Vie politique

Voeux à la Hune

Cérémonies des voeux des dix Maires

© Nathalie Vauchez
Publié le 22/01/2020

Ré à la Hune a assisté aux voeux du président de la CdC et à ceux des dix Maires de l’île de Ré. Nous présentons l’essentiel des discours, en mettant l’accent sur les réalisations 2019 et les projets 2020.

 

LIONEL QUILLET – LOIX

Loix, un petit village atypique… et dynamique

Une centaine d’habitants sur les sept-cents que compte la presqu’île de Loix est venue écouter le Maire, Lionel Quillet, exposer la recette d’une réussite reposant sur les piliers du social, de l’économique et du cadre de vie.

Pourquoi ce petit « village au bout de tout et au bout de rien » a vu sa population progresser de 20 % en vingt ans, avec 147 habitants de moins de trente ans et 119 de plus de 75 ans ?

« Des projets de logements à la dentelle »

La politique du logement, avec quarante logements à loyers modérés, dont vingt-quatre sociaux et quatorze communaux, a permis de fixer sur la commune soixante-deux adultes et quarante-deux enfants. 14% de la population permanente habite un logement social ou communal.

Une maison partagée a été récemment votée en conseil municipal, pour répondre à des besoins de logements fréquents : elle comprendra huit hébergements temporaires (4 chambres, 2 studettes, 2 T2, l’ensemble étant modulable et évolutif vers des T3) et des espaces communs (cuisine, salle à manger, buanderie, jardin, location vélo…) et sera livrée début 2021. « Il faut diversifier l’offre d’hébergements, on n’aura plus de grands projets sur des terrains de plusieurs millions d’euros, on doit travailler sur des projets à la dentelle », les besoins sont sans cesse renouvelés avec une rotation des logements sociaux inférieure à 2 %.

L’économie loidaise permanente est extrêmement dynamique avec quatorze activités en centre-bourg et une centaine au village artisanal. La mise en place de la fibre optique courant 2020 entraînera progressivement l’arrivée de nouveaux résidents permanents.

Une ambiance de village unique

Le cadre de vie « est ce qui est le plus difficile à préserver : comment l’esprit du village se développe, tous les maires le vivent. L’ambiance de village résulte de l’alchimie entre des individualités et des associations, proposant un large choix d’activités. La moitié du village adhère à des associations, le complexe sportif abrite tennis, yoga, pilates, danse, squash et reste ouvert jusqu’à 23 heures, le boulodrome couvert sera bientôt livré. Sans oublier la première école de voltige agréée de France avec Ardévac. »

Avec 86% du territoire non construit et la politique de préemption du Conservatoire du Littoral et du Département grâce à l’écotaxe, des activités primaires diversifiées, les paysages contribuent à la qualité de ce cadre de vie.

Investir pour générer des recettes propres

La politique budgétaire menée depuis vingt ans sous-tend ce dynamisme communal. Si la fiscalité représente 670 K€, les recettes propres, composées de loyers et redevances, s’élèvent à 550 K€, les droits de mutation et taxes d’aménagement 370 K€ et les dotations et subventions 210 K€. Depuis 2011, le conseil municipal n’a voté aucune augmentation d’impôts. Ainsi, grâce aux investissements les revenus propres de la commune permettent de maintenir le niveau des recettes, sans avoir recours à la fiscalité, dans un contexte de baisse de la DGF versée par l’État. Pour autant, « la commune reste endettée raisonnablement ».

Et puis, rien n’est possible sans la CdC et le Département, deux collectivités que le Maire de Loix connaît bien, en étant respectivement président et vice-président. Le PAPI, qui permettra de faire face à des évènements de type Xynthia + 20 cm, et le PLUi, document d’urbanisme très contraignant, « ont nécessité un travail d’enfer. »

« Ce village doit vivre, j’en suis juste le chef d’orchestre » a conclu le Maire.

Nathalie Vauchez

 

JEAN-PIERRE GAILLARD – LE BOIS-PLAGE

« La positive attitude » au Bois-Plage

Pas question de céder à la morosité pour Jean-Pierre Gaillard qui proposait « d’évacuer tout ce qui est anxiogène ». Le Maire a préféré se concentrer sur la qualité de vie de la commune, qu’il s’est félicité de laisser comme d’habitude dotée d’un budget sain.

L’affaire n’était pas gagnée pour l’élu qui d’emblée avouait qu’il serait difficile de rebondir sur l’enthousiasme, après le discours aux portes du désespoir d’un Olivier Falorni courroucé de tant de « menaces, violences, fracturations… ».

C’est donc en convoquant « la positive attitude » que Jean-Pierre Gaillard s’est lancé dans le rappel des atouts du village. Ses agriculteurs, ses associations qui créent du lien utile, le dynamisme de ses commerçants et la présence d’un groupe médical enrichi de plusieurs spécialistes, entre autres… Il fut question ensuite de passer en revue les réalisations 2019, dont une large part concerne des aménagements du territoire harmonieux, avec 82 demandes de permis de construire instruites et 143 ventes de maisons ou terrains, sans rogner sur les espaces naturels ni les terres agricoles. Une enveloppe de deux millions d’euros (soit un tiers du budget de l’année) a par ailleurs été consacrée à des réfections nécessaires parmi lesquelles la toiture du Belvédère. Dans l’élan, la rénovation du sol de la poissonnerie de la Halle, l’entretien du terrain de foot, l’ajustement des trottoirs des rues de la Glacière et Charles de Gaulle sont à l’oeuvre en ce premier trimestre.

