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Défi sportif

Mini-Transat 2017 : un skipper, un bateau et une belle histoire

Un numéro à retenir
Publié le 19/09/2017
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Il était annoncé pour le mercredi 6 septembre. Du côté du quai des Torpilleurs à Saint-Martin, le bateau Destination Ile de Ré s’est amarré pour un évènement important : son baptême !

Un baptême très entouré

Une partie de l’équipe de l’office de tourisme intercommunal et sa directrice générale Gisèle Vergnon, Lionel Quillet, Patrice Raffarin, Michel Auclair, Gilles Duval et Patrice Déchelette, le skipper Antoine Cornic, son associé Christian Karcher et des membres de leur équipe, tous entouraient le héros de la fête, porteur des espoirs rhétais pour la Mini-Transat qui partira de La Rochelle le 1er octobre. Après un mot de chacun et une présentation de la fameuse pile à hydrogène, le mini de 6,50m a été dûment baptisé dans la gaité, adoubé par un parrain plutôt prestigieux : Brock James en personne, le fameux ouvreur du Stade Rochelais. Indéniablement, ce projet porteur de sens suscite l’enthousiasme de tous.

Antoine et son bateau sont bien entourés

Antoine et son bateau sont bien entourés

Deux ans de travail

Quelques jours plus tard, rencontre informelle avec Antoine Cornic. Nous évoquons les deux ans d’attente qui verront bientôt leur aboutissement. Deux années à la fois passionnantes et difficiles.

Des études à sa fabrication, la pile leur a donné du fil à retordre. Pas étonnant quand on cumule toutes les contraintes, de l’encombrement au poids en passant par les exigences en énergie et en matière d’environnement. Cette pile, c’est déjà une aventure à elle seule !

Maintenant qu’il est loin derrière lui, Antoine se souvient aussi du moment où il a failli tout lâcher, faute de moyens. « Ma femme me disait mais non, continue, on se débrouillera. Mais tu te réveilles un matin et il faut se rendre à l’évidence : en tant que père de famille responsable, peux-tu vraiment aller plus loin ? En fonds propres, ça coûte vraiment très cher ». C’est alors qu’Antoine fait une rencontre déterminante : Pascal Barreau, PDG de la société Ebac située à Niort, sera son premier partenaire. Antoine respire et reparle de ses nouvelles voiles. Les pièces du puzzle se mettent ensuite en place presque toutes seules, couronnées par le partenariat avec Destination Ile de Ré et la CdC.

J-2 semaines

Antoine est aujourd’hui en phase finale de préparation et il a fort à faire. Car quand on part seul en mer pendant plusieurs semaines, il faut penser à tout : « inimaginable d’avoir une rage de dents par exemple », me signale Antoine, enchaînant avec les échanges qu’il a en ce moment avec les enfants dans les écoles. Car son périple en solitaire s’enrichit de rencontres pédagogiques avec les élèves des écoles de Rivedoux mais aussi ceux du Collège des Salières à Saint-Martin et du Collège Fénelon à La Rochelle. Selon leur âge, les enfants ne posent évidemment pas les mêmes questions : les plus jeunes s’interrogent surtout sur la sécurité et la vie à bord tandis qu’avec les plus âgés, Antoine peut aborder des questions de fond, comme l’aspect environnemental ou la technique.

Libéré des contraintes financières mais aussi de toute l’organisation gérée de main de maître par l’expert Christian Karcher, Antoine précise que « c’est une sorte de répétition générale ». Car les deux complices ont une vision à long terme et un objectif commun : le Vendée Globe de 2020, toujours avec une pile à hydrogène. En attendant, l’Ile de Ré toute entière suivra le bateau qui porte son nom, et le défi sportif que représente une telle traversée dans un espace vital réduit au minimum. Mais comme toujours avec les grands sportifs, c’est la passion et le dépassement de soi qui prennent le relais !

Pauline Leriche Rouard

 

Erratum

Dans notre précédente édition, les crédits photos n’étaient pas mentionnés. Nos excuses au photographe Yann Werdefroy et à l’association Voile Passion pour cet oubli bien involontaire.

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