans, 3 gigantesques pieux par éolienne seraient alors à Oléron tous les 20 ans successivement enracinés dans les fonds marins.

Les promoteurs sont tenus de provisionner dans leur budget le coût de ce démantèlement. Mais il est évident(12) que ces provisions sont actuellement très insuffisantes pour l’éolien à terre. Qu’en sera-t-il en mer ? Nous estimons qu’une provision de 10 % du coût des éoliennes en mer est pour un démantèlement complet le minimum à provisionner, soit environ 5 millions d’euros par éolienne de 12 MW, à renouveler tous les 20 ans.

Les responsables locaux qui veulent ces parcs éoliens doivent prendre la pleine mesure de leurs responsabilités morales si, face à de telles dépenses, les garanties demandées aux promoteurs sont très insuffisantes, ou s’il n’y a pas de responsable solvable capable de les assumer, ou encore s’il n’y a plus d’interlocuteur. Les risques sont d’autant plus grands que les parcs éoliens sont très souvent créés par des sociétés qui revendent ces parcs une fois construits à des sociétés « offshore » filiales de grands groupes financiers internationaux sur lesquels il n’y aura aucune prise(13).

La construction, l’exploitation, le démantèlement de parcs industriels marins du type de ceux prévus au large de nos côtes sont donc des industries dont le cycle de vie a des impacts indiscutables sur les milieux marins. Contrairement à ce qui est souvent dit aucune étude d’impact n’est menée par l’Etat à ce jour. Nous verrons dans les lettres suivantes que les conséquences sur les espèces animales et végétales seront considérables et incompatibles avec un Parc Naturel Marin et les zones Natura 2000 mises en place avec l’Europe.

Le Collectif NEMO

1 – https://www.breizh-info.com/2018/02/23/89855/treport-bretons-bientot-sacrifies-a- laluminium-zinc/

2 – http://libre-horizon.com/spip.php?article367

3 – https://science.sciencemag.org/content/371/6529/eaba4658 )

4-https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-02-novembre-2019

5 – https://www.web-agri.fr/vaches-laitieres/article/176316/les-parlementaires-questionnent-l- impact-des-ondes-sur-les-animaux-d-elevage

6 – Olivier Vidal, 2018 : Matières premières et énergie, les enjeux de demain, ISTE Editions. https://www.elsevier.com/books/mineral-resources-and-energy/vidal/978-1-78548-267-0

7 – Twenty-Eight-Day Repeated Inhalation Toxicity Study of Nano-Sized Neodymium Oxide in Male Sprague-Dawley Rats Toxicol. Res. Vol. 33, No. 3, pp. 239-253 (2017) https://doi.org/10.5487/TR.2017.33.3.239

9 – Les dioxines sont un groupe de molécules organochlorées produites lors de la combustion des substances organiques. Elles sont très toxiques dès les faibles doses, et stables au-delà des températures de combustion des matériaux carbonés, comme ceux des pales d’éoliennes. Voir https://en.wikipedia.org/wiki/Dioxin

10 – Wikipedia : Centrale nucléaire de Maine Yankee https://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_nucl%C3%A9aire_de_Maine_Yankee Wikipedia : démantèlement nucléaire. https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mant%C3%A8lement_nucl%C3%A9aire#:~:text=Aux%20%C3%89tats%2DUnis%20(98%20r%C3%A9acteurs,de%20dollars)%20par%20r%C3%A9acteur%20nucl%C3%A9aire

11 – OFATE, 2020 : Webinaire sur le démantèlement des éoliennes en Allemagne, 8 février 2020, Berlin. https://energie-fr-de.eu/fr/manifestations/lecteur/webinaire-sur-le-demantelement-des- eoliennes-en-allemagne.html

12 – La Raudière, H., 2019 : Le démantèlement, une bombe à retardement financière … Collectif Energie-vérité, 18 Mai 2019. https://www.energieverite.com/post/le-d%C3%https://www.energieverite.com/post/le- d%C3%A9mant%C3%A8lement-des-%C3%A9oliennes-une-bombe-%C3%A0-retardement