Assurément satisfait et serein, Jean- Pierre Gaillard a conclu en remerciant les élus et collègues « pour leur implication, leur soutien et leur bienveillance jusqu’aux derniers mois », les agents municipaux, la Communauté de communes « et plus particulièrement Lionel avec qui j’ai plaisir à travailler depuis douze ans ».

Marie-Victoire Vergnaud

Le Maire a trouvé l’occasion samedi 4 janvier de montrer qu’il ne lâchait pas la barre : « 22 mariages et 22 naissances ! Il faudra ouvrir une nouvelle section maternelle en 2022 ».

PATRICE RAFFARIN – RIVEDOUX-PLAGE

Émotion à Rivedoux-Plage

« Avec le mot MAIRE, on peut écrire AIMER…C’est avec ce verbe que je vous annonce officiellement ma candidature avec neuf de mes conseillers actuels »

Pour sa quinzième présentation des voeux à ses administrés, Patrice Raffarin avait orchestré une célébration courte mais non moins intense. Il semble du reste qu’Olivier Falorni qui ouvrait le bal en cette matinée du 5 janvier ait été enjoint de respecter la consigne, délaissant le prolixe appel à la vigilance générale de la veille au Bois, pour se contenter de souhaiter au public une note de 20 sur 20 en 2020.

Lionel Quillet qui lui succédait au micro a commencé par saluer le travail des conseillers municipaux pour leurs réalisations à Rivedoux, une commune où « il y a tout, y compris la proximité avec La Rochelle ». Puis rassurant, il a souligné que le différend sur le PLUi quant au souhait du maire d’aménager la zone des Bragauds, n’entamait en rien le plaisir de travailler ensemble. « C’est la vie d’une Communauté de Communes ».

En prenant la parole à son tour, Patrice Raffarin annonçait une cérémonie teintée d’émotion, avec en clôture un hommage à la carrière de Catherine Bouyer* qui après 42 années de dévouement à la commune en tant que Directrice générale des Services, a fait valoir ses droits à la retraite.

« Dire ce que l’on fait et faire ce que l’on a dit », telle doit être la devise d’une équipe municipale

Et nombreux sont les projets qui sont encore à l’oeuvre pour répondre à la nouvelle réalité du village le plus proche du continent. Des aménagements d’envergure qui auront justifié de lourds investissements (2,8 millions d’€ ) , maîtrisés toutefois puisqu’une diminution de 42% de l’endettement est enregistrée par rapport au début du mandat du maire.

Le remodelage du quartier du Château (trente-six logements à loyers modérés et une dizaine de terrains ouverts à la construction devraient y voir le jour) et la création du complexe sportif et de loisirs des Tamaris s’inscriront sans nul doute dans les belles réalisations portées par la persévérance des membres du conseil. Des membres qui furent tous chaleureusement remerciés, « avec une attention particulière pour ceux qui partent » ajoutait Patrice Raffarin avant de conclure « Je suis fier d’être votre maire ».

Marie-Victoire Vergnaud

*Lire notre portrait dans Ré à la Hune 201 et sur www.realahune.fr

Tous les élus ont été invités à monter sur scène pour applaudir le parcours de Catherine Bouyer qui depuis 1978 a soutenu les actions de cinq maires.

LEON GENDRE – LA FLOTTE

La Flotte : Léon Gendre, le Maire qui « voyait haut et loin »

Cette traditionnelle cérémonie des voeux aux Flottais avait une connotation unique en ce 5 janvier 2020 puisqu’il s’agissait de la dernière pour Léon Gendre, qui a confirmé qu’il ne briguera pas un 8ème mandat mais restera très impliqué dans la vie locale.

Les Flottais et Rétais s’étaient déplacés en nombre et parmi les officiels présents, on notait au premier rang, la présence de Lionel Quillet, Président de la Communauté de Communes de l’île de Ré, signe d’une volonté de saluer le travail accompli pour La Flotte et l’île de Ré.

