Culture

Evénement

« Nuit des musées », des invitations à voyager dans le passé

Johanna fait déguster la moutarde à la salicorne
Publié le 06/06/2018
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De la préhistoire à l’époque où ont vécu nos grands-parents, les organisateurs nous ont suggéré quelques balades.

UNE VISITE GUIDÉE, SENSORIELLE, SUR L’HISTOIRE DE LA VIE RÉTAISE AU XIXe SIÈCLE

Tel était le thème proposé par le Musée du Platin, aux trois groupes qui se sont succédé, samedi 19 mai, de 18h30 à 23 heures, à La Flotte. Johanna Blaud a, tout d’abord, invité les participants à sentir ce qui se trouvait au fond d’une petite boîte, puis à toucher…

Tout le monde a reconnu des algues, un engrais utilisé par les vieux paysans rétais. Une bonne occasion pour brosser une description des cultures de l’île et des métiers qui se sont développés autour du secteur agricole. On a ensuite senti de l’eau de vie, du vinaigre, et goûté, avec une extrême modération, au pineau… Les enfants ont eu droit à un petit verre de jus de raisin. L’intervenante a parlé des différents types de pêches et des produits provenant de l’estran, destinés, principalement, à nourrir la population. Devant un « salon » d’époque, reconstitué, l’animatrice a demandé de repérer les objets anciens et de bien vouloir indiquer leurs fonctions. Après avoir fait travailler les yeux, Johanna a présenté une boule destinée à moudre des graines de moutarde que chacun a pu peser. Après avoir donné plusieurs détails sur les tenues vestimentaires d’époque, une « dégustation » de moutarde à la salicorne, puis de galettes charentaises ont conclu la promenade au coeur de la vie de nos ancêtres.

Le lendemain, à 10 heures, toujours dans le cadre de la « Nuit des musées », Mélanie Chausserais organisait la visite de l’abbaye des Châteliers. Rappelons que cette animation figure au menu des activités proposées par le Musée du Platin. A travers les vestiges, le public a pu découvrir le passé de cet édifice religieux construit en 1156, et qui a, profondément marqué l’histoire de l’île de Ré et son développement économique.

PLUS D’UNE CENTAINE DE VISITEURS ONT RÉPONDU AU RENDEZ-VOUS FIXÉ PAR LE MUSÉE ERNEST COGNACQ

« Et la lumière fut… en couleur »

Stéphanie Le Lay, du service patrimoine de la CdC, était à l’initiative de ce premier des trois thèmes figurant au programme de la soirée. Dès 18h30, l’animatrice a tenu une conférence sur les vitraux des églises de l’île de Ré. Elle a pris le soin de fournir des explications sur les façons de fabriquer un vitrail, du Moyen-âge jusqu’au début du siècle dernier. Elle a fourni plusieurs précisions sur la coupe du verre, la peinture, la cuisson et l’assemblage des pièces.

Stéphanie Le Lay a, également, dressé l’inventaire des noms des maîtres-verriers, auteurs des vitraux que l’on peut admirer en visitant les églises de l’île de Ré, ainsi que les différents thèmes abordés.

Une exposition originale : « Se faire tirer le portrait »…

Il s’agit du fruit d’un projet pédagogique sur le thème du portrait, mis en place entre la classe de CP-CE1 de l’école de Saint-Martin de Ré et le service éducatif du musée. A partir de l’observation de photos ou de cartes postales appartenant à la collection du musée, les élèves ont travaillé sur les poses, les mises en scène, les expressions et les sentiments que l’on peut interpréter et faire passer à travers le portrait.

L’exposition durera jusqu’à la fin du mois de juin.

Déambulation guidée et musicale

Vu le nombre de participants, cette manifestation s’est déroulée en deux temps (à 21h et à 21h30).

Une rencontre avec trois personnages qui ont marqué l’histoire de l’île de Ré. Tout d’abord, Christelle Rivaillaud, s’est glissée dans la peau de Garance, une femme du néolithique. Elle est intervenue en s’exprimant sur le mobilier archéologique du tumulus du Peu Pierrou, ainsi que sur l’article rédigé par le docteur Emile Atgier à propos de ses fouilles. Ensuite, ce fut au tour de Paulin Henrion d’incarner l’image du duc de Buckingham dans la cour de l’hôtel de Clerjotte. Enfin, Julia Dumoulin-Rulié, directrice du musée, s’est « transformée », pour la circonstance, dans le rôle de Nicolas Baudin. Elle a invité le public à découvrir les grands moments de la vie de l’explorateur. Toutes ces interventions étaient accompagnées en musique, par Anastasia Maximkina et Philippe Villa et leurs guitares.

Jacques Buisson

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