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Une start-up Réthaise sur la pente ascendante

L’équipe des fondateurs de Daily Answer : Jean-Noël Bérenger (Directeur des opérations), Thomas Lamarche (Directeur technique), Morgan Cahouet (Président et Dr artistique) et Yasmine Aït-Khaled (directrice de l‘Edition).
Publié le 05/09/2018
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Loin de l’économie du numérique longtemps dévolue aux métropoles du territoire, une start-up Rhétaise, SNART7 – que Ré à la Hune vous a déjà présentée il y a deux ans -, est en train de développer une application qui pourrait bien révolutionner le monde des médias… Seule anicroche : il manque quelques fonds.

C’était un de ces beaux matins d’été, derrière une large porte arrondie, dans une rue de Sainte-Marie. A La Noue précisément. Le sujet est intriguant : une jeune entreprise rhétaise, une start-up est en voie de développement.

Daily Answer ou comment l’économie numérique s’invite sur notre territoire

Flashback. Au départ, l’idée est partie de quatre amis. Chacun avec ses compétences et son rôle prédéfini. Quelques réunions plus tard, l’idée de créer un pseudo institut de sondage est née. Le concept est révolutionnaire. Vous téléchargez une application et vous donnez votre avis sur des questions de l’actualité. Qu’il s’agisse de politique, de sport, de culture… tous les thèmes pourront être abordés. Le meilleur moyen pour les médias nationaux dont les chaînes de télévision de mener sondages et enquêtes lors d’émissions en direct. Un pur produit de monétisation et de communication transmedia.

Pendant plus d’un an, les créateurs ont décidé de développer eux-mêmes cet outil d’enquête et de réactivité. La version zéro était enclenchée, sans la moindre levée de fonds. Le début d’une histoire de passionnés. Alors qu’ils étaient prêts à publier l’application sur l’Apple Store, ils ont subitement décider de freiner des quatre fers, le projet prenant une tournure à laquelle, ils ne s’attendaient pas. Ou pas immédiatement en tous cas. « Entre la phase de développement et de lancement, on ne s’attendait pas à ce que la partie monétisation arrive… Nous nous étions davantage consacrés au fond, au contenu… Et sans cela, il aurait été plus difficile de monétiser après le lancement… » dixit Yasmine Aït-Khaled, la PDG de SNART7. « Et sans cette monétisation, il aurait été difficile de faire vivre l’entreprise après… » surenchérit-elle. « C’est l’effet typique d’une start-up… au départ, on n’a jamais de business modèle qui tienne. C’est très compliqué, très long de le trouver. Maintenant, on l’a, on peut avancer. Tout peut aller très vite avec une rentabilité extrême. Ce qui en fait une start-up. »

Même si au départ, pouvait se poser la question d’un « projet d’illuminés », c’est sans ambages et d’un revers de la main que Daily Answer a passé les épreuves… Les avancées technologiques qui peuvent parfois nous dépasser contribuent grandement à la viabilité de l’application et à la faisabilité d’un projet qui pourrait paraître décalé sur ce si petit territoire de l’île de Ré mais dont le crédit et la force de puissance et d’impact sont avérés, certifiés.

Cela sans solliciter une quelconque aide des personnalités politiques du territoire. « Au départ on a voulu lancer ce projet tout seuls, on est arrivé à un moyen de déplafonner les revenus… » La start-up est en marche, tout est bâti, construit sur des fondations solides avec des fins spécialistes de l’économie du numérique… Le côté révolutionnaire et interactif de l’application, plaît beaucoup. Pour vivre la première belle envolée, la boîte rhétaise a besoin de lever encore quelques fonds. 250 000 €. Après des rencontres avec des business angels, il manque encore un dernier coup de cravache qu’un potentiel investisseur pourrait accorder. Si la somme peut paraître rondelette, ce n’est rien à comparer du potentiel à venir… Certains n’ont pas eu peur d’investir à l’image des Niel, Pigasse et consorts, source de leurs fortunes respectives. C’est peut-être une question de générations aussi. Et de mentalité.

Toujours est-il que Daily Answer dont le coeur a commencé à battre, il y a plusieurs mois maintenant, a profondément besoin de s’emballer, en espérant qu’il y ait une main tendue pour ces jeunes entrepreneurs du territoire.

Nicolas Coûte

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