Un hommage appuyé

A l’issue du concert donné par l’Harmonie Municipale dirigée par Bernard Perrain et d’un solo de la chanteuse flottaise Sophie Laze, c’est tout d’abord le député Olivier Falorni qui a pris la parole. Pendant près d’un quart d’heure, il a souligné son attachement à participer à cette traditionnelle cérémonie depuis huit ans et évoqué, en fil rouge de son intervention, le caractère spécial de cette cérémonie qu’il se prenait à comparer à un jubilé : celui de Léon Gendre. En effet, après plus de quarante ans de mandat comme dans l’Egypte Antique, Léon pouvait être assimilé à un pharaon… Cependant, pas de pyramide ni de sphinx à l’horizon de La Flotte… Le député continua d’utiliser cette métaphore pour dépeindre le Maire et d’indiquer qu’il n’avait pas toujours la placidité du sphinx mais que comme lui il voyait haut et loin ! « Malgré un refus du politiquement correct, de la langue de bois, d’une forme de diplomatie, d’un certain franc parler et au terme d’une carrière qui n’a jamais fait consensus (…) toute femme ou tout homme de bonne foi doit reconnaître que vous avez été un bon maire pour votre commune avec une vision forte pour l’île de Ré. C’est cela votre force. » Et de conclure avec une citation du Général de Gaulle, homme de référence pour Léon Gendre : « On ne fait rien sans de grands hommes… et ces grands hommes le sont parce qu’ils l’ont voulu. Vous avez toujours voulu voir les choses en grand et vous avez réussi. Monsieur Gendre, vous êtes un Grand. »

En l’absence du 1er adjoint… Patrick Salez, porte-parole du conseil municipal

Les élus du Conseil municipal ont alors investi la scène pour présenter à leur tour leurs voeux à l’ensemble des Flottais présents. Après une courte allocution, Marie-Thérèse Epaud, adjointe en charge des Affaires Sociales a laissé exceptionnellement la parole à Patrick Salez, conseiller municipal délégué à la gestion des espaces naturels et agricoles pour commenter le bilan des réalisations de l’année écoulée. Mais ce dernier a préféré, plutôt que de s’attarder sur les actions 2019, revenir avec son regard d’aménageur du territoire (c’est son métier) sur le parcours du maire et les grands chantiers initiés. Il a illustré ses propos au travers de trois personnages qui constituent les postes clé nécessaires à la bonne gouvernance d’un territoire : un prophète, un maçon et un pompier démontrant que Léon Gendre avait été les trois tout à la fois.

Puis ce fut au tour de Christian Perrain, l’un des premiers adjoints de Léon Gendre et également un ami très proche, de s’exprimer. Il est revenu sur le parcours hors norme de cet ami de toujours, les dates clés de ces années vouées à réaliser le meilleur pour la commune de La Flotte mais aussi ses traits de caractère comme la susceptibilité, l’absence de compromission… le tout ponctué de nombreuses notes humoristiques qui ont déclenché de vrais fous rires dans la salle.

Mention spéciale à Jacqueline Gendre : derrière chaque grand homme se cache une femme

Ella a été chaleureusement remerciée par tous ceux qui se sont succédé à la tribune pour son soutien à Léon Gendre. Sans elle, il n’aurait pas pu accomplir ce qu’il a réalisé pour cette commune l’affirment tous ceux qui les connaissent bien. Rappelons que sans son épouse flottaise, il n’était qu’un émigré maritais ! Puis Jacqueline a également pris la parole. Plutôt à l’aise et de manière « cool », interpellant son époux malicieusement à plusieurs reprises pour qu’il valide ses propos et l’écoute à son tour, elle était aussi un peu la star ce dimanche 5 janvier. Elle l’a enjoint à “saluer tous les Flottais dans la rue”, une façon explicite de lui demander de ne pas prendre parti dans la campagne électorale des municipales, déjà présente dans tous les esprits… et lors de cette cérémonie des voeux.

Un maire qui ne se sera jamais autant confondu avec sa commune

Alors que deux mois et demi le séparent de la fin de son mandat, Léon Gendre a bien évidemment évoqué, ce que tout un chacun attendait : qu’allait-il retenir de ces quarante-trois années au service de la commune de La Flotte ? Juste avant cela et comme il le fait chaque année lors de cette cérémonie, il a donné sa vision de l’année écoulée au niveau national revenant sur les grands événements qui ont marqué l’actualité comme les Gilets jaunes, les problèmes liés au pouvoir d’achat ainsi que le projet de réforme des retraites. Il a alors partagé ce que lui inspire une telle situation en résumant ainsi : en dehors du travail et de la rigueur, point de salut. A 83 ans, après soixante-dix ans de travail et soixante ans de vie politique, il a eu largement le temps de porter un jugement sur la société. Puis il s’est attardé sur l’île de Ré et plus particulièrement sur la Flotte et les grands chantiers de 2019 : PLUi acté, construction des logements sociaux de la Maladrerie dont la dernière tranche des onze logements s’achèvera en juin 2020, les deux salles de sport de l’Espace Bel Air inaugurées et en fonctionnement depuis septembre, les travaux de rénovation de la commune qui continuent, ruelles, Cours Chauffour, la restauration de l’immeuble des Filles de la Sagesse qui sera divisé en quatre appartements à usage de logement social et l’ouverture d’un commerce de parapharmacie… pour en arriver enfin à avoir son « point de vue » sur ces années à la tête de La Flotte qui se terminent.