13 – Voir par exemple https://www.sitesetmonuments.org/communique-cession-du-parc-eolien- de-sainte-victoire-a-qui-profite-le-vent

 

 

Réactions d’associations de l’île de Ré

 

A la suite des publications dans Ré à la Hune des deux premières lettres de Dominique Chevillon et du collectif NEMO, les associations Ré-Avenir, AIR et l’ASSIP nous ont transmis leurs réflexions, que nous publions ci-dessous

 

R É – A V E N I R

Notre réflexion sur le projet de parc éolien en mer au large d’Oléron sur la façade Sud Atlantique et son éventuelle extension

Ré-Avenir voudrait faire entendre une voix différente et montrer qu’il n’y a pas de pensée unique sur ce sujet. Nous nous adressons à la population et aux élus pour étendre la réflexion et proposer une analyse prenant en compte aussi responsabilité sociétale, nécessité de transition écologique et cohésion nationale. Bien entendu, nous poursuivrons la réflexion au fil des semaines par le dialogue et l’analyse et avons pris rdv avec le chef de projet pour bien en comprendre les enjeux.

Le réchauffement climatique

C’est une évidence et nous ne reviendrons pas sur la responsabilité des énergies fossiles dans les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES). C’est devenu une évidence encore plus concrète pour les Rétais après Xynthia aux conséquences dramatiques. La solidarité nationale a joué à plein car plus de 100 millions d’euros auront été consacrés à lever des digues pour protéger 80 km2. Un effort similaire à l’échelle de la France représenterait plusieurs fois le PIB du pays. Les Rétais doivent donc être particulièrement reconnaissants à la communauté nationale. Pour autant, cela ne nous protégera que pour quelques dizaines d’années et ne fera rien contre les épisodes de sécheresse et de canicule.

L’électricité

L’électricité comme source et moyen de transport d’énergie ne peut qu’augmenter dans le futur. La disparition des chauffages au fuel et au gaz et la conversion du parc automobile à terme vont augmenter le recours à cette forme d’énergie.

La France a fait le choix politique de ne pas démanteler son parc nucléaire avant d’avoir construit des sources d’énergies alternatives, ce qui nous permet d’avoir une électricité « décarbonée » et même d’exporter temporairement le surplus vers d’autres pays de l’UE pour limiter leur rejet de GES.

Mais si on refuse les conséquences de ces sources d’énergies alternatives (éolien, solaire, hydraulique) que fait-on ? On multiplie les nouveaux réacteurs ou on réouvre des centrales à charbon au nom de l’exception culturelle française ?

Et dans l’ile de Ré, que fait-on ?

– Il est pratiquement impossible d’installer des panneaux solaires dans les villages car l’architecte des Bâtiments de France s’y oppose systématiquement et peu de maires ont assez de convictions pour passer outre pour le moment.

– Et on demanderait maintenant aux élus de s’opposer aux projets d’éoliennes au large, car on risque de les voir depuis nos côtes !

Il est vrai que ce n’est pas le plus bel horizon. Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder vers les côtes vendéennes depuis la côte nord de l’ile par jour de bonne visibilité et on peut voir celles qui sont construites à terre, derrière la Tranche/Mer. C’est justement parce que les éoliennes ont un impact paysager qu’il faut accepter de les mettre en mer, avec en passant, un meilleur rendement lié au vent. Leur impact visuel est bien moins grand que pour celles construites à terre, jamais très loin de localités rurales.

Restons néanmoins nuancés dans cette appréciation esthétique : du fait des distances par rapport à la côte, un parc éolien offshore a un impact paysager souvent considéré comme neutre, par les riverains et les touristes dans les enquêtes réalisées en Europe, dans les pays où elles sont fortement implantées.

Et comme l’a fait remarquer un des premiers commentateurs, l’impact visuel équivaudrait peu ou prou pour les premières éoliennes installées à 15 kms à la taille d’une allumette à 3m de distance, sans parler de l’éolien flottant plus lointain.

– Est-il déraisonnable de demander aux Rétais d’être solidaires de leurs concitoyens en acceptant d’avoir des éoliennes au large de façon à en avoir un peu moins dans l’arrière-pays ? Ne serait-ce pas un juste retour pour la protection de nos côtes, nos navettes électriques gratuites, nos bus qui roulent à l’éthanol ?

