Nature

Ca bouge à... Sainte-Marie

Le Spot des Grenettes, prisé des surfeurs

Aménagement du spot des Grenettes : encore et toujours

(C) Olivier Tournillon
Publié le 12/12/2012

Le projet d’aménagement du spot des Grenettes à Sainte-Marie ne satisfait ni les surfeurs, ni les Rétais, ni les visiteurs rochelais épris de nature sauvage qui fréquentent cet endroit.

Dans cette affaire, deux conceptions s’opposent qui ne sont pas seulement deux points de vue politiques différents : celui de la majorité et de l’opposition du Conseil municipal de Sainte-Marie. Ce qui nous change un peu des autres différends. Ce site se trouvant à quelques centaines de mètres de la maison préemptée par le Conseil général, séduit par sa nature sauvage. Peggy Landon, une Rochelaise qui fréquente l’endroit nous a récemment écrit, s’inquiétant de son devenir : « Depuis douze ans que je suis à La Rochelle, dès que je vais dans l’île, que ce soit en hiver ou en été, je passe quasiment toujours par Les Grenettes. C’est un endroit magique et c’est en grande partie parce qu’il a conservé son côté sauvage ».

Quant aux surfeurs qui aiment les mers démontées, sinon ils fréquenteraient les bords de la Méditerranée, ils n’apprécient pas une nature domestiquée au point de disposer de toilettes et clament qu’ils n’ont pas besoin d’un aménagement périurbain. Arnaud Guémas, qui s’est exprimé par ailleurs, nous a également contactés pour nous faire part de son souhait de se faire entendre. Gisèle Vergnon, interrogée par nos soins, nous a fait savoir qu’elle était tout à fait prête à recevoir Arnaud Guemas dans le cadre de sa permanence du mercredi après-midi à la mairie et nous a précisé que le projet n’était pas encore finalisé et ne le serait pas avant le premier trimestre 2013. Dont acte.

Un projet non encore finalisé

Lancé en 2009 ce projet a déjà subi pas mal d’amendements réalisés à la suite des demandes de surfeurs. Ainsi l’idée d’un poste de secours a été abandonnée. Par rapport à ce qu’il reste à faire, les surfeurs et utilisateurs de ce site souhaiteraient s’exprimer dans le cadre d’une réunion publique à laquelle assisteraient probablement une bonne partie des signataires de la pétition de 2009. Ils ne veulent pas que l’on touche au massif de tamaris et souhaitent que l’on revégétalise la dune. Lors de notre entretien avec Gisèle Vergnon, il nous a semblé que la revégétalisation de la dune était prévue et qu’il n’était pas question de toucher aux tamaris, les toilettes devant être installées dans un endroit où il n’y en avait pas. Ils souhaitent que le parking déjà aménagé et apparemment à la satisfaction d’un bon nombre d’usagers, soit laissé en l’état et que sa capacité d’accueil ne soit pas réduite. Ils estiment nécessaire d’y rajouter une ou deux poubelles dont une jaune ce qui peut paraître contradictoire avec l’opposition aux toilettes. Aux dernières nouvelles le parking devrait rester en l’état et accueillir toujours autant de voitures. Ils ne veulent pas non plus d’une cuvette engazonnée où la pousse du gazon, qu’il faudrait ultérieurement couper, nécessiterait un arrosage, de même qu’ils s’opposent à la suppression des cheminements anarchiques.

Une réunion publique est souhaitée par les surfeurs

Parmi les sujets suscitant leur ire : le problème de l’installation de toilettes qu’ils n’estiment pas nécessaires craignant de plus qu’elles ne soient pas entretenues et soient plutôt un repoussoir qu’autre chose. En tout cas il faut absolument qu’elle soient sèches. Par ailleurs si entretien régulier il y avait, ils redoutent que cela ne représente un emploi supplémentaire à la Mairie et que cela ne grève le budget. Gisèle Vergnon quant à elle explique que pour que les toilettes soient entretenues tous les jours en juillet et août et une à deux fois par semaine d’octobre à juin, il n’est pas nécessaire d’avoir plus de personnel, il suffit de s’organiser. Plus grave apparemment selon Arnaud Guemas et ses amis, le traitement de la cale avec la présence d’une structure en béton aux arrêtes vives qui serait dangereuse pour les surfeurs à marée haute et qui ne pourrait être pérenne car installée sur du calcaire s’érodant plus vite que le béton. Gisèle Vergnon rappelle « Nous avons la chance d’avoir Olivier Tourillon au sein de notre Conseil municipal, qui a accepté de voir avec nous le projet. On peut penser qu’il est à même d’apprécier ce qu’il faut pour les surfeurs ». Olivier Tourillon de son côté est en faveur d’une réunion publique où tous, surfeurs comme non surfeurs pourraient s’exprimer.

Catherine Bréjat

Réagir à cet article

Je souhaite réagir à cet article

* Champs obligatoires