Léon Gendre et sa passion pour la mairie de La Flotte l’ont vraisemblablement sauvé…

Concernant son bilan de maire au terme de son parcours, Léon Gendre a vivement remercié les Flottais pour la confiance qu’ils lui ont accordée à sept reprises et leur adhésion à sa politique et sa vision économique, environnementale et sociale. Saluant et remerciant au passage ses deux fidèles premiers adjoints : Christian Perrain et Marc Tivenin, et en occultant Jean-Paul Héraudeau, son premier- adjoint durant deux mandats de 1995 à 2008 ainsi que Roger Zélie. Il s’est attardé ensuite sur les pires moments de sa mandature et là encore il a égratigné ses adversaires politiques, campagne des prochaines élections municipales oblige…, en adressant un tacle à l’encontre de son principal opposant, absent lors de cette soirée mais bien présent dans la pensée de Léon Gendre… en l’accusant de trahison à son égard lors de son mandat de 2008. Puis il s’est confié sur le cancer qui l’a frappé en 2014 alors qu’il entamait son septième mandat… et sur sa guérison grâce à la méditation et à l’homéopathie dans un centre spécialisé au Brésil. Il a d’ailleurs annoncé qu’il profitera de son futur temps libre pour donner quelques conférences sur le thème des guérisons spirituelles. Et de terminer en avouant que sa mission, la confiance des Flottais et son dévouement à sa tâche l’avaient sûrement sauvé du pire…

A l’avenir je serai la vigie… je ne disparais pas !

Son voeu le plus cher une fois qu’il sera parti : que la politique qu’il a menée depuis 43 ans, soit poursuivie par celles et ceux qui l’ont « soutenu depuis tout ce temps, et particulièrement ces six dernières années où sa majorité de dix-sept élus s’est montrée compétente et solidaire ». A bon entendeur…

Et il ne sera jamais très loin… pour veiller aux moindres dérives grâce à son appartenance à de nombreuses associations et différents mandats dont celui de la Commission départementale des sites…

Florence Sabourin

© Nathalie Vauchez

 

PATRICK RAYTON – LA COUARDE-SUR-MER

Patrick Rayton a ouvert le bal… des voeux 2020

Traditions de la cérémonie couardaise, l’ouverture en fanfare avec la Banda’Loups, l’atmosphère bon enfant et une salle des associations pleine, si bien que M. le Maire n’a guère de place et va lui-même chercher son pupitre. Au premier rang, les élus des autres communes sont fidèles au rendez-vous. La semaine des voeux 2020 démarre et elle sera un peu particulière cette année, élections municipales obligent.

Une certaine émotion

Remerciant de leur présence Patricia Friou, suppléante d’Olivier Falorni représentant le député, Lionel Quillet, maires, conseillers municipaux, associations et habitants, Patrick Rayton ouvre la cérémonie en avouant son émotion, avant de souhaiter à l’assistance que 2020 soit l’année « de la douceur, de l’apaisement, de la relance, de l’espoir et de l’optimisme ». Évoquant rapidement la situation générale du pays, le Maire de La Couarde appelle à « garder le cap, croire en l’avenir et continuer à rêver ». Autant de pensées positives bienvenues dans un monde perturbé.

Pour préparer ces voeux qui se doivent d’être seulement « informatifs et factuels », Patrick Rayton a relu son tout premier discours de voeux. « C’était il y a onze ans », précise-t-il. Et de ce discours il se rappelle surtout son souhait d’alors, celui de pouvoir dire « j’ai fait quelque chose pour La Couarde ».

Hommage appuyé aux élus locaux

Cette cérémonie restreinte est une belle occasion d’évoquer sa fonction. Le Maire, c’est celui qui tient « le rôle de chef d’orchestre, doit proposer, écouter, analyser, convaincre et finalement décider. » Mais que serait-un chef d’orchestre sans… orchestre. Celui d’un Maire, c’est bien sûr l’équipe municipale et Patrick Rayton se réjouit d’avoir travaillé avec la sienne dans « une cohésion forte ». S’ensuivent des remerciements à tous les Conseillers municipaux et Adjoints pour leur dévouement, ceux-ci ayant par ailleurs « comme tout le monde un travail, une famille et une vie privée. Je suis fier d’avoir été à leur tête » conclut le Maire.

Le centre village, « une préoccupation majeure »

Ce n’est pas que Patrick Rayton manque de projets mais il n’a pas le droit d’en parler. Alors il se contentera de ce qui est fait ou en cours. Il rappelle les différentes rénovations, logement de la Poste, sacristie ou encore toiture de la base nautique, le lancement de la réhabilitation de La Bascule et bien sûr le chantier de protection anti submersion.

Il évoque aussi les études en cours sur l’agrandissement du cimetière et le club house du tennis et annonce (avec satisfaction) qu’après des années de négociations, le dossier sur la création du bassin dédié aux eaux pluviales est quasi-finalisé.

Mais le gros dossier, c’est celui du centre-village et les portes closes des commerces, dont le café Les Mouettes. Pour ce dernier, M. le Maire a reçu les projets de dix repreneurs potentiels. Mais la liquidation judiciaire, complexe, n’en finit pas. L’équipe municipale a même étudié la possibilité d’un rachat par la commune. « Trop cher » expose M. le Maire, « d’autant que le propriétaire a ajouté un million d’euros sur son prix de vente initial ». Bonne nouvelle en revanche du côté de l’ancien local de la presse qui, divisé, accueillera prochainement deux nouveaux commerces. « Il faudra inventer des actions pour animer le centre village dès le printemps » ajoute-t-il.

