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La banque alimentaire toujours aussi active sur l’île de Ré
Des bénévoles, présents sans relâche, pour répondre aux besoins des défavorisés.
« Nous n’oublions pas les « ISF » » (Insulaires Sans Fortune) nous rappelle Marcel Migné, le président de l’association « Ré-Solidarité » qui a mis au point, en partenariat avec le Lions Club, le relais rétais de la Banque Alimentaire, il y a un peu plus de vingt ans.
Deux fois par mois (les mercredis impairs), du 31 août 2016 au 5 juillet 2017, la trentaine de membres de l’association, va se partager le travail pour ravitailler les plus démunis. Ils vont chercher la nourriture à Périgny et la déposer dans une salle de la base nautique à La Flotte (le local est prêté par la municipalité), puis procéder à la distribution. Il y a eu 72 bénéficiaires le mercredi 7 septembre dernier et l’on s’attend à passer la centaine au cours de l’hiver. Chaque colis contient environ 7 à 8 kilos de vivres.
Les bénéficiaires doivent répondre à des critères bien déterminés. Ils ont, dans un premier temps, un entretien avec une assistante sociale puis chaque cas est étudié pour validation par le CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de chaque commune.
Deux collectes par an
Tout d’abord, une collecte nationale est organisée au cours de l’automne1, une seconde, départementale, se déroule au printemps. Les vivres proviennent, pour l’essentiel, des moyennes et des grandes surfaces. Des producteurs locaux participent, également, à ces deux opérations. Les denrées sont acheminées à l’antenne de Périgny, qui sert de dépôt, pour y être stockées, triées et conditionnées. On récupère, sur l’île, environ 8 tonnes de denrées alimentaires par an.
Marcel Migné et son équipe sollicitent une somme de 1 000 euros auprès de la CdC. Cette somme est entièrement dépensée pour la location d’un véhicule et les frais de route.
Les responsables rétais de la Banque Alimentaire constatent, amèrement, le fossé qui se creuse entre des bénévoles qui vieillissent et une moyenne d’âge des ayants-droit qui a tendance à rajeunir. Malgré tout, ils ne désarment pas et cherchent même à élargir le nombre de volontaires.
1 Les élèves des classes élémentaires de toutes les écoles de l’île ainsi que ceux du collège de Saint-Martin peuvent participer à cette opération avec l’accord de l’Inspection Académique de la Charente-Maritime.
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