Territoire

10 ans Ré à la Hune

Les Elus territoriaux témoignent

Cette photographie n’est pas sortie des archives communales du siècle précédent. C’est tout simplement un instantané des belles festivités organisées par l’Office de Tourisme pour fêter son centenaire en 2011 (Le Bois).
Publié le 15/12/2017
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A l’occasion des 10 ans de Ré à la Hune, nous avons demandé aux Elus territoriaux de rédiger quelques lignes sur le territoire et sur leur perception de Ré à la Hune. Le Président du département de la Charente-Maritime, Dominique Bussereau, le Député La Rochelle-Ile de Ré, Olivier Falorni, et les dix maires de l’île de Ré se sont bien volontiers prêtés au jeu.

 

Dominique Bussereau : Président du département de la Charente-Maritime

Clocher de l’église d’Ars-en-Ré © CMT17 C. TRIBALLIER

Clocher de l’église d’Ars-en-Ré © CMT17 C. TRIBALLIER

Pour le 10ème anniversaire du magazine Ré à la Hune

Je souhaite un bon anniversaire au magazine « Ré à la Hune » et à son équipe qui se fait l’écho depuis 10 ans avec passion et professionnalisme de l’actualité de l’Île de Ré, un territoire précieux et authentique dont la Charente- Maritime est fière !

Depuis 10 ans « Ré à la Hune » informe et nourrit la curiosité de ses lecteurs grâce au dynamisme des dix communes que compte l’île et de ses plus de 18 000 habitants. En effet, qu’il s’agisse de culture ou d’environnement, de sport ou d’innovation, de ses entreprises ou de son tissu associatif, les sujets sont nombreux : il se passe beaucoup de choses toute l’année sur « Ré la blanche » comme elle est surnommée !

L’île de Ré est reliée au continent par un viaduc, dont nous fêterons les 30 ans en 2018, avec une écotaxe adaptée à sa singularité. Elle offre une nature vivante et préservée, un patrimoine valorisé et sauvegardé, de belles plages de sable fin et une gastronomie locale qui font le bonheur des nombreux vacanciers qui choisissent d’y séjourner. Elle constitue une véritable vitrine pour notre Département invitant à découvrir toutes les richesses de la Charente-Maritime.

La gestion maîtrisée de ses Espaces Naturels Sensibles, l’aménagement harmonieux de ses cheminements doux et une protection adaptée et efficace de son littoral ont permis à l’Île de Ré de sauvegarder ses paysages, de préserver sa douceur de vivre et de développer son attractivité tout en conservant son caractère et son identité insulaires.

En s’inscrivant résolument dans cet équilibre maritime et terrestre, l’Île de Ré reflète l’esprit et les valeurs que le Département défend dans toute la Charente-Maritime !

Dominique Bussereau, Président du Département de la Charente-Maritime et de l’Assemblée des Départements de France, ancien Ministre

 

Olivier Falorni : Député de la 1ère Circonscription La Rochelle-île de Ré

Ré à la Hune fête ses 10 ans cette année

10ans pendant lesquels ce mensuel d’information, notre mensuel d’information, s’est forgé une ligne éditoriale, s’est étoffé, s’est enrichi de nouveaux collaborateurs, pour aujourd’hui faire partie intégrante du paysage rétais.

10 ans au cours desquels il a franchi toutes les étapes pour gagner la hune. Comme la plateforme dont il tire son nom, il est indispensable, incontournable voire même essentiel. Ce ne sont pas les haubans qui s’enchaînent, mais les éditos à la une, toujours si finement ciselés pour porter, en quelques mots, un regard juste sur l’île.

10 ans que les lecteurs assidus l’attendent chaque mois. Assidu, je le suis aussi pour tout savoir de ce qui se passe dans l’ensemble des villages, entre ferveur estivale et quiétude hivernale. C’est en effet la vie des Rivedousais, des Flottais, des Martinais, des Maritais, des Boitais, des Couardais, des Loidais, des Casserons, des Portingalais et des Villageois, qui se retrouve dans chacun de ses numéros.

Étant très souvent sur l’île sans pouvoir toutefois y être tout le temps, c’est un lien important pour moi, notamment quand je suis à Paris à l’Assemblée nationale.

A mes yeux, les moments qui illustrent le mieux l’identité et la diversité de l’île, et que l’on retrouve à chaque fois dans les bonnes pages de Ré à la Hune, c’est sans doute la grande fête annuelle des associations et les cérémonies des voeux dans chaque village. Ces manifestations sont l’essence même de ce territoire insulaire. Je prends plaisir, chaque année, à y participer car j’y côtoie celles et ceux qui font vivre l’île durant les quatre saisons.

Elles traduisent parfaitement ce qu’est l’esprit rétais, fait d’engagements associatifs multiples et d’attachement fort à son lieu de vie.

L’Ile de Ré s’est épanouie au fil du temps grâce à sa singularité, à ses spécificités. Et je suis profondément convaincu que tous : acteurs associatifs, économiques, politiques et médiatiques, comme Ré à la Hune, contribueront encore longtemps à son développement et à son attractivité.

Dans 10 ans, nous fêterons une nouvelle dizaine de notre mensuel* préféré !