Message d’avenir, Patrick Rayton rappellera aussi « la nécessité d’une forte implication des élus » assortie d’une « gestion rigoureuse », expliquant qu’il faut « vouloir le mieux pour avoir le bien et surtout ne rien regretter ». Deux mots concluront son intervention : « Soyez heureux ! ».

Délivrant le message du député absent, Patricia Friou rendra hommage à l’Île de de Ré qui sait « faire ensemble », avec une mention particulière pour les gendarmes et pompiers, avant de présenter ses voeux de « bonheur et de de sérénité ». Quant au Président de la CdC, il évoque les travaux de protection « un projet fondamental pour La Couarde », La Maline, dont la livraison est prévue pour Juin 2021 et le PLUi, dont il rappelle les enjeux. Pour finir, il remerciera Patrick Rayton pour son implication au sein de la CdC, saluant un élu « fiable et loyal ».

Pauline Leriche Rouard

Fin de cérémonie, Patrick Rayton et Lionel Quillet entourent le nouveau brigadier chef de la commune, fraîchement arrivé de Normandie

MICHEL AUCLAIR – LES PORTES-EN-RE

« Fier de mon mandat »

C’est un Michel Auclair ému qui s’est adressé aux nombreux Portingalais et Portingalaises venus assister à la cérémonie des voeux, le vendredi 10 janvier dernier. Le mandat du maire sortant, et non candidat à sa propre succession, a été salué par Lionel Quillet.

La traditionnelle cérémonie des voeux a revêtu un caractère particulier cette année pour le Maire des Portes-en-Ré, qui a choisi de ne pas se représenter dans la course aux municipales. Il a d’abord évoqué les réalisations qui auront marqué l’année 2019 : l’installation du médecin et des infirmiers dans un nouveau cabinet, l’obtention du permis de construire pour onze logements sociaux allée des Peuliers, « avec quelques difficultés pour lancer les opérations, puisque les entreprises sont peu nombreuses à souhaiter intervenir jusqu’aux Portes et pour seulement onze logements », le démarrage des travaux rue de Villeneuve ou encore l’achat d’une maison par la municipalité permettant d’augmenter le foncier communal.

Une adhésion tardive des conseillers municipaux

En ce qui concerne le bilan global de ses six années de mandature, Michel Auclair a évoqué l’adhésion de « certains de ses conseillers municipaux au bout de la deuxième voire troisième année pour l’acquisition de foncier bâti, notamment pour le cabinet médical ». Durant sa quatrième année de mandature et devant les difficultés liées à la gestion « assez légère » du camping municipal et au maintien des salariés, il a été décidé de passer l’établissement sous délégation de service public. Mais « là où les affaires se gâtent, c’est au cours de la cinquième année et à la perspective d’un nouveau mandat… ». L’édile a en effet expliqué « ne pas avoir pu finir sereinement ce mandat ». Mais Michel Auclair ne veut garder que les avancées réalisées sous sa mandature et a confié être fier de son mandat : « Pendant ces six années, j’ai mis toute mon énergie à votre service, j’ai essayé de rendre à cette commune tout ce qu’elle m’a donné depuis bientôt 75 ans, comme baigneur, comme vacancier, comme travailleur saisonnier, comme maire et, je l’espère, comme simple retraité ».

« La CdC m’a toujours soutenu »

Parmi les remerciements, adressés à ses adjoints, aux associations « grâce à qui le village reste animé à l’année mais qui ne peuvent malheureusement pas compter sur la relève », aux sapeurs-pompiers, aux services de police et de gendarmerie, le Maire s’est attardé sur le soutien dont il a toujours bénéficié de la part de la CdC de l’île de Ré. « J’ai pu leur confier mes difficultés et grâce à leurs encouragements, j’ai pu poursuivre ma tâche, dans des moments parfois difficiles ». Pour conclure son discours teinté d’émotions, Michel Auclair a appelé la future équipe municipale à « être vigilante sur le PPRN (Plan de prévention des risques naturels) et sur le PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal), qui est un outil indispensable ». « Mais l’association PPRN / PLUi représente un handicap pour le développement de notre si beau village ».

« L’essentiel pour Les Portes, c’est la digue »

Le président de la CdC Lionel Quillet a rappelé à l’assistance les grands principes du PLUi et a affirmé que « pour Les Portes, l’essentiel ce n’est pas le PLUi, c’est la digue. Cela va d’ailleurs se jouer en février, lors du grand oral devant le comité de Bassin, lorsque nous devrons convaincre de l’intérêt de construire une digue dans le Fier d’Ars ». Si le projet est accepté, les travaux seront lancés avec une réalisation possible à l’horizon 2021/2022. « La future équipe municipale aura alors sa digue ».

