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AG MAT-Ré* suivie d’un débat inter-associations sur l’avenir de l’île de Ré

Le fort contraste entre la quiétude de l’île hors saison et sa surfréquentation lors des grands week-end et en été est compliqué à gérer
Publié le 16/10/2018

Si lors de l’AG* un point sera bien sûr fait sur les procédures concernant la cimenterie ainsi que sur le développement portuaire, le débat qui s’ensuivra* entend élargir le champ des préoccupations et des réflexions sur le thème « Quel avenir pour l’île de Ré ? ».

Organisé par MAT-Ré en partenariat avec les associations : AMIS (Association Martinaise d’Information et de Sauvegarde) et APSSC (Association de Protection des Sites de Saint-Clément des Baleines), il sera animé par Michel Lardeux, avec la participation de Patrick Salez.

La sur-fréquentation touristique et ses conséquences

Les organisateurs et partenaires expliquent : « L’île de Ré souffre ! Sa population permanente subit les dommages collatéraux d’une sur-fréquentation touristique… L’objectif est d’ouvrir « un large débat public sur l’avenir de l’île de Ré, les inquiétudes que suscitent les prédations et dommages collatéraux de la sur-fréquentation touristique, de l’industrialisation du complexe portuaire de La Pallice qui menace les pertuis et l’île de Ré, de l’urbanisation d’un territoire saturé, et d’un trafic automobile démesuré ».

La réflexion doit d’urgence porter sur la mise en oeuvre de solutions courageuses et réalistes, pour le développement d’un tourisme qualitatif et apaisé, la limitation du flux automobile etc…

Notre débat doit porter l’espoir de lendemains différents et meilleurs pour l’île de Ré, avec une vision bien différente de ce que nous promettent aujourd’hui les élus qui ne pensent qu’à accroître le « Produit Intérieur Brut rétais » (PIBr).

Des propositions pour « une gestion totalement maîtrisée »

« Pour freiner cette urbanisation galopante, il faut exiger dans un premier temps que la traduction du PADD (Plan d’Aménagement et de Développement Durable) dans le Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi) soit stricte, précise et élimine tout projet d’extension d’urbanisation dans les zones agricoles et naturelles ; L’application des PPRL (Plan de Prévention des Risques Littoraux) de chaque commune dans les règles d’urbanisme ne souffre aucune dérogation : on ne joue pas avec la vie des gens… La multiplication des visiteurs à la journée, à la semaine ou sur des durées plus longues, dépasse largement une capacité d’accueil surévaluée (…) Il est temps de trouver des solutions pour limiter l’accès automobile à l’île dans les périodes de sur-fréquentation…

L’île de Ré est devenue une bulle spéculative immobilière avec des prix du foncier exponentiels, l’obtention du label de destination touristique la plus chère de France, une notoriété excessive avec le phénomène de « peopolisation » (…) De plus l’endettement très important de beaucoup de communes peut faire exploser la fiscalité locale dans les prochains mandats ! Tout le monde est convaincu que cette situation ne peut pas durer, que l’île de Ré décline. Le tourisme de masse est le phyloxéra du 21ème siècle avec les déplacements faciles, on le subit tous, et personne ne conteste cette option politique par crainte de déplaire.

Il n’est peut-être pas trop tard pour proposer un moratoire pour une gestion totalement maîtrisée et pour reprendre le contrôle de ce territoire fragile. Voilà le tableau d’une situation préoccupante, qui justifie vraiment que dans les prochains mois la population exprime son inquiétude et demande des corrections de stratégie ».

Extraits du communiqué de presse des associations

 

* L’association MAT – Ré tiendra son assemblée générale annuelle le samedi 27 octobre 2018 à 10 heures précises, salle de réunion à la Mairie de La Flotte en Ré.

Le débat commencera à 11 heures.

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Vos réactions

  • 17Remondeau
    Publié le 21 octobre 2018

    Bonjour,
    Les vacanciers ont toujours été les bienvenus dans l’ile et n’utilisent pas leur voiture une fois arrivés sur leur lieu de villégiature. En revanche il faut absolument limiter les passages de voitures à la journée en multipliant les transports collectifs et les navettes maritimes vers St Martin et La Flotte. Les personnes qui passent à la journée avec leur voiture créent des embouteillages et ne consomment pas sur l’ile. Il faudrait augmenter le péage du pont et le rendre dissuasif pour ces passages à la journée en été (d’avril à fin octobre) et surtout les samedis lors des chassés croisés de locations…

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  • FRANCE
    Publié le 22 octobre 2018

    Bonjour,

    Ce qui m’interpelle c’est que l’on a tout fait pour attirer les vacanciers !
    En effet :
    – qui a fait une publicité intensive pour attirer les vacanciers sur l’ile de ré ?
    – qui a délivré des permis de construire à tout va ?
    et j’en passe et des meilleurs.

    Comme bien souvent, on s’insurge contre la spéculation, contre les vacanciers, contre les automobilistes ….. une fois que le mal est fait !

    Quand je pense que des maisons se construisent encore dans les dunes et certains ont même aménagé une partie de cet espace avec un caillebotis et une table pour pique niquer pour être au plus près de la mer ….

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  • revizor
    Publié le 25 octobre 2018

    J’ai participé avec intérêt à la réunion publique des Amis de l’Île de Ré du 30 août 2018, salle du Paradis à Ste-Marie de Ré
    Bravo pour l’étude détaillée et l’enquête présentées par des enseignants-chercheurs et étudiants d’un institut de Nantes lié au CNRS, visant à déterminer la capacité d’accueil touristique de notre chère île de Ré.
    On peut d’ailleurs consulter cette étude sur le site internet des AIR.
    Il est dommage, que la présentation de l’étude ayant duré 2 heures, nous n’ayons pas eu assez de temps pour prolonger un débat passionnant.
    Le chiffre d’un accueil maximal par nuit de 180 000 personnes m’apparaît fort plausible et il me semble que vouloir dépasser ce chiffre, même compte-tenu de “capacités résiduelles”, serait quelque peu aventureux et surtout dangereux pour le devenir de notre île et surtout pour celui de ses habitants permanents.
    Par exemple, concernant le foncier “urbanisé “ on peut faire des “extensions” et quand on ne peut le faire “horizontalement” , on le fait “verticalement”avec des étages supplémentaires, ce que je vis dans mon quartier avec une espèce de mirador dominant ma propriété avec vue imprenable sur ma terrasse et les pièces de vie y attenantes, ce qui donne lieu à situations de conflit et à des procédures judiciaires longues et coûteuses.

    Il ne s’agit donc pas là de simples inconvénients , de simples gênes liées à la circulation et au stationnement des véhicules automobiles et vélos ou à l’affluence dans les commerces et boutiques , mais de notre confort de vie, notre mode de vie, du respect de notre vie privée, du respect de notre propriété où nous voulons vivre tranquillement et normalement sans promiscuité étouffante.

    J’entends dire, ou je lis de ci de là, que le tourisme serait indispensable à l’île de Ré et à son développement économique.
    Certes, mais il ne faudrait pas que la réussite économique des professionnels et industriels du tourisme se fasse au détriment des 17 500 rétais de souche et habitants permanents qui, eux, font vivre l’île de Ré toute l’année.
    Je me rendrai donc à la réunion du 27 octobre 2018 à La Flotte pour continuer le débat sur ces questions vitales pour notre île et surtout pour sa population qui ne veut pas être chassée par les promoteurs immobiliuers et autres profiteurs sans foi, ni loi.

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