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Communauté de communes

À LA DÉCOUVERTE DU PATRIMOINE RÉTAIS ET DE SITES EXCEPTIONNELS

Publié le 07/08/2019

En ce début d’été, nous avons réservé auprès du Service Patrimoine de la Communauté de Communes de l’île de Ré deux visites de groupe privées de monuments historiques : la majestueuse église de Saint- Martin puis la batterie Herta entre le Bois-Plage et La Couarde-sur-Mer. Nous nous laissons porter par nos charmantes guides : Stéphanie et Hélène. Suivez-nous pour un avant-goût de ces visites…

L’église de Saint-Martin

De loin, avant d’entrer dans Saint-Martin, se profile cette emblématique église de l’île de Ré… Puis, depuis le port, nous apercevons le haut de l’église, très en ruine… Mystère, mystère mais pourquoi les Rétais l’appellent-ils « Le Grand Fort » ? Passionnée, Stéphanie nous entraîne dans une visite guidée de groupe… édifiante !

Les différentes vies de l’église de Saint-Martin

Elle nous apprend que Saint- Martin est l’une des plus anciennes paroisses de l’île de Ré, avec Sainte- Marie. L’île se rebelle au XIe siècle, le Duc et les familles d’Aquitaine font des donations sur l’île de Ré à des abbayes. Un « capellanus » est cité dès le XIIe siècle lors de donations à l’Abbaye des Châteliers par les Mauléons. Les moines veulent valoriser ce capital.

Ainsi une première église, pour laquelle ne subsiste aucune information, devait préexister à celle dont il reste des vestiges aujourd’hui, dont la majeure partie date du XVe siècle. Pendant les Guerres de Religion, en 1586, l’église est ruinée. En 1627, Toiras fait abattre ce qu’il reste des voûtes pour empêcher les Anglais d’utiliser l’église comme point d’appui. Une nouvelle reconstruction s’ensuit, pour une nouvelle consécration en 1641.

Au XVIIIe siècle, après l’effondrement du pignon nord de la façade du transept et la démolition du clocher, on change l’orientation de l’église, ces travaux menés par Bouffard se terminent en 1792. Puis au XIXe siècle, on restaure et embellit l’édifice et ses abords. Un incendie ravage les plafonds et le maître-autel en 1964, les travaux de restauration permettent la réouverture de l’église en 1965.

L’église, lieu de refuge ou « Le Grand Fort »

Les Rétais ne disposant pas de fortifications, il est décidé durant la Guerre de Cent ans de protéger l’église pour en faire un lieu de refuge. Stéphanie nous montre le chemin de ronde avec créneaux et mâchicoulis, positionné au sommet des façades. De cette fortification, l’édifice tire son nom de « Grand Fort ».

Notre guide nous fait découvrir de fabuleux vestiges du passé toujours présents à l’extérieur de l’église… Quid du portail d’entrée ? Il est représentatif de l’architecture du XVIIIe siècle, avec sa porte encadrée par des impostes saillantes, pilastres doriques et corniche surmontée de deux arcs saillants et une statue de Saint-Martin du XIXe siècle…

A l’intérieur, un riche mobilier XVIIe au XXe siècle

Nous pénétrons à l’intérieur du monument et sommes surpris par la richesse de son mobilier : ses piliers portant les traces des voûtes disparues, ses trois autels dont celui des prêtres déportés, ses vitraux du XIXe siècle, faits à la main et qui racontent tous une histoire…

Nous nous attardons dans la chapelle dédiée aux marins, qui abrite de nombreux ex-voto de naufrage : vitrail marine, maquettes des XVIIe et XVIIIe siècles, tableaux… Puis, nous admirons le tableau de la Suzanne Marguerite et ne savons plus où donner de la tête entre ce somptueux autel du XVIIe siècle tout en dorures, frises et fleurs, datant de la Contre-Réforme (XVIIe siècle), ce très beau groupe sculpté en marbre de l’Enfant Jésus et du petit Jean-Baptiste et ce tableau datant du XVIe siècle de Saint-Roch… La visite se termine devant l’autel des prêtres déportés, ayant refusé de signer la Convention civile du Clergé…

Stéphanie a encore bien des histoires passionnantes à vous raconter…

Le Mur de l’Atlantique : La batterie Herta

Nous voilà en route avec Hélène, notre nouvelle guide, pour le site Le Peu Bernard, situé entre Le Bois-Plage et La Couardesur- Mer. Depuis la crête des dunes, le long d’un chemin balisé par l’ONF, surplombant la plage et longeant la forêt, la vue à 360° est exceptionnelle.

Sur les dunes mais aussi en recul, nous découvrons la batterie de côte Herta, le second site le plus important fortifié par le 3è Reich après le site de Karola, situé à Ars mais qui ne se visite pas.