« Un maire honnête et intègre »

Lionel Quillet a également salué le travail mené par Michel Auclair. « Le mandat de maire est le plus beau des mandats, mais mon Dieu qu’il est dur d’être maire ! D’autant plus sur l’une des communes les plus complexes de l’île. Pour Michel, ce mandat a été dur. À partir du moment où l’on est honnête et intègre, on prend des coups. Il a tenu, il a été au bout… quand d’autres seraient partis ! Je le félicite, c’est un très beau mandat ».

Aurélie Cornec

© Aurélie Cornec – Salle des Fêtes comble pour la traditionnelle cérémonie des voeux aux Portes-en-Ré.

GILLES DUVAL – SAINT-CLEMENT DES BALEINES

« Un homme entier, entièrement dévoué à sa commune »

Nombreux étaient les Villageoises et Villageois à être venus assister, le 11 janvier dernier, aux derniers voeux de Gilles Duval en tant que maire de la commune de Saint-Clément-des-Baleines. Une cérémonie durant laquelle l’émotion était palpable, puisque l’édile a choisi de ne pas se représenter, après douze années à gérer la commune.

Gilles Duval a tout d’abord tenu à remercier toutes les associations de la commune « qui ont notamment permis un climat de festivités et un enrichissement de la vie sportive et intellectuelle du village ». Avec un ton dont lui seul a le secret, le Maire a également remercié les services de la mairie, la police municipale, la Poste, la directrice de l’école ainsi que ses conseillers et adjoints « car un maire ça ne fait pas grand chose, ce sont les autres qui bossent ! ».

2019, « une année morose pour Saint-Clément »

« 2019 a été une année morose pour Saint-Clément, car nous n’avons pas eu la possibilité de mettre en place le projet de logements sociaux aux Ouches, à cause du PLUi (Plan local d’urbanisme intercommunal) », a expliqué l’édile, avant d’ajouter que « Nous n’avons cependant pas perdu espoir pour celui du Moulin Rouge, mais il faudra que la future municipalité se batte avec vigueur ». En ce qui concerne la population du village, Gilles Duval a rappelé que « le dernier recensement fait état de 654 habitants, contre 628 en 2017. Mais nous n’avons eu que deux naissances l’an passé, c’est une catastrophe pour la démographie de Saint-Clément ». Pour 2020, l’actuel maire a affirmé vouloir faciliter le travail de la prochaine mandature. « Nous n’avons pas voté le budget mais nous le préparerons afin de faciliter le travail du prochain conseil municipal ». S’il n’a pas souhaité réaliser le bilan de ses deux mandatures en cette cérémonie de voeux, il a expliqué à l’assistance qu’une réunion informelle, réservée aux habitants de Saint-Clément, sera organisée après les élections. « Nous avons réalisé beaucoup de choses mais malheureusement pas de logements sociaux. Parler de douze ans de mandature serait trop long. J’inviterai les Villageoises et les Villageois à un grand ‘Au revoir’, lors d’une soirée privée et intimiste. Car nous avons beaucoup de choses à nous dire… ». Après avoir été chaleureusement applaudi, Gilles Duval a laissé la parole à Olivier Falorni, qui n’aurait « raté cette cérémonie pour rien au monde ».

« Un homme entier, passionné »

« Gilles est un homme entier, passionné, qui aime profondément son village et qui a été entièrement dévoué à sa commune. On ne peut qu’être admiratif », a résumé le député de la 1ère circonscription de la Charente-Maritime. Lionel Quillet, président de la Communauté de Communes de l’île de Ré, a quant à lui souligné « l’émotion qui a teinté ces voeux », puisque « ce sont les derniers de Gilles ». « Quels que soient les bilans, quels que soient les hommes, il ne faut pas oublier qu’être Maire c’est un mandat, et non un métier. Il a donné, tout comme le Maire des Portes a donné ». Le président de la CdC a ensuite prononcé quelques mots sur le PLUi et les projets à venir sur la commune : « Pour garder la vitalité sur Saint-Clément, nous avons le PLUi, que l’on a voté à 23 sur 26. […] Le projet du Phare quant à lui sera livré pour Pâques, tout comme le rond-point. Le très haut débit va par ailleurs bientôt arriver, ce qui est très important pour les habitants et pour les travailleurs », avant de conclure par un hommage au travail réalisé. « Je félicite le Maire et toute son équipe pour tout le travail qui a été fait, c’est du bon travail ».

Aurélie Cornec

© Aurélie Cornec – De gauche à droite : le Président de la CdC Lionel Quillet, le député Olivier Falorni et le maire Gilles Duval.

PATRICE DECHELETTE – SAINT-MARTIN DE RE

Saint-Martin, le meilleur reste à venir

Dernier week-end pour les voeux et l’agenda passe par Saint-Martin. Dans la Salle Vauban, l’ambiance est jazzy avec le Trio Casties. Le député Olivier Falorni est un peu en retard mais ce n’est pas grave. L’esprit n’est pas ici très soucieux de protocole.

« Le meilleur pour cette nouvelle décennie »

La pensée portant plus loin que la seule année 2020, voilà tout le mal que souhaite Patrice Déchelette à l’assistance, le meilleur aussi « pour tous ceux que vous aimez et le meilleur pour Saint-Martin ». Un discours de voeux qui sera bref. Ce qui n’empêche pas le Maire de lancer sous forme de boutade « Je n’ai pas le droit non plus de vous dire que je suis candidat aux élections municipales ». Voilà c’est fait.

