Personnes âgées

Anniversaire

Manola, une résidente de l'HEPAD de Saint Martin de Ré, fête ses 100 ans.

Une centenaire fêtée !

Manola devant ses trois filles, Isabel, Dolorès et Maguy.
Publié le 18/05/2016

Le 4 mai dernier, Manola a fêté ses cent ans à l’EHPAD de Saint-Martin de Ré.

Entourée des résidents de l’EHPAD, du personnel soignant, de sa famille et de ses amis, Manuela Philippe a partagé un appétissant gâteau d’anniversaire.

Manuela Carbonell Cruz est née le 4 mai 1916 à Irun, en Espagne. A l’âge de vingt ans, elle a décidé de fuir les malheurs de la guerre civile. Elle a embarqué sur un bateau et est arrivée à Bordeaux pour ensuite rejoindre l’île de Ré. Ne parlant pas un mot de français, ne connaissant personne, elle a immédiatement proposé ses services au « Bar de la plage » près du débarcadère. La patronne, émue par sa situation, la recruta en tant que serveuse.

Quatre ans plus tard, « Manola » (c’est le surnom que lui ont donné ses amis rétais), a fait la connaissance d’André Philippe, servant dans la marine et, réquisitionné pour la circonstance par les Allemands. Elle l’épousera plus tard.

Durant l’occupation, Manola a été internée, en tant qu’exilée, dans un camp à Montendre. Après cette rude épreuve, de retour à Rivedoux son village adoptif, elle a connu une vie de famille heureuse : elle a donné naissance à trois filles : Isabel, Dolorès et Maguy qui vivent, aujourd’hui, tout près d’elle et viennent lui rendre visite régulièrement depuis qu’elle a élu domicile à l’EHPAD en juin dernier. Manola a sept petits-enfants et neuf arrière-petits-enfants.

Ce mercredi 4 mai, dès 15 heures, dans la grande salle à manger de l’EHPAD, entourée de tous les siens, famille et amis, on a pu entendre des anecdotes sur le passé riche en événements et en émotions de Manola. Patrice Raffarin, maire de Rivedoux-Plage, s’était déplacé pour célébrer l’événement. Il a fait part à l’assistance de certains souvenirs qu’il partage avec Manola. « Enfant, dès que j’arrivais en vacances, je passais saluer Manola, attiré par sa gentillesse et aussi par son accent… », « lors de la terrible tempête Xynthia, je me suis aussitôt rendu à ses côtés et je me suis rassuré en constatant qu’elle gérait parfaitement la situation… ». Patrice Raffarin a remis la médaille de la commune de Rivedoux à l’heureuse centenaire.

Jacques Buisson

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