Social

Association des riverains de la raise Maritaise et des Gollandières

ARMG : association déterminée

© Pauline Leriche Rouard
Publié le 08/09/2021

Lors de son Assemblée Générale du 18 août dernier, l’ARMG a pu évoquer ses sujets de préoccupation avec le Maire du Bois-Plage, Gérard Juin

A l’origine, seulement trois lettres la définissaient. Puis le G de Gollandières est venu s’y ajouter, assez naturellement d’ailleurs. L’Association des Riverains de la Raise Maritaise et des Gollandières entend défendre la qualité de vie de la longue voie débutant au rond-point de la Glacière pour s’achever rue du Gros Jonc.

Rapports d’usage et Présidence

Dans son rapport moral, Odile Rojare rappelle les fondements de l’ARMG, à savoir les flux et l’organisation de la circulation sur une Raise Maritaise de plus en plus sollicitée, avec un pic en haute saison voyant se rencontrer piétons, cyclistes, voitures mais aussi autocars.

Ajoutons que depuis sa création, l’association, par ailleurs participante au Comité Consultatif Circulation initié par la Municipalité, a élargi son champ d’action, s’intéressant de près ou de loin à tout ce qui implique la Raise Maritaise et au-delà même, le Bois- Plage dans son ensemble.

Après la présentation des différents rapports (tous votés à l’unanimité), Odile Rojare orchestre ensuite le renouvellement du bureau, elle-même étant démissionnaire de son poste de Présidente, pour répondre à sa volonté « d’une Présidence tournante ».

Restant néanmoins Secrétaire Générale, Odile Rojare laisse ainsi place à Thierry Adam, élu à l’unanimité à la fonction de Président.

Objectif Circulation

Elle n’est pas le seul point d’achoppement avec la Municipalité mais demeure le sujet majeur de l’ARMG, relevant un à un les défauts ou dangers inhérents au plan de circulation actuel de la Raise Maritaise, les riverains craignant qu’elle ne devienne « une voie de délestage et de contournement » pour le Bois-Plage.

S’appuyant sur leur qualité de vie autant que sur la dangerosité des différentes populations, l’ARMG a de nombreuses revendications en la matière. Citons pour exemple, la mise en place de six chicanes végétalisées et de radars pédagogiques rappelant au respect d’une vitesse limitée à 30km/heure, la matérialisation d’une bande cyclable, le remplacement d’un coussin berlinois apparemment non conforme et jusqu’à la suppression du rond-point de la rue de la Glacière, incitant visiblement les automobilistes à emprunter la Raise Maritaise, et enfin les autocars, toujours plus nombreux à la prendre, la voie ayant été recommandée à des Tours Opérators aux dires de l’association.

Du côté des Gollandières

Incontournable de la vie estivale permettant l’accès à l’une des plus belles plages de l’Île, le quartier des Gollandières mobilise également l’association qui demande « le déplacement du City Stade et du Skate Park pour éviter les nuisances » et la réalisation d’une « traversée du Parc réservée aux vélos et aux piétons », sans oublier la question de la Résidence Sénior dont elle entend surveiller « la conformité des travaux avec le permis de construire », mais aussi la réalité d’un cabinet médical ayant justifié l’obtention d’un Cinaspic, permettant rappelons-le de pouvoir déroger à certaines règles d’urbanisme.

De la difficulté d’être Élu

Sollicité sur chacun des points précités, Gérard Juin souhaite favoriser un dialogue qu’il n’est pas toujours facile de maintenir face à des habitants n’hésitant pas à exprimer « leur déception et le sentiment de ne pas être entendus » au Maire d’un village dont l’association estime « qu’il est en train de perdre son âme ».

Réfutant fermement la recommandation qui aurait été faite aux autocars d’emprunter la Raise Maritaise, Gérard Juin en reconnaît par ailleurs le nombre supplémentaire depuis les modifications apportées au plan de circulation inhérent aux travaux intervenus du côté du marché. « Ils se sont rendus compte que ça roulait mieux », argumente le Maire reconnaissant également « un problème général de stationnement sur le Bois- Plage ». « Le dossier n’est pas clos mais il faut trouver les bonnes solutions », assure-t-il concernant le plan de circulation boitais et réaffirmant sa volonté de privilégier la concertation.

Sur la question des radars pédagogiques, Gérard Juin constate « qu’ils sont malheureusement inopérants », rien ne semblant pouvoir arrêter les amateurs de vitesse excessive. Ne disposant pas d’informations suffisantes sur l’efficacité des chicanes, Gérard Juin entend avec son équipe voir ce qui pourra être fait dès la rentrée.

La Résidence Sénior dans la ligne de mire

Sur cette question épineuse, le Maire du Bois-Plage est clair : il était contre et subit ce dossier et des travaux qui dureront jusqu’en 2023. « Du côté des Jardins d’Arcadie, c’est silence radio, surtout concernant le cabinet médical », précise-t-il. « La Municipalité ne cautionne pas cette résidence Sénior mais juridiquement on nous a déconseillé d’intervenir car cela voudrait justement dire que l’on cautionne » explique Gérard Juin, continuant cette évocation du Groupe Acapace avec l’acquisition en cours de l’ancien camping municipal. « Nous devons être vigilants » reconnaît le Maire.

La jeunesse en question

Pour Gérard Juin, il est indispensable de faire un distinguo entre City Stade et Skate Park. En effet, le premier existe déjà et les travaux le concernant ne visent qu’à sa remise aux normes en matière de sécurité et à sa modernisation. Aucune nuisance supplémentaire n’est donc à redouter.

Concernant le Skate Park, « c’est une demande de familles », explique Gérard Juin, argumentant sur la cohérence de le situer dans un environnement sécurisé et déjà doté d’équipements à destination de la jeunesse (City Sade et parc à jeux). « Nous aurions pu faire les travaux en juin dernier mais je prends le temps d’étudier la question de son emplacement » précise l’élu, enchaînant sur la question des nuisances « sonores et nocturnes ».

« C’est un autre problème », considère le Maire, évoquant le manque de lieu de réunion pour les jeunes et la question de l’alcoolisation. « Les jeunes ne savent pas où aller sur l’Ile de Ré », expliquet- il, reconnaissant par ailleurs que le problème des nuisances est de plus en plus important, assorti de dégradations de biens publics ou privés. « Tout cela relève du bien-vivre ensemble. C’est un problème de société » conclut-il. Et là-dessus, au même titre que d’autres élus, Gérard Juin n’a guère de solutions si ce n’est palliatives.

Après avoir instamment demandé à être « davantage entendue et consultée », l’association conclut son Assemblée Générale sur un « pot de l’amitié ». Reste l’impression générale qu’ici comme ailleurs et du côté de la population comme des élus, les tensions engendrées par la surchauffe des saisons touristiques se fait de plus en plus prégnante.

Pauline Leriche Rouard

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