De l’attractivité de Saint-Martin

Les voeux sont toujours une belle occasion de rappeler qu’il fait bon vivre à Saint-Martin, riche de ses infrastructures – cabinets d’analyse médicales et de radiologie, médecins et kinés – et de remercier hommes et femmes très impliqués : les services de la Mairie, avec un hommage appuyé à la Directrice des Services, « une pièce majeure », la dynamique équipe pédagogique de l’école mais aussi celle du Musée, force de propositions auprès des jeunes, du camping « très attractif », ainsi que associations et bénévoles. Patrice Déchelette fait « un clin d’oeil » à l’Embellie et salue pompiers, gendarmes et membres de la SNSM. Personne ne sera oublié.

Des motifs d’insatisfaction

Ils sont inévitables. Le Maire évoque « le risque avéré de voir disparaître la Trésorerie ». Citant une phrase entendue lors d’une réunion avec la Direction du Service des Finances, « il faut désintoxiquer l’usager de l’accueil au guichet », l’élu s’agace de cette « déshumanisation des services ». « 11% de la population française n’est pas équipée en informatique », poursuit-il, « et là-dessus, 19% renonce ». « Formidable, il nous faudra aller à Ferrières d’Aunis » conclut-il ironiquement.

Autre sujet qui fâche, la perte de la gestion du port. « Je ne reviendrai pas là-dessus ». Un brin désabusé, Patrice Déchelette déplore « ne pas avoir reçu de réponse » à ses multiples courriers.

Soyons positifs

Les bonnes nouvelles commencent par le commentaire élogieux de la Trésorerie sur la gestion : « Des résultats excellents qu’il convient de maintenir ». Concernant la vie de la commune, Patrice Déchelette se félicite des nombreux travaux aujourd’hui effectués en régie, le « petit entretien étant quelque chose de primordial », et se réjouit de l’inauguration récente de la nouvelle poste, offrant enfin l’accessibilité à tous, mais aussi de ce terrain de 4 000m² réservé du côté de la piscine pour y établir la nouvelle caserne des pompiers. Autre point de satisfaction, l’offre culturelle, avec « plus de 150 jours d’animations en 2019 », et des aides sociales ciblées. « Saint-Martin est un site exceptionnel. Merci de votre confiance » conclut-t-il.

Pour Olivier Falorni, « c’est toujours un plaisir de monter à la capitale ». Plus sérieusement, il ne cache pas sa satisfaction de « voir s’installer des familles sur Saint-Martin, dans des logements de qualité à des prix accessibles ».

Lionel Quillet l’affirme « Maire est le plus beau des mandats ». « C’est extraordinaire mais aussi difficile et frustrant » affirme-t-il avant d’appeler à applaudir les élus présents. Evoquant le port de Saint-Martin, il annonce deux à trois millions d’euros pour des travaux le concernant (quais, écluse, brise-lames et station de carburant), à venir en 2020 et surtout 2021.

Le Président de la CdC rend ensuite hommage au « très bon collège » se déclarant heureux de l’arrivée d’un Internat qui accueillera une cinquante d’enfants de l’Ile de Ré et du continent. Hommage également à la SNSM rétaise, en s’adressant directement à son Président Denis Chatin présent dans la salle, et réaffirmant son soutien en matière d’équipement et de matériel.

Inévitable enfin, le Tour de France pour lequel le 1er Vice-Président du Département informe avoir signé la veille, la restauration complète de la voirie du carrefour du Leclerc à celui des Campani. C’est sûr, 2020 fera date pour Saint-Martin.

Pauline Leriche Rouard

Pendant les discours, une année de vie martinaise défile sur grand écran.

GISELE VERGNON – SAINTE-MARIE-DE-RE

Gisèle Vergnon fait salle comble pour ses voeux aux Maritais

La cérémonie des voeux du maire de Sainte-Marie a eu lieu dimanche 5 janvier. L’occasion pour Gisèle Vergnon de faire un bilan des projets menés durant ses deux mandats passés. Et de dire son attachement aux Maritais en cette période électorale.

La traditionnelle cérémonie a fait salle comble dimanche 5 janvier, salle des Paradis. Gisèle Vergnon, maire de Sainte-Marie, a exprimé ses voeux à ses administrés sous le regard de quelques élus dont le président de la Communauté de communes, Lionel Quillet, et le député Olivier Falorni. Candidate à sa propre succession aux prochaines élections municipales, l’édile a indiqué vouloir rester « politiquement correcte ». Et de préférer dresser un bilan des projets initiés en 2019.

Les commerces, le coeur du village

Parmi ceux-ci, une large part a été consacrée aux commerces. Gisèle Vergnon a notamment rendu compte de l’avancée du marché couvert, place d’Antioche. Un projet réalisé « en concertation avec tous les commerçants », selon le Maire qui a rappelé la nature complémentaire de leurs activités. Face aux inquiétudes soulevées par les riverains quant à la nouvelle zone artisanale, l’élue a réitéré son engagement à « protéger leurs quartiers de toute nuisance visuelle et sonore ».

