Patrimoine

Journées du patrimoine

Le Banquet poétique, une délicieuse surprise…

Magie et harmonie font le décor
Publié le 19/09/2018
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« Un banquet, poétique, entre mets et mots ». L’accroche, un brin mystérieuse, a tenu toutes ses promesses. Et même plus.

Nous sommes dans l’aile Saint-Michel de l’ancien hôpital de Saint-Martin, devenus les locaux de la Communauté de Communes. Un lieu de travail officiel. Mais pour ces Journées du Patrimoine, la salle des colonnes est transformée en un écrin dédié aux plaisirs des sens. Les convives (150 privilégiés sur les deux soirs) y ont passé un moment rare, posant un autre regard sur ce lieu emblématique du patrimoine martinais.

Sur le fil des mots…

Le charme opère dès l’entrée. Guidés par de petits pas de gazon, les invités trouvent des mots devant la porte, écrits sur du carton noir comme autant de phrases inachevées. A l’intérieur, des jeunes filles pieds nus et de noir vêtues nous remettent un badge. Chacun a le sien. Y est inscrit un ou plusieurs mots, formant un début de phrase ou pas. Un piano, noir lui aussi, accompagne notre arrivée. La salle est magnifiquement décorée : tables rondes ou rectangulaires, ornées de végétaux, chaises de jardin, vaisselle et verres dépareillés. Le long des murs, des objets et meubles au charme désuet, cartons à chapeaux, fleurs séchées, vieille cuisinière, et au plafond, des suspensions de papier comme chiffonnés d’une main rageuse. Dessus des mots. Comme au fond de la salle, un mur de mots. Le temps semble suspendu.

Peut-être sommes-nous partis au pays des merveilles d’Alice.

La Compagnie de Divagation Poétique

La Compagnie de Divagation Poétique

Jouer, dîner, chanter

Chacun se place où bon lui semble. Les tables se forment, on se présente, on commente la magie du décor. On se sent bien ensemble, déjà. Nos hôtesses nous confient une étrange mission : composer le menu à l’aide des petits papiers nichés dans des fioles de verre. Des mots encore. Alors on cherche, on invente, on crée. On tombe à côté évidemment. Aucune importance. Le vrai menu nous est donné, des mots toujours, « strates ensoleillées, moulins fleuris, airs de chine ». Nos papilles se réveillent à sa lecture. La maîtresse de maison, Gala, nous explique que nous allons parler d’amour et de cuisine, de cuisine et d’amour, de tout cela ensemble.

On dîne, c’est raffiné et savoureux. Entre les plats, Gala cuisine en chantant, telle Peau d’Ane, brûle son gâteau, nous raconte ses amours en faisant le pot-au-feu. Avant le dessert, nous devons partir en quête… de notre part manquante, celui ou celle qui complètera les mots de notre badge. Les possibilités sont multiples, ce sont celle des rencontres. Mais est-ce la bonne ?

La soirée s’achève en chansons et par une standing ovation à l’adresse du talentueux chef Charles Guillemot et de la jeune troupe de La Compagnie de Divagation Poétique, qui nous a entraîné, le temps d’un banquet, au pays des contes. Merci à eux et à la Communauté de Communes pour ce joli cadeau.

Pauline Leriche Rouard

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