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Ordures ménagères

Une structure provisoire pour stocker les déchets ménagers sur l’île

Les travaux vont bon train, la structure provisoire aura été construite en un mois
Publié le 05/07/2018
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L’incendie du centre de transfert du Bois-Plage à l’automne 2017, au cours duquel cinq millions d’euros se sont évaporés en fumée en quelques heures, a posé un gros problème au territoire qui s’est retrouvé sans possibilité de triage et stockage sur l’île de Ré.

Si durant dix mois les déchets ont pu être acheminés directement à la ceinture de La Rochelle, il fallait trouver une solution rapide pour en été installer provisoirement un centre de transfert petit format, qui fait quand même 691 m2, afin que nos poubelles soient stockées et qu’en moins de 48 heures on puisse les emmener à 80 km à Paillé. En effet, le centre rochelais ne peut accueillir un volume de déchets démultiplié en juillet/août » a expliqué le président de la CdC, Lionel Quillet, aux médias locaux.

Solidarité de La Rochelle et réactivité de l’Etat

Grâce à la réactivité de Pierre-Emmanuel Portheret, Secrétaire général de la Préfecture, après obtention de l’autorisation de la DREAL, la structure provisoire pourra être opérationnelle à partir du 7 juillet vers 19 heures. Lancé en novembre, après sept mois de réunions, nettoyage du site, études de conception, dossier d’autorisation spéciale, et mise en place, ce projet – dont la construction aura pris un mois – est constitué de 560 plots de deux tonnes chacun, d’une structure métallique et d’une bâche de couverture, ainsi que d’une fosse de récupération des lixiviats, avec deux cellules, l’une pour les cartons, l’autre pour les emballages et les ordures ménagères. Le stockage des verres se fera sur la dalle béton située sur le terrain de la future déchèterie. Cet ensemble provisoire a pu être installé à côté de l’ancien site ayant brûlé, ce qui lui permettra de continuer à être fonctionnelle pendant la reconstruction du centre de transfert.

Le coût de 603 000 € de cette structure provisoire (jusqu’en avril 2020 si tout va bien), réalisée par l’Entreprise Harranger, est supporté par les assurances, qui prennent aussi en charge les pertes d’exploitation de la Coved. La CdC avait en effet très bien cadré le marché délégué à la Coved, qui devait s’assurer pour un tel scénario « le pire qui puisse nous arriver » ou presque, car le bâtiment administratif et la flotte des camions ont été épargnés par l’incendie.

L’architecte et le responsable de l’Entreprise Harranger font le point du chantier avec le président de la CdC, le Directeur des Services techniques de la CdC et un agent de la CdC en charge du suivi du projet

L’architecte et le responsable de l’Entreprise Harranger font le point du chantier avec le président de la CdC, le Directeur des Services techniques de la CdC et un agent de la CdC en charge du suivi du projet

Un centre neuf pour avril 2020, avec ou sans bardage bois ?

Si le transport direct pendant dix mois des ordures ménagères à l’incinérateur de La Rochelle et des emballages à Tri 17 a généré un fonctionnement différent, l’ensemble a été bien géré par la CdC et la Coved, puisque les Rétais n’ont eu à subir aucune conséquence dans le ramassage de leurs déchets.

Désormais l’objectif est de pouvoir bénéficier d’un centre neuf d’ici avril 2020 : ce délai ne sera pas de trop pour lancer la procédure d’instruction, d’ici la fin de l’année, puis la construction, sachant que des arbitrages devront avoir lieu de la part des services de l’Etat, la CdC espérant pouvoir se dispenser du bardage de bois, certes esthétique et parfaitement intégré dans un site classé et protégé, mais dont le coût supplémentaire est tout de même d’un million d’euros et dont le potentiel d’inflammation est important…

Si le centre de 2020 sera fort sécurisé et encore plus moderne, il n’en reste pas moins que les centres de transfert sont des bâtiments à haut risque d’incendie, avec pour point de départ comme ce fut le cas sur Ré une auto combustion par exemple d’un chiffon de résine… L’an passé, ce sont cinq centres qui sont ainsi partis en fumée.

D’ici 2019-2020, le président Quillet espère aussi que le rond-point permettant de sécuriser les entrées et sorties des camions depuis la route départementale aura été réalisé.

Nathalie Vauchez

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