– Sommes-nous incapables d’être aussi solidaires avec la génération de nos enfants et petits-enfants en développant des sources d’énergies propres car elles risqueraient de blesser nos yeux faits seulement pour des paysages bucoliques ?

Il faut effectivement que ce débat existe, qu’il ne soit pas muselé .

Il serait bon aussi qu’on laisse aux Rétais la possibilité de décider s’ils veulent être solidaires et actifs de la transition énergétique ou rester dépendants, en continuant seulement à profiter des efforts du reste du pays.

C’est pourquoi il est important de créer un débat le plus complet et objectif possible et autant que faire se peut, apaisé, sur l’extension en s’efforçant de clarifier les enjeux et les positions.

Le bureau de Ré Avenir

Nb : Alors que la transition énergétique s’accélère en Europe, la France reste en retard sur ses voisins en la matière. La production de renouvelable atteint 45% du mix électrique en Allemagne, 43% en Espagne et en Italie mais seulement 23% en France. L’Allemagne et l’Espagne ont investi massivement dans le secteur éolien ces dernières années face à une attitude plus timorée de la France. Si les investissements sont au rendez-vous dans l’hexagone, leur rythme de déploiement est plus lent.

Concernant l’éolien en mer, cinq pays européens sortent du lot : Le Royaume-Uni, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne et le Danemark se partagent 98% des 5402 éoliennes installées dans les mers européennes fin 2020.

La France, malgré sa deuxième façade maritime européenne et son fort potentiel en la matière, a lancé la construction de son premier projet d’ampleur l’année dernière à Saint-Nazaire, plus de 10 ans après l’obtention de l’appel d’offres. Une fois installés, à l’horizon 2026, les sept premiers parcs éoliens en mer français produiront, de Noirmoutier à Dunkerque, de l’électricité verte pour près de 6 millions de personnes, de quoi permettre à la France de rattraper une partie de son retard.

reavenir17@gmail.com
Site web : https://re-avenir.fr/

 

A M I S  D E  L ’ Î L E  D E  R É

Les Amis de l’Île de Ré ont écrit au président de la CdC au sujet du projet de parc éolien

« Le Projet de Parc Eolien Marin Sud Atlantique ne laisse pas indifférent … Il est normal qu’il suscite des positions contrastées, parfois épidermiques.

Les A.I.R. invitent chacun à replacer le projet de Parc Eolien en Mer dans l’Atlantique Sud (PEMAS) dans le contexte du Programme Pluriannuel de l’Energie (PPE) et des engagements nationaux et supranationaux de l’Etat avant de se prononcer.

A cet effet, il est nécessaire de bien connaître l’organisation actuelle du marché de l’électricité et son évolution en France, ce qui n’est probablement pas aussi commun qu’on peut le penser. Il s’agit notamment de savoir juger les différentes sources d’énergie électrique autrement que par un « code couleur », qui est un prisme déformant. Savoir distinguer ce qui est décarboné, intermittent, aléatoire, adaptable à la demande, capable de répondre à des pics de demande est primordial pour gérer un réseau électrique : tout n’est pas équivalent et surtout pas durable ! Le Débat Public préliminaire tel qu’il nous est proposé aujourd’hui, après la décision politique de lancer le projet PEMAS mais avant le lancement de la phase opérationnelle, permettra, en théorie, d’ajuster le projet en fonction des trois critères préétablis (opportunité, localisation, caractéristiques) mais sans remise en cause fondamentale. Alors, on peut le percevoir comme une chance (un peu comme une démarche d’analyse de la valeur) ou comme une simili-consultation supplémentaire. Pour les A.I.R., il ne s’agit pas d’être « pour » ou « contre » mais de faire évoluer le projet pour mieux prendre en compte tel aspect de conception ou de réalisation ou telle autre conséquence préjudiciable à la biodiversité, par exemple…

Ce qu’on constate aujourd’hui, c’est l’affirmation de positions, plus ou moins argumentées. Ce qui nous a paru souhaitable dans cette phase préliminaire, c’est de demander aux Maitres d’Ouvrages d’enrichir le dossier de projet (en cours de préparation) autant que faire se peut pour le situer dans le contexte politique, économique, écologique et d’acceptabilité du public puis de sa localisation géographique dans un contexte évolutif, évoqué mais non confirmé (1 GW, voire 1+1 GW).Une réunion en visioconférence de l’équipe de la CPDP a eu lieu récemment avec les Amis de l’Île de Ré et une demande dans ce sens a été faite. Vous trouverez ci-joint le document préliminaire que nous lui avons adressé.