Un « Mur » pour empêcher tout débarquement allié

En juillet 1940, les premières unités allemandes s’installent partout en zone occupée et l’île de Ré n’est pas épargnée. Elle doit accueillir deux mille cinq cents soldats, ce qui génère de fortes contraintes en termes de ravitaillement et de sécurité.

Informés en 1942 qu’un débarquement allié se prépare, les occupants sont à l’affut. Pour défendre les côtes atlantiques et éviter le débarquement des troupes alliées, l’armée allemande fait construire entre 1942 et 1944 des ouvrages de défense rapprochée, des batteries d’artillerie de côte. L’ensemble de ceux-ci forment des maillons du Mur de l’Atlantique, qui s’étend de La Norvège jusqu’aux Pyrénées, sur 4 400 km de côtes. Sur les 15 000 ouvrages bétonnés prévus, seulement 8 000 seront construits, tout le long du littoral de la mer du Nord, de la Manche et de l’Atlantique.

Les sites de l’île de Ré

La position de l’île en fait un bastion avancé de La Rochelle et de la base navale de La Pallice construite entre 1941 et 1943 par les Allemands. Outre le site de Karola à Ars-en-Ré, les troupes allemandes investissent en premier lieu les anciennes batteries côtières françaises construites à la fin du XIXe siècle, établies à La Couarde-sur-Mer, Sainte-Marie de Ré, Saint-Martin de Ré et Rivedoux-Plage. Mais elles ne sont plus adaptées aux nouvelles armes de tir et seront donc transformées, en gardant leurs emplacements. Ces batteries sont généralement composées d’un canon de Marine de gros calibre autour duquel on construit un bunker, elles permettent de tirer vers le large, avec une portée de plusieurs kilomètres.

En plus de ces batteries de côtes, c’est une multitude de points défensifs qui sont construits sur l’ensemble de l’île, près des plages, sur les dunes ou les falaises.

©Mathieu Magère – Incognito photo

Herta, le poste de commandement général

Placée face au pertuis d’Antioche, occupée par 168 marins, la batterie Herta constitue le poste de commandement général. Elle est composée d’un poste de direction de tir constitué d’une ancienne batterie qui a été perfectionnée et équipée de trois canons de 150 mm permettant des tirs sur tout l’horizon, ainsi que d’un poste de télémétrie abritant l’état-major et son commandant. Ce poste de commandement dispose de moyens de transmission (émetteurs/ récepteurs et centrale téléphonique) et d’observation avec jumelles. Un observatoire secondaire sert de tour de guet, tandis qu’un projecteur de 150 cm de diamètre balaye le pertuis toute la nuit.

En plus de ces trois casemates abritant canons et observatoires, le site était équipé de quatre blockhaus servant d’habitation, d’abris légers en tôle-métro, d’une infirmerie, de six soutes à munitions, de deux transformateurs et d’un château d’eau, tous bâtis en arrière-dune.

Aujourd’hui, à travers les nombreux vestiges qui subsistent on imagine bien la configuration d’ensemble. Ces visites de l’église de Saint-Martin et de la batterie Herta ont attisé votre curiosité ? Contactez le service Patrimoine de la CdC, Stéphanie, Agathe et Hélène proposent des visites de groupe privées pour de nombreux sites patrimoniaux de l’île de Ré.

Le catalogue des visites guidées pour les groupes est en ligne sur le site internet de la CdC : www.cdciledere.fr : Découvrir > Patrimoine > Visites guidées.

Rencontres Architecture + Patrimoine

« Du premier cri au dernier souffle » Conférences et visites guidées

Jeudi 17 octobre : Des oeuvres charitables à l’hospitalisation. Saint-Martin-de-Ré, Communauté de communes. Visite de l’hôpital Saint-Honoré et de l’apothicairerie du XVIIIe siècle.

Vendredi 18 octobre : La spécialisation de la médecine au XIXe siècle. Rochefort, Ancienne école de médecine navale. Visite du musée et de ses collections.

Samedi 19 octobre : Accompagner la mort, de la maladie à l’inhumation. Saint-Martin-de-Ré, Communauté de communes et Musée Ernest Cognacq. Visite du cimetière de Saint-Martin-de-Ré. Vous prendrez bien un chocolat chaud avec votre patrimoine ?

Mardi 10 décembre : Soirée Le Saviez-vous ? Quand la maladie chronique joue les stars !

Mardi 14 janvier : Conférence Bouh ! Fantômes et revenants à travers l’histoire.

Mardi 11 février : Conférence Les grandes évolutions médicales pour les nuls !

Mardi 10 mars : Visite du cimetière de Loix Six pieds sous terre…

Nathalie Vauchez et Service Patrimoine de la CdC