Culture

AG L'Encre et la pierre

« Tant qu’il y aura des livres, des gens pour en écrire et des gens pour en lire, tout ne sera pas perdu dans ce monde… » [Jean d’Ormesson]

Publié le 12/06/2018
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Avouons-le sans détours, l’Assemblée Générale de l’Encre et la Pierre est l’une de celles que nous attendons avec impatience… Elle sent bon l’été et le retour de l’Ile aux Livres.

Cinq agriculteurs de l’île de Ré ont Foin du formalisme ! Les membres du bureau et leurs adhérents se réunissent chaque année comme on le fait entre amis de longue date. Avec un plaisir partagé. L’énergie circule dans une assistance fédérée autour de passions communes : l’écriture, les auteurs, les livres… Et la 12ème saison d’un salon à préparer !

Une reconnaissance appuyée

Le MERCI est majuscule et sa portée résonne dans la Salle des Oyats. Un Merci sincère et ample aux bénévoles de l’association car « sans eux, rien ne pourrait exister ». Un mot chargé de sens que Joschi Guiton adresse aux partenaires (et ils sont nombreux) qui, à leur manière, écrivent une page de cette belle histoire qu’est le Salon du Livre rhétais. Ici ce sont les subventions de la CdC et de la Commune du Bois, là l’indéfectible soutien du Lion’s Club, là encore un gâteau offert ou des tarifs préférentiels sur les prix de chambres pour loger les auteurs. Chacun fait selon ses possibilités mais la bonne volonté est commune. « C’est une grande chance d’être encore vivants », souligne Joschi, « à une époque où beaucoup de petits salons n’existent plus en province, faute de moyens ». MERCI.

Sous le soleil de Juillet…

L’essayer c’est l’adopter ! Le passage d’août à juillet s’est révélé une réussite, avec des ventes à la hausse. C’est un public différent, plus intéressé par les livres et les rencontres avec les auteurs qui a découvert le salon. Bis repetita donc en 2018, d’autant que « c’est plus facile d’avoir des auteurs à cette période » précise Joschi.

Déroulant le rapport financier, Joschi et Stéphane rappellent les fondamentaux du Salon, des nécessaires déplacements à Paris à l’hébergement incontournable des auteurs (deux gros postes dans le budget) en passant par la présence des auteurs indépendants qui repartent avec la totalité de leur bénéfice, une manière de « laisser sa chance » autant que de « favoriser les mélanges » pour Stéphane qui rappelle que la diversité présente sur le salon a fait ses preuves auprès d’un public curieux et gourmand.

Toujours la même relation vraie

Qualité, convivialité, proximité… Les valeurs d’authenticité et de partage du salon restent le credo du rapport moral des deux compères qui ne boudent pas leur plaisir d’avoir eu la chance d’accueillir Leila Slimani l’année de son Goncourt. Accordons leur aussi un certain flair pour amener sur l’île de jeunes talents comme autant de belles surprises. Le secret ? La sincérité d’une relation vraie et construite dans le temps avec des auteurs qui ont envie de revenir. « C’est gagnant-gagnant pour tout le monde », résume judicieusement Stéphane.

Un visiteur surprise

Mais voilà que la porte s’ouvre. C’est M. le maire qui amène son chèque d’adhésion. Invité à s’asseoir, Jean-Pierre Gaillard salue « une association vivante aux belles perspectives » à qui il souhaite seulement de « continuer la belle aventure », rappelant que le salon « est un bel évènement et une belle vitrine pour l’Ile de Ré ». Beau, belle, M. le Maire n’est pas avare d’éloges, suggérant qu’une animation supplémentaire (à Noël par exemple) serait aussi une (belle ?) piste à creuser.

Alors cet opus 2018 ?

Le programme est loin d’être bouclé et le suspense restera quasi entier. Charlotte Valandrey et Danien Prévost sont dans la liste des invités, tandis que conférences et tables rondes se construisent au fur et à mesure. Citons la probabilité d’un moment important avec Youssef, franco-marocain qui a envie de faire passer des messages sur Daech et faisons confiance à Joschi et Stéphane pour nous faire partager leurs émotions littéraires et humaines. De notre côté, nous serons attentifs et impliqués pour le Prix Ré à la Hune.

Après avoir présenté le visuel 2018, choisi autant pour sa beauté poétique que pour un hommage à Jean Geoffroy, l’Encre et la Pierre a conclu son AG par une vidéo de l’inauguration 2017, donnant à voir élus et auteurs, une Leila Slimani charmante coupant le ruban et un disparu regretté, Gonzague Saint-Bris. Arrêt sur image, émotion emmêlée sur elle-même, entre tristesse et sérénité de savoir qu’heureusement, quand les hommes partent, les livres restent…

Pauline Leriche Rouard

 

Un prix L’Ile aux Livres à Paris

C’est une première. Le Prix L’Ile aux Livres/Palais Royal verra le jour le 13 juin prochain, et distinguera un auteur n’ayant pas reçu la reconnaissance publique ou critique que son ouvrage méritait. Pour l’attribuer, un jury, composé de personnalités prestigieuses du monde littéraire. Citons entre autres Patrick Poivre d’Arvor, Madeleine Chapsal et Mazarine Pingeot accompagnés de signatures de magazines tels Le Point, l’Express ou Le Figaro, ainsi que Stéphane Guillot et Joshi Guitton bien sûr. L’assemblée se réunira pour délibérer lors d’un déjeuner au prestigieux restaurant « Palais Royal ». « C’est le restaurant qui nous a sollicités » confie Stéphane avec une pointe de fierté. Une fois décerné, le prix sera remis à l’auteur cet été au Salon. L’Ile aux Livres joue dans la cour des grands !

 

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