Nous sommes à votre disposition pour échanger avec vous sur ce sujet particulièrement sensible. Dans l’attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre parfaite considération. »

Pour le bureau des A.I.R., le Président, Raphaël ROGEZ

A V I S

Projet de parc éolien en mer au large de la Charente Maritime, avis de l’ASSIP

Si nous n’y prêtons pas attention le logo de la Charente Maritime pourrait changer, voir ci-dessous. Ses deux élégants oiseaux en vol pourraient être remplacés par des éoliennes, la Charente Maritime devenant le symbole de celles-ci en abritant devant ses côtes un des plus grands parcs éoliens d’Europe

Notre association l’ASSIP est une association indépendante, qui regroupe de nombreux adhérents et qui, créée en 1966, se bat depuis longtemps pour protéger l’île de Ré, son territoire, ses villages, ses côtes. Aujourd’hui le projet d’éoliennes en mer devant les côtes de la Charente- Maritime inquiète beaucoup. Il sera d’une ‘’ ampleur considérable ‘’ car tels sont les mots du premier ministre Jean Castex. La zone sera ‘’ le plus large possible ‘’ indique la Préfète de la région Aquitaine. Alors ne faut-il pas réagir et s’opposer à ce ‘’ monstrueux projet ‘’ comme il a déjà été dénommé par plusieurs associations ? De notre côté nous voyons trois raisons majeures de nous y opposer.

Tout d’abord l’impact environnemental sur l’espace et le patrimoine maritime de la Charente-Maritime serait considérable. Rappelons que cet espace est protégé par un grand parc naturel marin dont il fait partie, il comprend aussi des zones Natura 2000 et il est reconnu dans le monde entier avec des sites inscrits au patrimoine mondial par l’UNESCO. Cet espace bénéficie d’une géographie exceptionnelle avec ses îles, ses estuaires. Il est très riche en histoire avec ses fortifications, ses ports. Il héberge d’importantes et nombreuses activités tournées vers la mer : pêche, ostréiculture, mytiliculture, industries nautiques, tourisme, navigation de plaisance… Le projet titanesque envisagé défigurerait à vie, oui à vie, cet espace remarquable et perturberait fortement les multiples activités qui y sont pratiquées, ainsi que son écosystème.

Certains, d’une façon désinvolte, minimisent et parlent juste de petits bouts d’allumettes qu’on apercevrait à l’horizon. Et bien non on ne peut pas minimiser l’impact sur le paysage d’une immense forêt de pylônes de 200 mètres de haut clignotant à leur sommet et s’étendant sur plus de 300 km2. Une tour de 100 m de haut est visible à 36 kms, une tour de 200 m à plus de 50 kms ! On ne peut ignorer non plus les impacts qu’auraient sur la biodiversité, la faune marine, les professionnels de la mer, les travaux extrêmement lourds nécessaires pour installer ces gigantesques structures et raccorder leur production au continent. On ne peut non plus dénier les impacts en période de production pour l’écosystème, la faune marine (infrasons, vibrations, champ électromagnétique…) et dans les airs pour les volatiles. Enfin que deviendront au bout de 20/30 ans les immenses carcasses de ces montres, remplis de nombreux métaux, plastiques, huiles, composants électroniques, dont l’envergure dépasse de loin celle d’un A380 ? Le plus gros des Airbus !!! Y aura-t-il quelqu’un pour payer leur démantèlement ?

