Enfants et jeunes

Portrait

Quand les jeunes de l’île tracent leur sillon

À quand le premier grand film de Robin ?
Publié le 06/03/2018
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Qui a dit que la relève manquait de conviction ? Sortez du bois les rabat-joie : Robin Delavigne est Genty et plein d’avenir !

Il a commencé ses petites vidéos à la « Cyprien » façon bricole en CM1… Ambiance « je pose mon téléphone dans un coin et je me mets en scène ». À l’époque, la technique est sommaire mais l’idée un pas en avance, reflet burlesque de sa vie quotidienne, « Parce-que j’aime bien partager ce qui me fait marrer » dit-il.

Sensible à son piquant, l’entourage le motive et l’encourage à publier ses brèves sur la toile. Caméra sur trépied cadeau de Noël, micro, accessoires lumière, conseils montage : perfectionniste et toujours insatisfait de son travail, l’oiseau refuse de partager les réjouissantes parodies inspirées de ses tribulations !

Il faut attendre l’entrée en 6ème en 2015 pour que la pause humoristique familiale fasse mouche et pousse sa frimousse de sacré coquin hors les murs du collège Les Salières, nid des fans de la première heure.

Dans le petit monde de Robin Delavigne le métier de ses parents reste obscur… « envoyeurs de mails » ? La petite soeur (sorte de truc livré non conforme à la commande après six mois d’un ventre plein comme un sac à dos de quatrième) prend des cours pour prononcer « Mais arrêteu » avec un son strident.

Lui, jubile à transposer ses réactions « pour des trucs qui ont plus ou moins d’importance », comme l’absence de la prof de math qui justifie un ballet en tutu rose sur le « Lac des cygnes » ou le kif du ski sur un riff bien senti : « bouchons à perte de vue, matos noué encombrant, raclette fromage tartiflette, t’as les doigts en stalactites, mais tout semble magnifique ».

La dernière vidéo sur YouTube a rassemblé 2300 visiteurs en quatre mois sur 30 000 affichées à fin 2017. Vigilance révélation !

« D’un loisir à une passion » : un premier court-métrage

C’est lui qui le dit, jusque là il s’amusait, il est temps maintenant de passer aux choses sérieuses !

Robin ne veut plus seulement faire rire avec son pseudo Delavigne. Fort d’un stage qui lui a permis de s’exercer à préparer un tournage (lieu, décors, casting…), faire un découpage des scènes, gérer la technique ; le voici qui s’émancipe et parle désormais de faire de sa passion un métier.

Après son bac il aimerait intégrer l’école Louis Lumière ou idéalement la Fémis, mais pour l’heure c’est dans la réalisation de son premier court métrage qu’il s’est lancé. Jeudi 22 février à Rivedoux : extérieur jour, soleil et froid glaçant, « Moteur, ça tourne, action, clap ! ».

Autour de Robin, qui signera cette fois de son nom Genty, s’est mobilisée une équipe de quinze copains, pros ou simples supporters qui croient en « Mise au point », 20 minutes de vérité familiale qui éclate au détour d’un petit mensonge. Pour jouer sa soeur rôle central du scénario, il a choisi Anne-Lise, elle aussi de Sainte-Marie et membre de la ligue d’improvisation du lycée Saint-Exupéry où elle étudie.

Dans une ambiance de pionniers vivifiante, le duo a fait merveille pendant les quatre jours de tournage, ponctués d’imprévus comme il se doit mais boostés par les bonnes volontés en présence.

En plein montage et avant même la diffusion prévue fin mars, l’intéressé est d’ores et déjà critique et corrige le tir des prochaines esquisses en route dans son esprit.

Quelque chose me dit que « Mise au point », l’histoire d’un frère et d’une soeur qui se rencontrent au travers d’une bêtise à réparer, solidaires soudains et porteurs d’un secret enfin dévoilé, annonce les débuts du talent…

Marie-Victoire Vergnaud

 

Ça se passe sur YouTube à Robin Delavigne : Rétais nouvelle vague on s’abonne !

Diffusion du court-métrage « Mise au point » fin mars.

 

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