Parmi les actions menées en 2019, Gisèle Vergnon s’est aussi félicitée de la réhabilitation de la maison place de l’église. Réalisée en partenariat avec Habitat 17 et l’organisme de foncier solidaire Terra Noé, la construction des maisons du Fougerou permettra une location et une accession à coût maîtrisé.

Faciliter la vie des Maritais

Le Maire s’est également réjouit de la concrétisation du projet d’irrigation des terres propices au maraîchage depuis les eaux traitées du bassin de La Flotte. « Nous ne pouvons pas tout attendre de la Communauté de Communes », a-t-elle commenté « il nous faut aussi savoir à deux, voire trois villages, s’engager ensemble pour des projets structurants ». De nouveaux hangars agricoles verront par ailleurs le jour, une décision actée dans le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi).

Sujet de discorde récurrent, le stationnement sur les places d’Antioche et des Tilleuls a aussi été évoqué. Pour Gisèle Vergnon, le bilan est positif : « des parkings de proximité sont ouverts en saison […] à ce jour, ce sont plus de 1 500 emplacements qui sont proposés sur le domaine privé et public ». L’élue s’est aussi félicitée de la réhabilitation des voieries « près de 30 km ont été totalement refaits depuis 2008 ».

Une équipe municipale au service de ses administrés

Enfin, Gisèle Vergnon a exprimé sa gratitude envers les nombreux acteurs oeuvrant pour la vie sociale maritaise : gendarmes et pompiers, bénévoles des associations… en 2019, plus de trois-cents animations ont été proposées. Et de conclure par un bilan plus personnel emprunt d’émotion: « Notre objectif commun a été de travailler pour l’intérêt général des Maritais […] certains moments ont été plus difficiles que d’autres, je les ai surmontés plus facilement grâce à vos marques de soutien et d’amitié, oui je vous aime beaucoup ! »

Yasmina Bennaceur

© Yasmina Bennaceur – Gisèle Vergnon, entre pragmatisme et émotion.

JEAN-LOUIS OLIVIER – ARS-EN-RE

Un quart de siècle au service de sa commune

Orchestrée par le grand ensemble de l’harmonie municipale, dont les musiciens ont donné à entendre le meilleur de leur art, l’ambiance était joyeuse cette année, pour la traditionnelle cérémonie des voeux.

Le député Falorni a souligné les qualités de l’élu sortant, affirmant qu’il pouvait être fier du travail accompli.

Un bilan de fin de mandat

Non sans fierté, Jean-louis Olivier, qui s’apprête à tourner la page après vingt-cinq ans (trois mandats de six ans et un de sept) passés au service de la commune a dressé un impressionnant bilan de fin de mandat.

Soulignant d’abord sa « chance d’avoir eu de solides équipes municipales à mes côtés » M. le Maire est revenu sur les nombreux travaux accomplis depuis le début de sa mandature ; il est vrai qu’en 1995, Ars ne disposait ni de logements sociaux, de salle de sports, d’aire de jeux ou de centre de thalassothérapie, ni même de réfectoire pour la cantine de l’école. L’église St-Étienne accusait alors le nombre de ses siècles, la mairie, était bien étroite et la bibliothèque loin de la dimension municipale qu’elle vient d’atteindre.

Alors que de grands chantiers sont encore en cours aujourd’hui (3ème tranche de l’église), Jean-Louis Olivier, qui ne lâche rien, a confirmé la réfection des locaux de l’école de voile, le ravalement de la façade du marché, le désenvasement des deux ports et la réfection de la cale de carénage selon les normes en vigueur, que l’équipe qui lui succédera aura à gérer pour dynamiser encore la belle commune.

En guise de conclusion, le Maire sortant soulignait l’importance vitale du maintien de l’économie locale actuellement soutenue par les 367 entreprises basées sur le village (29 artisans, 98 commerçants et autres auto-entrepreneurs).

Au terme de près de deux heures de discours émaillé d’anecdotes rafraîchissantes, il restait peu de temps au président de la Communauté de Communes pour exposer les contraintes du tout nouveau PLUi et les PAPI, ce fut chose expédiée en sept minutes montre en main à l’issue desquelles Mr Quillet a rendu un émouvant hommage à l’élégance humaine aussi bien que politique du maire d’Ars. Une belle réception a clos cette heureuse soirée.

Véronique Hugerot

© Véronique Hugerot – À Ars, une cérémonie de voeux émouvante.

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Vos réactions

  • gyrophare17
    Publié le 27 janvier 2020

    aillant vécu mon enfance a ste Marie de ré,je reste attaché aux info de l’Ile. j’ai travaillé a coopérative vinicole du bois,Ent Chevalier frères,après armée thalassothérapie Neptune ste Marie de ré et ouverture Atalante » tous licencies  » coopérative conchyliculture a Ars.ensuite concours administratifs qu n’a fait quitter l’ Ile par obligation et survie.

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