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AG de l'URCAN

membres de l'URCAN pour l'AG dans les locaux du CNAR - Ars en Ré

Le nautisme, véritable enjeu économique et touristique pour l’île de Ré

Les membres de l’URCAN et Sylvie Dubois, directrice Environnement de la CdC.
Publié le 06/07/2017
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Vendredi 30 juin, l’Union Rétaise des Clubs et Associations Nautiques tenait son assemblée générale ordinaire dans les locaux du CNAR à Ars.

Neuf représentants d’associations sur les 11 que compte l’URCAN, étaient présents afin d’entendre le bilan de l’année 2016. Régis Baudonniere, président depuis 2016, a ouvert la séance en remerciant particulièrement la présence de Sylvie Dubois, Directrice Environnement de la Communauté de Communes, témoignant de l’intérêt qu’elle porte à la gestion du nautisme.

Un débat sur le désenvasement des ports

Dès le début de séance, un débat sur l’envasement des ports s’est engagé. « Il faut connaître parfaitement le tracé sinueux du chenal d’Ars pour l’emprunter » s’est lamenté un des représentants des associations, « Or, un navigateur venant de l’extérieur n’est pas sensé connaître les fonds, les tarifs portuaires étant fort coûteux pour des plaisanciers qui ne pourront bientôt plus naviguer » a-t-il martelé.

Régis Baudonnière a pointé la problématique du désenvasement au regard de la législation sur la pollution (principalement due au cuivre). Des dévasages plus réguliers permettraient d’alléger l’accumulation de boues polluées et donc de rejeter au large sans surcoût de dépollution. L’association souhaitait même la présence d’un professionnel pour exposer les techniques et les matériels de dévasage et pour connaître son point de vue sur la question de la fréquence des entretiens mais le rendez-vous a malheureusement été remis à plus tard.

En effet, un budget d’entretien est obligatoirement attribué dans la gestion des ports, mais les dévasages se font de façon trop rare (Saint-Martin a été dévasé en 2003) d’autant plus que la législation se fait de plus en plus dure. Il faut désormais compter 220 €/m³ pour extraire et retraiter (sur le site du Belvédère) les boues polluées, un coût exorbitant difficile à (di)gérer pour des petits ports comme ceux de l’île.

Sylvie Dubois a rappelé que, bien que n’étant pas vraiment de sa compétence et nécessitant des demandes d’autorisations administratives lourdes, la CdC se charge du dragage du chenal d’Ars (environ 5 000 m³ / an par roto dévasage).

Un document écrit synthétique

Régis Baudonnière a ensuite donné lecture du rapport moral 2016 en soulignant le gros travail effectué dans la synthétisation des attentes de l’URCAN. Un document unique reprenant les actions et les préoccupations de l’association a été établi : protection des bassins de navigation, dévasages, installation de filières en eaux profondes, mouillages forains, énergie hydrolienne, installation d’éoliennes au large d’Oléron… y sont en bonne place.Validé en septembre 2016, ce document a été communiqué à la CdC comme aux communes et fait désormais référence.

Un travail main dans la main avec les élus

Le président a rappelé qu’au travers des consultations sur le PLUI, la CdC leur a permis de s’exprimer et que l’intégralité de leurs attentes, concernant le nautisme, a été reprise dans le PLUI (créer des stockages à sec, des mouillages organisés etc…). « Malgré tout, on a l’impression que les objectifs sont parfaitement compris mais rien n’est encore fait » a-t-il déploré. Les 47 mouillages validés pour Saint-Clément sont repoussés à 2018, le dossier est en attente pour Rivedoux et ses 50 places d’aménagement du port. A Saint-Martin, la demande pour 52 mouillages à La Cible a été faite, également en attente…

Aux Portes, le dossier compliqué s’étend sur trois zones et porte sur 450 à 500 mouillages, il est entre les mains d’un bureau d’étude. Seule la commune de Sainte-Marie a formalisé une vingtaine de mouillages en 2014 qui « seraient » gérés par une association. Sur ce sujet, l’URCAN reconnaît un problème de communication entre les associations membres.

L’URCAN porte un soutien effectif à la SNSM

Le 16 juin 2016 elle organisait une soirée qui a rapportée 11 500 € de dons au profit de la SNSM. De même pour 2017, qui marque les 50 ans de la création de la Société nationale des sauveteurs en mer, l’URCAN prépare une soirée d’exception le 11 septembre 2017 à bord de l’Espérance I, catamaran des Croisières interîles, qui accueillera 167 personnes pour une soirée de bienfaisance « cocktail » embarquée.

Le président a alors passé la parole au trésorier Bruno Gourdon qui a donné lecture du bilan financier 2016. Les comptes faisaient état de 14 cotisations à 50 € (11 associations de plaisanciers et 3 professionnels du nautisme sur 4) et sont passés de 3 382,36 € fin 2015 à 4082,36 € fin 2016. Ils ont été approuvés à l’unanimité.

Compétences de gestion des ports, PLUI et PPRL

L’AG s’est poursuit par des échanges et des débats entre les membres. Sylvie Dubois a rappelé que le PLUI, en suspens pendant la phase réglementaire du PPRL (zonage et enquête publique) devrait être finalisé pour la fin 2019. Quant à l’avenir de la gestion des ports par les communes, elle ne présage pas de changements de compétences notoires au regard de la loi NOTRe. Mr Garcia (Saint-Martin) a évoqué la possibilité d’une compétence intercommunale.

Le mot de la fin a été formulé par Jean-Claude Perrin, ex président de l’URCAN, qui s’interroge sur l’absence de reconnaissance de la mer dans le nouveau gouvernement qui n’a plus de Secrétaire d’Etat à la mer, mais Sylvie Dubois s’est voulue rassurante en citant le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, qui semble fort impliqué dans la sauvegarde des océans. L’AG s’est achevée dans la convivialité autour d’un pineau des Charentes offert par Jean-Claude Jégou, vice-président du CNAR.

Véronique Hugerot

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