Culture

Docu-fiction

Amélie Compain et Jean Ruback ont réalisé un film avec les détenus de St Martin de Ré

Par ici la sortie, une oeuvre originale des détenus de Saint-Martin

Patrice Déchelette présentant les metteurs en scène du film : Amélie Compain et Jean Ruback
Publié le 07/10/2014
Par ici la sortie, une oeuvre originale des détenus de Saint-Martin 5.00/5 (100.00%) 1 vote

Mardi 23 septembre à la salle Vauban de Saint-Martin, fut présenté au public venu nombreux un montage de films réalisés avec et grâce aux détenus de la maison centrale de Saint-Martin-de-Ré.

Par ici la sortie : 6 films docu-fiction réalisés par et avec les déenus de la maison centrale de St Martin

Affiche du programme dans le cadre du
festival du film de La Rochelle

Avec le soutien de la Drac de Poitou Charentes, et du SPIP de la Charente Maritime , dans le cadre du festival international du film de La Rochelle et en partenariat avec la commune de Saint-Martin, des ateliers d’écriture donnent lieu chaque année à un film écrit et « réalisé » par les détenus.

Ces six docus fiction présentés comme un court métrage de 55 minutes, furent déjà projetés dans le cadre du Festival du film de La Rochelle et ont été réalisés par Amélie Compain et Jean Ruback. Patrice Déchelette, Maire de la Commune et Geoffroy de la Crouée, instigateur de l’événement, présentèrent en quelques mots la projection de cette oeuvre à la fois originale, loufoque et abordant des sujets aussi divers que le réchauffement de la planète ou de la place des étoiles dans le ciel.

Des liens très forts de complicité et d’osmose se sont instaurés entre les réalisateurs et les détenus, chacun étant très à l’écoute de l’autre. Lors de ce film, les scènes s’enchaînent saccadées, pouvant faire penser à l’évolution du cinéma : épisodes parfois sans paroles mais riches de symboles , dessins, papiers et mouettes volant au grès du vent, sans personnages ; puis, des animations variées, des apparitions des détenus à visage découvert, six exactement, bravant toute logique, dialogues et monologues se succédant, ils semblaient laisser libre court à leur imagination. Le tournage de ce film se passait dans la maison d’arrêt, dans une pièce de deux mètres sur trois, sans gardien, sans décors ou chacun apportait son savoir-faire, ajoutant ainsi sa propre pièce au puzzle à ce film « par ici la sortie » titre on ne peut plus « décalé » et dérisoire par rapport au contexte d’une maison d’arrêt comptant environ quatre cents détenus condamnés à des peines très longues.

Patricia Plancoulaine

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