De plus en plus de rapports écologiques sur la mer du Nord et la Baltique apportent la preuve des effets désastreux sur la biodiversité marine des champs d’éoliennes qui y sont installés. A noter que dans ces régions les éoliennes sont le plus souvent implantées à plus de 50 kms des côtes. Ce ne serait pas le cas du projet charentais qui en envisage à 15 kms des côtes de l’île d’Oléron et l’île de Ré ce qui amplifierait les impacts.

Attachée à la protection de l’environnement, notre association est pour une écologie responsable et réfléchie. Nous nous méfions des idéologues, des technocrates adeptes de la pensée unique qui pour répondre aux enjeux contemporains veulent tout bouleverser rapidement sans vraiment mesurer l’avenir vers lequel ils veulent nous entrainer.

Personne ne conteste aujourd’hui que la lutte contre le réchauffement climatique soit une priorité, c’est même une opportunité pour vivre mieux et plus sainement. Mais dans un pays comme la France, championne de la production d’électricité ‘’ décarbonée ‘’, nous faut-il avancer à marche forcée et aveuglement, vers l’éolien marin en développant d’immenses parcs industriels comme celui envisagé au prétexte que certains reprochent à notre pays d’être très retard dans ce domaine par rapport à des pays comme l’Allemagne. Ceux qui invoquent ce retard oublient d’ailleurs de dire qu’en Allemagne l’électricité y est deux fois plus cher qu’en France, que compte tenu du poids des ENR dans son mix énergétique, de l’intermittence de leur production, l’Allemagne doit régulièrement remettre en route d’anciennes centrales à énergies fossiles. Frôlant des blackouts durant les pointes de production, elle a perdu beaucoup de son indépendance énergétique en dépendant de plus en plus du gaz importé de Russie.

En France le débat sur la transition énergétique n’est pas clos. En dehors des impacts désastreux sur l’environnement de l’éolien, de nombreuses voix d’experts de l’énergie et d’économistes nous alertent sur les dangers pour notre production nationale d’électricité : production intermittente conduisant à des importations et une perte d’indépendance, risques de black-out majeurs, avec un bilan carbone de l’éolien (construction, exploitation, démantèlement) loin d’être positif.

Alors pourquoi ce projet de ’’ grande ampleur ‘’ devant nos côtes de la Charente-Maritime annoncé par le premier ministre ? Il faut le dire clairement c’est avant tout le fruit de manoeuvres et préoccupations politiques. Annonce par un Gouvernement qui n’ose pas s’opposer aux diktats bruxellois de la commission Européenne de l’énergie. Annonce par un Gouvernement qui, en période préélectorale, est soucieux d’amadouer quelques ministres, des élus, courants, ou partis adeptes d’une certaine écologie politique, plus dogmatique que réfléchie. Et disons-le aussi avec le support de certains élus charentais, peu courageux, qui préfèrent voir les éoliennes en mer plutôt que dans leur circonscription.

La mer doit-elle être la poubelle des projets dont on ne veut plus à terre ?

Devons-nous accepter le diktat sur l’énergie de Bruxelles relayé par le premier ministre ? Avec les milliards de ce projet pharaonique le Département de la Charente-Maritime, la Région Nouvelle-Aquitaine ne seraient-ils pas capables de faire beaucoup mieux en développant dans le respect de l’environnement de nombreux projets plus efficaces pour lutter contre les gaz à effet de serre : bâtiments à énergie positive, traitement des déchets, transport doux, géothermie, agriculture verte… ? Avec de plus des retombées économiques locales beaucoup plus importantes.

A chacun de s’informer sur ce projet, sur le business de l’éolien marin, d’interroger avant les prochaines élections régionales et départementales les candidats à celles-ci.

L’ASSIP

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Vos réactions

  • pascaline17
    Publié le 7 mai 2021

    De tout cœur avec le collecrif Nemo. Re avenir n’argumente pas.
    Contre le projet d’éoliennes qui n’est qu’un projet politique.
    Tout détruire au nom de l’écologie et du réchauffement climatique est une imposture.

