Alternative maritaise veut «insuffler un nouvel élan»
Bruno Beaudouin et ses colistiers ont présenté le programme d’Alternative maritaise, mercredi 25 février 2026, à Sainte-Marie-de-Ré. Ils ont insisté sur les sujets des commerces, du logement et du budget.
« Nous voulons insuffler un nouvel élan pour Sainte-Marie, un élan incarné par un programme ambitieux, concret et réaliste », introduit Bruno Beaudouin, mercredi 25 février, pour présenter le programme de la liste Alternative maritaise à la trentaine de personnes venues assister à la réunion publique. « Je me suis toujours intéressé à la politique mais ma vie professionnelle ne m’en laissait pas le temps », rapporte Bruno Beaudouin, 62 ans, chef d’entreprise bientôt à la retraite. Aujourd’hui, il l’assure : « J’ai envie de m’engager pour la vie de Sainte-Marie ». La tête de liste et ses colistiers misent sur « un projet construit avec vous, au fil de nos rues, de nos chemins et de nos marchés », réalisable grâce à « la dynamique du collectif ».
Commerces et marchés : kiosques et préemption
« Les commerces et les marchés sont le coeur battant de la commune. Notre but : les rendre plus attractifs et plus dynamiques », enchaîne Carole Minisini, directrice commerciale d’une entreprise qui vend du matériel de laboratoire. Pour les marchés, elle expose plusieurs mesures. D’abord, installer des kiosques amovibles place des Tilleuls afin que les ambulants n’aient pas à transporter tous leurs équipements et ainsi faciliter leur venue. « Nous avons commencé à faire des devis, nous pouvons les financer. » Dans la même veine, elle propose de « rembourser la carte d’abonnement au pont des ambulants en échange de leur présence à l’année ». Elle introduit ensuite l’idée de « repenser les jours de marchés, aujourd’hui un peu disparates entre Antioche et La Noue ». L’équipe souhaite aussi « relancer les animations » autour des marchés, comme des concerts, des matinées ou des après-midis thématiques, en lien avec le comité des fêtes, pour les redynamiser.
Sur la partie commerces, l’équipe d’Alternative maritaise invoque le droit de préemption commercial de la mairie : Sainte-Marie étant dans le périmètre de sauvegarde du commerce et de l’artisanat, ce droit lui accorde la priorité pour racheter un bail commercial ou un fonds de commerce. L’objectif : « devenir propriétaire du local » et le proposer à « loyer réduit de 50% la première année et de 25% la deuxième, pour accompagner les nouveaux commerçants ». Autre mesure avancée : réduire en partie la taxe d’occupation des terrasses – dans la limite des seuils légaux – pour les commerçants de la commune.
Logement et justice sociale
Qui dit commerçants, dit clients. « Nous voulons que plus de gens habitent ici à l’année », enchaîne Bruno Beaudouin. Et c’est sa colistière Marie-Hélène Scotto, 62 ans dont vingt-sept ans de vie rétaise, qui présente la politique de logement d’Alternative maritaise. « Le programme local de l’habitat est établi par la Communauté de Communes. Mais nous voulons aller plus loin en tant que commune », annonce-t-elle. Première mesure : « avoir un élu référent pour initier la politique du logement à Sainte-Marie ». Il s’agira « d’un interlocuteur identifié pour les questions du logement », chargé de suivre les dossiers avec la CdC, la Maison de l’habitat et les bailleurs.
En matière de logements sociaux, la liste s’inscrit dans la continuité des programmes en cours et à venir au Fougerou et aux Hirondelles. Mais elle veut aussi « exiger la rénovation des logements sociaux existants. Nous voulons peser auprès des bailleurs pour des logements dignes, confortables et économes en énergie ». Marie-Hélène Scotto affiche la volonté des candidats à « mieux utiliser notre part de logements communaux ». Il s’agit d’« investir dans des biens immobiliers pertinents avec des loyers raisonnés financés en partie par la taxe sur les résidences secondaires, de baisser le loyer de la Maison des saisonniers, d’encourager les colocations solidaires et innovantes pour lutter contre l’isolement, de limiter les locations courte durée pour les multipropriétaires à 90 jours par an ». Ou encore de créer un fonds communal d’aide à la rénovation pour accompagner les propriétaires dans leurs démarches et les exempter de taxe foncière pendant trois ans lorsqu’ils procèdent à la rénovation énergétique de leurs biens pour la location longue durée. Cette dernière mesure viendrait « en complément des aides existantes ». Bruno Baudouin complète : « Nous maintenons à 60% la surtaxation des résidences secondaires, et nous ne pouvons pas aller plus haut. Notre objectif est d’utiliser cette taxe pour plus de justice sociale ».
