AUPTIR : la mobilité dans tous ses états

La rencontre proposée par l’association ne s’est pas distinguée pas par l’affluence côté participants mais a retenu la présence de Fabienne Cala de la Région Nouvelle-Aquitaine, Jean-Christophe Cosso du Département, Sylvie Dubois de la CdC et Patrice Raffarin. La Mobilité ? Un très gros dossier pour une association dédiée qui entend être force de proposition constructive.
A l’origine, il y avait l’ARUP (Association des Usagers du Pont) et l’AUTIR (Association des Usagers des Transports de l’Ile de Ré). La réunion des deux entités est désormais effective sous le nom AUPTIR. Une démarche frappée au coin du bon sens puisqu’il s’agit d’un seul sujet : la Mobilité, enjeu majeur pour le devenir du territoire et sa population.
Une association à relancer
Son Président Michel Terrasson en est conscient, l’AUPTIR est en période de flottement. Elle doit trouver un nouveau souffle et relancer sa notoriété. Aussi n’a-t-elle pas manqué d’être présente lors de l’inauguration des autocars à haut niveau de service, de la piste cyclable Rivedoux – Sainte- Marie et du pôle d’aménagement du Phare des Baleines, mais a aussi participé à la préparation du guide Sécu- Rétais à destination des cyclistes.
L’association a aussi regardé de près le PLUi et envoyé des commentaires et Michel Terrasson évoque un thème « insuffisamment traité » par la Commission d’enquête. « Il reste du chemin à parcourir » continue le Président, se demandant par ailleurs « si les élus évaluent le résultat de leur politique ».
Après avoir rapidement présenté le bilan financier, place à la réunion publique.
Mobilité d’aujourd’hui… et de demain
Le Pont ouvre la réunion. Notant que « l’augmentation annuelle de passages se stabilise à hauteur de 1% par an », Michel Terrasson livre quelques chiffres : « le 6 janvier 2019 (jour le moins chargé) : 3 827 passages, et le jour le plus chargé (29 mai 2019) : 17 114 ». Ce qui représente « 4,6 fois plus de passages entre le 6 janvier et le 29 mai ». Subsiste une question concernant le pont : « y-a-t-il une évaluation des camions et de leur tonnage ? ».
Parole est ensuite donnée aux intervenants. Yves Morin est venu présenter l’application Bike Away. testée sur l’Ile de Ré en juillet et août dernier. 3 750 utilisateurs l’ont utilisée sur une moyenne de trois à sept jours. Des résultats prometteurs pour un outil qui connaîtra d’autres améliorations. Place ensuite à Michel Parent, fondateur associé de la start-up AutoKAB, spécialisée dans les véhicules autonomes, qui annonce son arrivée sur l’Ile de Ré dès janvier 2020. Encore trop futuriste peut-être ?
Sera également évoqué le covoiturage et ses opportunités pour assurer les trajets courts et quotidiens “court-voiturage”, facilitant la mobilité de tous tout en préservant l’environnement.
Etude stratégique sur Rivedoux
Il aurait « aimé être intervenant ». Patrice Raffarin, maire de Rivedoux mais aussi 1er Vice-Président de la CdC en charge des transports et pistes cyclables est l’interlocuteur idéal sur le sujet, et concerné à double titre. Car comme il le rappelle, il y a une vraie « souffrance à Rivedoux » lorsque les départementales sont saturées. « Fini le seul bouchon du dimanche », continue-t-il, « les bouchons c’est maintenant tous les jours en raison de visiteurs à la journée de plus en plus nombreux ».
L’élu a donc pris les choses en mains et il se trouve qu’un Directeur de l’école d’ingénieurs de La Rochelle habite Rivedoux, en face de la Mairie. Belle occasion d’un diagnostic, réalisé par des étudiants tout l’été. Patrice Raffarin attend aujourd’hui des propositions et n’exclut pas de mobiliser d’autres écoles d’ingénieurs. Aujourd’hui c’est sûr, il lui faut « trouver un plan de circulation intra-muros pour Rivedoux ».
Du côté des cars et navettes ? A noter la belle progression de la navette circulaire qui a fait + 49 % en 2019, et des navettes villages dont certaines fonctionnent mieux que d’autres, celles desservant le Pont et le Phare des Baleines tournant à plein régime. De nouveaux modes et outils sont également en progression comme l’appli Zen Bus qui donne aux voyageurs l’information en temps réel ou encore la navette à la demande, « un transport efficace et réaliste qui est une bonne réponse à la morphologie insulaire » souligne Patrice Raffarin. De belles initiatives qui balbutient encore côté communication. Raison pour laquelle nous ne manquerons pas d’y revenir en détail.
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