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- La Tête dans les nuages : 4 ans d'existence
La classe spécialisée de Saint-Martin prouve sa valeur ajoutée
Les trois mamans qui ont fondé en 2011 la Tête dans les Nuages n’ont pas le temps de se perdre dans les rêveries. Pour pouvoir apprendre et être scolarisé, il faut entretenir un rapport de confiance au langage, à l’autre, à son propre corps, à l’espace et au temps. Certains élèves manifestent une lenteur répétée pour organiser leurs pensées, communiquer ou prendre une décision. Véronique Bonnaud, Séverine Bonin et Stéphanie Taconet sont les mamans d’enfants qui présentent une déficience mentale légère. Juliette, Titouan et Lilou, souffrent d’altération de leurs fonctions cognitives et-ou de troubles spécifiques du langage. De ce fait, ils ont manifesté tôt, un retard des apprentissages incompatible avec la poursuite du cursus scolaire « classique ». Toutes trois décident de créer l’association « La tête dans les nuages » pour rompre l’isolement qui caractérise le parcours des parents d’enfants différents. Accompagner un enfant inadapté aux modèles de la société est un chemin jalonné d’obstacles, et c’est spontanément qu’elles ont uni leurs forces, pour favoriser l’émergence d’un lieu d’échanges et de soutien sur l’île de Ré.
« La Clis (classe d’intégration scolaire) de Saint-Martin ayant fermé en 2010, expliquent Véronique Bonnaud et Stéphanie Taconet (les Présidentes), la nécessité de proposer une solution alternative sur notre territoire, grâce à un établissement dédié s’est vite imposée ».
Un projet pédagogique structuré qui donne des résultats
Plébiscité par les parents, ce projet éducatif a rapidement reçu le soutien des institutionnels (Ségolène Royal, le Conseil régional, la Communauté de Communes, les mairies rétaises et de nombreuses associations ont apporté leur concours au lancement du projet). Le 12 novembre 2012, « La tête dans les Nuages » ouvre une classe spécialisée privée et gratuite, dans les locaux de la Maison de l’Enfance, mise à disposition par la mairie de Saint-Martin. Stéphanie Labbé-Riou, quitte spécialement Mayotte, où elle enseigne auprès d’enfants autistes, pour participer à l’aventure et accueillir ses trois premiers élèves. Ils sont cinq aujourd’hui, et de nouveaux dossiers sont en attente pour la rentrée prochaine. Stéphanie suit le programme de l’Education Nationale selon le rythme et les compétences de chacun, et grâce à des modèles pédagogiques appropriés. La prise en compte des particularités des élèves se fait par l’élaboration de projets individualisés. Les trois années de recul permettent à présent à l’équipe, de mesurer les progrès accomplis par les élèves et de s’en réjouir.
Assemblée Générale le 11 mai
Grâce à la tenue de compte rigoureuse de Séverine Bonin (la trésorière), l’école présentera un bilan financier à l’équilibre et un bilan moral positif. La séance s’annonce donc sereine et sera l’occasion de faire un point sur les outils pédagogiques mis en place tout au long de l’année. L’association s’est d’ailleurs dotée cette année d’un Comité Médical, qui vient légitimer et appuyer la volonté éducative de cette classe « différente ». Reste à gagner la reconnaissance de l’Education Nationale, encore réticente à officialiser le bien fondé de l’institut. En effet, l’école pourrait sortir du statut « hors contrat » en 2017 et bénéficier de l’appui de l’Académie.
Pour contacter ou adhérer à “La tête dans les nuages” : tetedanslesnuages@aol.fr
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