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  • Chantal Bourry
    Publié le 11 mai 2021

    Bonjour,
    Comme les deux précédentes, cette lettre ouverte s’avère très excessive et comporte nombre de contrevérités. Reprenons point par point :

    PHASE DE CONSTRUCTION DES PARCS
    Toutes fondations (immeubles, commerces, autoroutes, parkings…) artificialisent les sols. En mer, les impacts des fondations des éoliennes sont dérisoires par rapport à ceux occasionnés par les chalutages, qu’il devient urgent de réduire. Par ailleurs, les socles de béton peuvent servir de récifs.
    Concernant la « sismicité problématique » et le bruit qui seraient dus à l’enfoncement des pieux, il existe aujourd’hui diverses solutions pour préserver l’environnement, notamment : réduction à la source par mise en place d’amortisseur entre le marteau et le pieu, mise en place de rideaux de bulles, isolation de l’atelier par une double paroi. Ces techniques permettent de réduire fortement l’impact sur l’environnement lors des travaux.

    PHASE D’EXPLOITATION DES PARCS
    L’implantation des éoliennes pourraient avoir un effet bénéfique sur la ligne de côte en « cassant » les fortes houles.
    Les lieux d’implantation des éoliennes pourront jouer sur l’apport des sédiments en provenance de l’estuaire de la Gironde. Rappelons à ce propos que les tambours filtrants (15 mètres de diamètre) des systèmes de pompage de la centrale nucléaire du Blayais impactent sur la faune marine, détruisant 300 à 400 tonnes par an d’organismes aquatiques.
    Pêche – Plus de 1000 mètres sépareront les éoliennes les uns des autres, des couloirs de pêche sont prévus en concertation avec les pêcheurs.
    Les incendies et les bris de pales sont très rares, aucun blessé n’est à déplorer.
    Il n’y a pas spécialement de fuites d’huiles concernant les éoliennes.
    Bilan CO2 – En 2015, l’Ademe a calculé les émissions de GES d’une éolienne offshore sur l’ensemble de son cycle de vie. Un kWh produit par une éolienne offshore émet 14,8 g CO2eq. À comparer aux émissions du mix électrique français, largement nucléarisé, estimées à 79 g CO2eq.
    Pour protéger l’acier de la corrosion, au lieu d’anodes sacrificielles, on peut utiliser la technique du courant imposé ; laquelle n’émet ni zinc, ni aluminium.
    Vibrations et infrasons relèvent de la fake news. Il n’a pas été constaté de fuites de poissons des parcs éoliens, au contraire. Les zones proches des machines peuvent servir de réserves à poissons.
    Lignes électriques – Le réseau de transport d’électricité (RTE) a plus de 106 000 km de lignes de haute et très haute tension en France. La plupart sont aériennes, près de 7000 km sont enterrées. Pourquoi les lignes reliant les éoliennes seraient-elles plus néfastes que les autres ?

    PHASE DE DÉMANTÈLEMENT ET DÉCHETS
    La durée de vie est garantie 25 ans, et elle peut être prolongée. Contrairement au nucléaire (démantèlement très problématique, gestion des déchets sur des milliers d’années présentant des risques sur toute la durée de stockage), le démantèlement des éoliennes est simple et le taux de recyclage des pieux en acier est de 100%. L’attributaire de l’appel d’offres doit constituer des garanties financières permettant, en fin de vie de l’éolienne, d’enlever les structures du domaine public maritime.
    Métaux rares – Il est tout à fait possible de concevoir des éoliennes offshore sans terres rares, c’est une question de choix technologique. L’industrie éolienne consacre d’importants investissements dans la recherche et développement pour diminuer voire supprimer la dépendance aux terres rares. La flambée de leurs prix encourage les constructeurs à se tourner vers des alternatives.

    En conclusion, loin d’être des lettres prétendument « informatives » sur l’éolien, les écrits du collectif Nemo publiés dans Ré à la Hune visent à formater les esprits contre cette source d’énergie renouvelable particulièrement abondante ici. Ils visent à effrayer les populations, tandis que ce parc éolien au large de l’île serait une chance pour ses habitants.

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  • Jpm
    Publié le 11 mai 2021

    Soutien total au collectif Nemo. Merci pour cet article clair et précis.

