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Vendanges 2017 en direct de la coopérative vinicole Uniré

Trois tonnes de grains de Merlot dans la benne
Publié le 19/09/2017
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Une vendange sous le joug de la météo malgré tout de belle qualité et de bonne quantité.

Les vendanges ont démarré le 28 août dernier et, en dépit du peu d’ensoleillement de l’été, c’est une année satisfaisante en quantité et en qualité nous a confié Christophe Barthère, directeur d’Uniré. Elles sont programmées jusqu’à la mi-octobre selon la maturité des raisins et de la météo.

La météo parlons-en ! Au 12 septembre, cinq ou six jours seulement ont pu être consacrés à la vendange en raison d’averses abondantes et, si lors de certaines années caniculaires on avait dû vendanger la nuit, pour les vins rosés, ce ne sera pas le cas cette année !

Rapidité et réactivité, les méthodes high-tech d’un savoir-faire séculaire

C’est en fonction du mûrissement que l’on décide du cépage à récolter, on commence généralement par le Chardonnay. Les soixante viticulteurs réunis au sein de la coop entament alors le ballet des machines à vendanger et des bennes acheminant les raisins jusqu’à la cave.

Les vendanges, mécanisées depuis près de vingt ans sur l’île, se font principalement le matin, quand le raisin est frais, pour conserver ses arômes sauf pour l’Ugni blanc du Nord de l’île dont on fait le Cognac et qui sera récolté toute la journée et tous les jours à partir du 20 septembre.

Avec une dizaine de machines à vendanger pour toute l’île (en propre ou en commun) les vignerons sont en mesure de récolter 50 à 70 ares à l’heure, lesquels demandaient une moyenne de 70 heures en récolte manuelle. La qualité n’en est que meilleure notamment en raison de la rapidité et de la facilité de récolter au plus près de la maturité.

Dans les rangs de vignes de Jean-Jacques Enet

« Quand le temps est à la pluie comme ce matin, on espère très fort, plaisante le président des vignerons, et le vent a vite fait de sécher la vigne ! ». En effet, vers 10h la vendange démarre.

« Ces monstres jaunes ou bleus se conduisent uniquement avec une manette avant/arrière et l’on aurait tendance à vouloir débrayer avec le pied gauche s’amuse encore Jean- Jacques Enet, il faut s’y habituer ! ». On veut bien le croire à en juger par la taille de la vendangeuse !

Seuls les grains tombent au passage des bras cueilleurs-secoueurs (de 240 à 600 coups par minute) et sont acheminés par un tapis vers les deux cuves d’une tonne et demi chacune, situées en haut du tracteur. Les producteurs amènent ensuite leurs raisins à la cave coopérative qui les presse, les vinifie et les commercialise.

Ce mercredi 13, c’est du merlot que M. Enet a vendangé, celui-ci devra macérer cinq heures pour acquérir une belle couleur rosée pas trop foncée puis il sera pressé, brassé pendant trois à quatre jours avec l’eau-de-vie. Un beau pineau que l’on aime pas trop sucré (10,5° maxi soit 170g de sucre par litre) un dosage que l’on maîtrise, là encore, en récoltant juste à bonne maturation.

Toute la production est généralement vendue dans l’année et dans notre région (30 à 40 000 hectolitres), les vins de pays Le Gouverneur et le Terre Rouge demandent un an d’élaboration et sont donc mis en vente l’année suivante, les pineaux nécessitent eux aussi douze à dix-huit mois de garde en foudre de bois (tonneau de grande contenance). Quant à la production de Cognac de l’île de Ré, elle représente un faible volume et la majeure partie des eaux-de-vie est acheminée en vrac vers les maisons cognaçaises partenaires, comme la maison Camus.

Quoi qu’il en soit, veillons à modérer nos libations pendant les prochaines Bacchanales !

Véronique Hugerot

Jean-jacques Enet prend la pose devant la vendangeuse

Jean-Jacques Enet prend la pose devant la vendangeuse

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