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  • Ciel Vert

    Pour l’Association Ciel Vert ,

    Merci au journal d’avoir ouvert ce débat. Quelques précisions factuelles sont néanmoins nécessaires.

    1️⃣ Sur les nuisances aériennes
    Le sujet n’est pas le seul volume global de trafic, mais la concentration des trajectoires, leur répétition et leur proximité au-dessus des mêmes zones habitées depuis 2022, conséquence connue des procédures RNAV.

    À cela s’ajoutent les procédures de départ publiées pour l’aéroport de La Rochelle – Île de Ré, qui orientent les trajectoires vers l’ouest (vers la mer) lorsque les conditions le permettent, dans un objectif de réduction des nuisances à proximité immédiate de l’aéroport.

    Dans la configuration géographique locale, ce choix a pour conséquence que la phase de montée initiale des aéronefs se déroule rapidement au-dessus du premier village rétais survolé, ce qui revient à déplacer la nuisance sonore vers l’île de Ré plutôt qu’à la réduire globalement.

    Par ailleurs, l’annonce de nouvelles ouvertures de lignes commerciales implique mécaniquement une augmentation du nombre de vols, et donc de l’exposition au bruit pour les communes survolées.
    Une nuisance peut ainsi augmenter localement à la fois par la concentration des trajectoires et par l’augmentation du trafic.

    Ces évolutions ont été décidées sans concertation des communes et habitants de l’île de Ré, sans étude d’impact environnementale ou sanitaire spécifique, alors même qu’elles modifient durablement l’exposition au bruit.
    Elles relèvent de décisions portées par le syndicat mixte gestionnaire de l’aéroport, dans le cadre de son plan de développement, sans que les territoires survolés soient associés aux choix d’organisation et d’exploitation.

    Par ailleurs, le Plan d’Exposition au Bruit (PEB) de l’aéroport n’intègre pas l’île de Ré, alors même que certaines de ses communes sont directement survolées, ce qui interroge la prise en compte réglementaire réelle des nuisances subies.

    2️⃣ Sur l’approche automatisée
    Les procédures RNAV ne constituent pas une obligation absolue : ce sont des choix d’exploitation, décidés localement avec la DGAC. Leur mise en œuvre, sans cadre de concertation ni étude d’impact, pose une question de méthode démocratique.

    3️⃣ Sur les arguments économiques
    Les chiffres avancés ne distinguent pas la rentabilité réelle de l’aéroport déduction faite des subventions publiques, ni les retombées économiques locales objectivées, en particulier pour l’île de Ré.

    4️⃣ Sur la fiscalité et les mobilités
    Contrairement à ce qui est affirmé, l’aérien bénéficie d’un carburant largement détaxé (exonération de TICPE et de TVA sur le kérosène), ainsi que d’un régime fiscal bien plus favorable que celui du rail, qui supporte taxes énergétiques, péages et TVA.
    Il est donc légitime de s’interroger sur la cohérence de politiques publiques qui continuent à favoriser fiscalement les mobilités les plus polluantes.

    5️⃣ Sur les impacts environnementaux locaux
    Enfin, l’absence de toute référence à la destruction du bois protégé de la Faucherie interroge sur la prise en compte réelle des enjeux environnementaux liés au développement de l’aéroport.

    En résumé, il ne s’agit ni d’idéologie ni de polémique, mais de transparence, de méthode démocratique et de respect des territoires survolés.
    Tout d’abord, merci à Nathalie Wauchez et à Ré a La Hune d’avoir ouvert ce débat.
    Nous souhaitons ajouter des précisions factuelles et éléments de contexte à l’Edito de Thomas Juin

    1️⃣ Sur les nuisances aériennes
    Le sujet n’est pas le seul volume global de trafic, mais la concentration des trajectoires, leur répétition et leur proximité au-dessus des mêmes zones habitées depuis 2022, conséquence connue des procédures RNAV mises en place comme précisé.

    À cela s’ajoutent les procédures de départ aménagées et publiées pour l’aéroport de La Rochelle – Île de Ré, qui orientent les trajectoires vers l’ouest (vers la mer) lorsque les conditions le permettent, dans un objectif de réduction des nuisances à proximité immédiate de l’aéroport suite aux plaintes des riverains.

    Dans la configuration géographique locale, ce choix a pour conséquence que la phase de montée initiale des avions ou descente se déroule rapidement au-dessus du premier/ dernier village rétais survolé, ce qui revient à déplacer la nuisance sonore vers l’île de Ré plutôt qu’à la réduire globalement. C’est parfaitement visible sur Flightradar.

    Par ailleurs, l’annonce de nouvelles ouvertures de lignes commerciales implique mécaniquement une augmentation du nombre de vols, et donc de l’exposition au bruit pour les communes survolées.
    Une nuisance peut ainsi augmenter localement à la fois par la concentration des trajectoires et par l’augmentation du trafic.

    Ces évolutions ont été décidées sans concertation des communes et habitants de l’île de Ré, sans étude d’impact environnementale ou sanitaire spécifique, alors même qu’elles modifient durablement l’exposition au bruit.
    Elles relèvent de décisions portées par le syndicat mixte gestionnaire de l’aéroport, dans le cadre de son plan de développement, sans que les territoires survolés soient associés aux choix d’organisation et d’exploitation.

    Par ailleurs, le Plan d’Exposition au Bruit (PEB) de l’aéroport n’intègre pas l’île de Ré, alors même que certaines de ses communes sont directement survolées, ce qui interroge la prise en compte réglementaire réelle des nuisances subies.

    2️⃣ Sur l’approche automatisée
    Les procédures RNAV ne constituent pas une obligation absolue : ce sont des choix d’exploitation, décidés localement avec la DGAC. Leur mise en œuvre, sans cadre de concertation ni étude d’impact, pose une question de méthode démocratique.

    3️⃣ Sur les arguments économiques
    Les chiffres avancés ne distinguent pas la rentabilité réelle de l’aéroport déduction faite des subventions publiques, ni les retombées économiques locales objectivées, en particulier pour l’île de Ré. Certaines destinations par ailleurs ne se justifient pas par un apport de tourisme ..

    4️⃣ Sur la fiscalité et les mobilités
    Contrairement à ce qui est affirmé, l’aérien bénéficie d’un carburant largement détaxé (exonération de TICPE et de TVA sur le kérosène), ainsi que d’un régime fiscal bien plus favorable que celui du rail, qui supporte taxes énergétiques, péages et TVA.
    Il est donc légitime de s’interroger sur la cohérence de politiques publiques qui continuent à favoriser fiscalement les mobilités les plus polluantes.

    5️⃣ Sur les impacts environnementaux locaux
    Enfin, l’absence de toute référence à la destruction du bois protégé de la Faucherie interroge sur la prise en compte réelle des enjeux environnementaux liés au développement de l’aéroport.

    En résumé, il ne s’agit ni d’idéologie ni de polémique, mais de transparence, de méthode démocratique et de respect des territoires survolés.