« Maîtriser la dette »
« A Sainte-Marie, nous voulons une gouvernance budgétaire prévisible, lisible et protectrice qui permette d’investir dans les priorités du village tout en maîtrisant durablement la dette et la fiscalité », cadre Bruno Beaudouin, tout en pointant du doigts les risques budgétaires : « l’augmentation du coût de l’énergie, la baisse de dotation globale de fonctionnement ou encore le vieillissement du patrimoine et la pression constante sur les services publics ». Côté méthode, il annonce une programmation budgétaire « pluriannuelle à six ans, révisée chaque année, un suivi annuel de la dette et de la capacité de désendettement, et des enveloppes stabilisées pour l’entretien du patrimoine ». Côté outils, il pense à baisser la consommation énergétique des bâtiments et des éclairages publics ou encore à optimiser les achats communaux grâce à des mutualisations possibles avec la CdC. Si la règle d’or de la liste est « la maîtrise de la dette », elle s’engage aussi sur « une fiscalité stable – hors réformes nationales imposées – et prévisible ».
Bruno Beaudouin définit quatre « priorités majeures » : le patrimoine communal, la sécurité et la qualité des espaces publics, les services du quotidien et la transition écologique raisonnable. Interrogée sur ce dernier point, l’équipe parle, entre autres, de végétaliser des espaces publics ciblés ou encore de gestion optimisée de l’eau. Bruno Beaudouin cite en exemple la station d’épuration de La Flotte, dont les eaux traitées pourraient servir à l’irrigation de certaines terres maraîchères. « Le dossier existe depuis 2019, il faudrait réévaluer le coût pour amener l’eau ici. Nous pouvons aller chercher des financements à la CdC et auprès de l’Europe. Mais c’est faisable. » Pour cela et pour réaliser l’ensemble de leur programme, les membres de la liste Alternative maritaise insistent : « Nous travaillons avec les compétences de chacun, de manière transversale et horizontale ». Ils misent sur « l’énergie collective pour la réussite du projet ».
Réunion publique
Mardi 10 mars, à 19h, salle des Paradis, à Sainte-Marie-de-Ré.
Liste « Alternative maritaise » (dans l’ordre officiel de la liste)
Bruno Beaudouin, 62 ans, chef d’entreprise
Marie-Hélène Scotto, 62 ans, auxiliaire de vie
Christophe Robert, 64 ans, chef d’escale retraité
Céline Mayeur, 53 ans, art-thérapeute
Christian Mas, 47 ans, médecin
Carole Minisini, 57 ans, directrice commerciale
Clément Truche, 26 ans, saisonnier
Lucile Leclercq, 38 ans, directrice stratégie
Michel Barle, 76 ans, ouvrier coupeur retraité
Delphine Coquelle, 58 ans, cheffe d’entreprise
Adrien Lafond, 46 ans, commercial
Ouiza Meziane, 61 ans, chargée de mission
Charles Venayre, 37 ans, architecte
Sophie Didier, 57 ans, juriste
Mathis Desitter, 18 ans, étudiant
Blandine Chapuis, 66 ans, éducatrice spécialisée retraitée
Mathieu Bourasseau, 44 ans, vidéaste
Corinne Philippot, 67 ans, vendeuse retraitée
Jérome Bard, 53 ans, prestataire de services
Cécile Gendre, 49 ans, aide à domicile
Jules Dalpayrat, 27 ans, étudiant
Isabelle Chevalier, 63 ans, retraitée
Grégory Burte, 46 ans, ingénieur Suppléants
Delphine Boyer, 52 ans, agente administrative
Pierre Duperron, 27 ans, pâtissier glacier
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