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  • Horizon libre
    Publié le 11 mai 2021

    Bel article. Il est cependant dommage que le collectif NEMO soit atteint du syndrome de Nimby. « pas dans mon arrière-cour » mais celle de mon voisin.
    « LE COLLECTIF NEMO PRÉCISE BIEN QU’IL N’EST PAS OPPOSÉ AUX ÉNERGIES ÉOLIENNES, À CONDITION QUE LES PROJETS NE SOIENT PAS SITUÉS EN PLEINES ZONE NATURA 2000 ET AIRES MARINES PROTÉGÉES ».
    Pourtant tous les arguments avancés sont duplicables sur tous les sites prévus.
    NEMO est comme E Macron qui est favorable aux projets éoliens en mer partout le long du littoral sauf face au Touquet.
    E Macron fait sauter son projet devant chez lui et en même temps signe la loi de moralisation de la vie politique.
    https://www.youtube.com/watch?time_continue=24&v=6U8bGKfNEMQ
    Il fait en sorte que sur le document de façade Manche-Est entre Cherbourg- Dunkerque prévoyant les nouveaux projets, sa zone soit exclue. C’est la seule, avec celle du Mt St Michel.
    En même temps, il signe la PPE qui prévoit de couvrir le littoral d’éoliennes, sans hésiter à détruire 14 000 emplois de la filière pêche, à polluer la mer et le milieu halieutique, à détruire des espèces protégées et les oiseaux migrateurs. Mais l’objectif caché du gouvernement se résume davantage à des magouilles clientélismes pour récupérer les voix électorales des ONG et partis politiques Vert, qui eux n’ont pour seul but de détruire le nucléaire, et l’entreprise EDF.
    Pour être élu, F Hollande a négocié avec eux la promesse de réduire la part nucléaire à 50% et de fermer Fessenheim. E Macron l’a concrétisé. Il n’a pas de scrupule à défigurer tout le littoral d’une ceinture de fer industrielle plus haute que la tour Montparnasse, visible dans un rayon d’au moins 60 km, sauf au Touquet, par simple ambition.

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  • alain le vilain
    Publié le 11 mai 2021

    Ré Avenir tronque le débat en faisant culpabiliser les citoyens « coupables de s’opposer au pseudo progrès – sans doute les opposants sont-ils des amish ? – Après le tout nucléaire dont on connaît aujourd’hui les conséquences ruineuses en matière de démantèlement et de retraitement des déchets, voici les tenants du gigantisme « tout éolien ». Sans parler du « tout panneaux photovoltaiques » que l’on veut implanter partout sur des terres alors qu’il serait plus simple et raisonnable de couvrir tous les bâtiments industriels. Tout interlocuteur qui émet des solutions alternatives voit ses arguments balayés par des élus bien faibles face aux groupes industriels et financiers.

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  • sylvie 37
    Publié le 11 mai 2021

    Ce projet dévastateur ne doit pas aboutir, non seulement pour l’environnement des côtes touristiques, mais surtout parce que le béton ne doit pas venir envahir l’océan, on sait que les dégâts sont irréversibles et qu’en plus il faudra remettre ça tout les 20 ans. Les oiseaux en feront aussi les frais et avec la destruction des fonds marins, je ne pense pas que cela soit bien en adéquation avec un programme écologique. Le cout du projet compte tenu du renouvellement du parc tous les 20 ans ne doit pas être si rentable pour la production d’énergie, chercher à qui profite ce crime contre la planète …
    Le collectif Nemo devrait demander l’appuie de la navigatrice Maud Fontenay qui a fait de la préservation des océans son cheval de bataille.

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  • églantine
    Publié le 2 septembre 2021

    il faut considérer le problème (à multiplier par 10000 installation prévue en FRANCE ! ) du recyclage difficile de ces pales monstrueuses en matériaux composites lors du démantèlement futur : La destruction des pales pose le problème des composants les plus dangereux qui ont les risques chimiques des matériaux composites, et on peut penser que beaucoup resteront enfouies comme c’est déjà le cas ! : https://www.officiel-prevention.com/dossier/protections-collectives-organisation-ergonomie/risque-chimique-2/la-prevention-des-risques-professionnels-des-materiaux-composites

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