Culture

Littérature

Les chatophiles. Rencontre autour de La vie plus un chat de Chantal Detcherry

Le chat, professeur de vie, à la bibliothèque Saint-Martin de Ré

Les chatophiles
Publié le 22/12/2015

A l ‘heure où tous les chats sont gris, qui peut mobiliser autour de soi quelques rhétais philosophes un vendredi soir de décembre pour discuter de sa personnalité mystérieuse, intelligence, fine, libre ? Le Radeau de la Méduse, animé par Sigrid Gloanec et membre des Anges rebelles, et Michèle Rotbarti de l’Île aux chats, qui nourrit et fait stériliser et si possible adopter les chats errants de Saint-Martin de Ré, s’étaient trouvé un havre, grâce à Catherine Pichot, à la bibliothèque martinaise, vendredi 18 septembre, à l’heure du shabbat.

Mais il n’était pas question du rabbin, mais de son chat ! Ou plutôt de Chantal Detcherry, écrivain bordelaise, et de son livre « La vie plus un chat » : histoire d’amour entre une femme et un chat unique à ses yeux. Sigrid Gloanec l’a dit : ce livre a été adoré par les lecteurs à qui elle l’a vendu cet été, lui donnant l’idée de cette invitation, quand Michèle Rotbarti la félicitait d’avoir eu « le courage d’écrire cette déclaration d’amour ». Une rencontre qui avait aussi quelque chose du groupe de paroles, tant la présentation par l’auteur de son livre et surtout de son histoire d’amour avec Petit gris, Nuage ou Pondichéry, selon les besoins de la cause, s’est tissée des observations et réflexions de l’assistance choisie, venue l’écouter.

Un lecteur conquis de la vie plus un chat (C Detcherry)

Un lecteur conquis

Des preuves ? Ce sont pas moins que Platon, Épicure Montaigne, Heidegger (critiqué), La Fontaine, Nicolas Bouvier, Matthieu Ricard, Jean-Christophe Bailly qui furent convoqués par les intervenants pour rendre compte de leurs « chatteries ». Quelques citations glanées dans la soirée et qui donneront peut-être à certains l’envie d’en adopter un : « aimer un chat, c’est aimer un être libre », car cet « anarchiste en pantoufles » n’a pas de maître. Il est un « être de silence ». Ce qui en fait un bon compagnon de l’écrivain. Ou de l’artiste, en général, puisque l’on prête à Giacometti ou à Brassens, cette phrase : « entre un Rembrandt ou un chat, je choisis le chat ». Et pourquoi tout cela ? Parce que, c’est Chantal Detcherry qui le disait, « une des qualités essentielles du chat, c’est qu’il est poétique. Vivre avec un chat, c’est ajouter de la poésie dans sa vie ». Il est à la fois, selon elle, « guetteur » et « épicurien ». Guetteur, car il se sait vulnérable et doit se protéger, autant que par ce qu’il est curieux, intéressé par tout ce qui se passe. Épicurien, car « il sait exactement ce qui est bien pour lui à chaque instant ». En quoi, il nous montre, disait-elle, ce que nous devrions faire. Une sorte de « professeur de vie ».

On le voit, écrivain et lecteurs miaulaient à l’unisson, bien que ce ne fut pas la pleine lune !

 

Chantal Detcherry, La vie plus un chat, Editions Passiflore

 

A St Martin, Chantal Detcherry parle de son livre La vie plus un chat

Chantal Detcherry pendant sa présentation

 

Jean-Baptiste Le Proux

Réagir à cet article

Je souhaite réagir à cet article

* Champs obligatoires