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- Tribune d'un lecteur
Cancer du sein : la prévention à la hauteur de l’enjeu ?
Octobre se pare de rose pour sensibiliser la population au cancer du sein et à l’importance du dépistage à tout âge !
« Mieux vaut prévenir que guérir » est le principe de base de la médecine traditionnelle chinoise.
Cette action mondiale est en effet essentielle et suscite à juste titre la mobilisation de toutes et tous, médias, collectivités publiques et privées.
Ceci étant, pour être efficace, encore faut-il que les moyens de la prévention soient à la hauteur de l’enjeu !
Or, ce n’est malheureusement pas le cas dans notre département de Charente- Maritime, où il est impossible d’obtenir un rendez-vous de mammographie auprès de l’IRSA, seul radiologue agréé disponible.
Cette situation interpelle
Il y a plus d’un an que mon épouse essaie, sans succès, d’obtenir un rendez-vous par téléphone, où il lui est répondu après d’interminables attentes qu’aucun rendez-vous n’est pris téléphoniquement mais en ligne, alors que sur le site dédié s’affiche l’indication « aucune disponibilité » sur la période pouvant être consultée, soit deux mois !!! Hier 7 octobre 2024 le calendrier du site couvrait la période jusqu’au 11 janvier prochain. Et ce sans aucune certitude d’obtenir un rendez-vous lors de la prochaine consultation du site qui reportera encore la période couverte.
Autrement dit, cette campagne, menée à grands frais, en ce qui concerne notre département, est un “leurre“ et pose un réel problème de santé publique, en contradiction avec ses objectifs de développement de la prévention. A titre d’exemple, sur Paris et la région parisienne il est possible d’obtenir un rendez-vous dans les 48 heures, comme d’ailleurs sur Bordeaux où les délais sont tout à fait raisonnables.
Cette situation pose une question de droit, celle de la responsabilité en cas de diagnostic d’un cancer, trop tardivement posé, en raison de la défaillance des moyens de prévention mis en oeuvre, incapables de répondre à la demande encouragée à bon escient par les pouvoirs publics et portée par la campagne “Octobre Rose“ en cours.
Alors, plutôt que d’investir dans les parapluies roses pour décorer nos rues, peut être serait-il plus pertinent et utile de s’intéresser à résoudre l’insuffisance de l’offre de prévention.
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