Qui peut prédire quel sera le visage de l’Ile de Ré en 2027 ? Mais ce que je souhaite, c’est qu’elle reste toujours une île à visage humain, accueillante, diverse, riche d’un patrimoine naturel et historique constamment embelli, que Ré à la Hune ne cessera de nous faire vivre chaque mois.

Olivier Falorni, Député

* Mensuel l’hiver, bi-mensuel d’avril à septembre

 

L’Hôtel de Clerjotte, lieu d’histoire et de culture, symbolise la qualité et la diversité du patrimoine rétais

L’Hôtel de Clerjotte, lieu d’histoire et de culture, symbolise la qualité et la diversité du patrimoine rétais

Gisèle Vergnon – Maire de Sainte-Marie de Ré

vergnon-poule-stemarie

photo de fin d’année

“Ma passion pour les projets de territoire”

Vous me posez la question de ce qui m’a le plus marquée pendant ces dix dernières années :

- La célébration de mon premier mariage, j’étais encore plus émue que les mariés !

- La lenteur administrative : j’ai rapidement compris que tout prendrait plus de temps que dans le privé, le formalisme est contraignant, parfois sans réelle justification.

- La responsabilité d’un maire : une responsabilité réelle car les décisions et les choix impactent pour l’avenir de la commune. D’où l’obligation de savoir anticiper, s’entourer et avoir toujours présent l’intérêt collectif.

- La parité : c’est une richesse évidente dans une équipe municipale

- Ma passion pour les projets de territoire : après la tempête Xynthia, j’ai réalisé qu’il n’était plus possible de se projeter seulement à l’échelle de la commune, quelque chose avait changé, l’échelle du territoire s’imposait dans la majorité des projets d’avenir. La mutualisation des équipements, la complémentarité des villages, la solidarité entre Nord et Sud de l’île est devenue pour moi une évidence.

C’est bien cette notion de territoire uni, qui pour autant ne renie rien de l’identité de chaque commune, que j’imagine pour les dix ans à venir. Que l’agriculture, l’artisanat, les projets structurants, l’urbanisme, l’environnement, le patrimoine… soient causes communes pour l’intérêt de tous les Rétais.

La presse écrite fait partie de notre patrimoine, en 10 ans Ré à la Hune a su être proche des gens, leur apporter l’information locale, du village, de ceux d’à côté. Puis, parce que nous sommes dans une génération connectée, vous avez su être réactive et vous positionner sur le web.

Nathalie, votre équipe et vous-même avez su rythmer par des articles de fond, fouillés et argumentés, l’actualité de l’île depuis 10 ans, je vous félicite.

Vous avez vécu des hauts et des bas, vous avez été combative et n’avez rien lâché, Bravo à vous Nathalie. Très bel anniversaire ! Rendez-vous dans 10 ans, même jour…

Gisèle Vergnon, Maire de Sainte Marie de Ré

 

Patrice Déchelette – Maire de Saint-Martin de Ré

« Le port de Saint-Martin, le poumon de notre activité »

Avant toute chose, merci à Ré à la Hune de figer sur papier glacé et avec objectivité les événements qui rythment la vie de notre île et de ses communes.

Le site de Saint-Martin que j’affectionne particulièrement c’est son port, lieu de beaucoup de souvenirs de jeunesse, de la pêche à l’éperlan aux sorties à la voile en passant par les fêtes de la mer. Toute nostalgie mise à part, ce poumon de notre activité a beaucoup évolué comme le montrent ces photos. Nous nous devons de restaurer et d’entretenir ce patrimoine pour le léguer aux générations suivantes afin qu’elles y écrivent leur propre histoire.

Ce port, nous l’aimons tous et le faisons apprécier. C’est pourquoi actuellement nous nous battons pour en garder la gestion que nous confisquerait la loi NOTRe.

Patrice Déchelette, Maire de Saint-Martin de Ré

 

Saint-Martin de Ré avant...

Saint-Martin de Ré avant…

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint-Martin de Ré maintenant...

Saint-Martin de Ré maintenant…

 

 

 

 

 

 

Jean-Pierre Gaillard – Maire du Bois-Plage

« De mon point de vue tout est sur les rails »

Dix années qui ont passé très vite… dix années denses, riches d’évènements, parfois douloureux, mais dix années dont le bilan est néanmoins positif pour notre vie insulaire.

Certes XYNTHIA est encore dans les mémoires et le plan de prévention des risques saura bientôt nous en faire mesurer les conséquences pour notre quotidien. Cela est indéniable, bien que les travaux de protection du littoral en cours nous rassurent quelque peu.

Nous devons donc rester confiants dans notre avenir si l’on se réfère au chemin parcouru depuis 2008 : une dynamique s’est enclenchée au niveau de l’ensemble des dix communes avec comme point commun, la défense des acquis de nos aînés, de notre patrimoine, de la population rétaise en général, et, bien sûr, de notre qualité de vie. C’est notre fierté, c’est notre bonheur également et nous pouvons dire qu’à maints égards, nous sommes, pour la plupart d’entre nous, assez privilégiés dans l’Ile de Ré, même si des progrès sont toujours nécessaires ou attendus ici ou là !

Ce n’est pas uniquement le Maire qui s’exprime, mais aussi le citoyen avec ses convictions et son attachement au « Bois », le père de famille, qui apprécie son village et son mode de fonctionnement, lequel génère un lien appréciable entre chacun d’entre nous et qui n’a rien à envier à d’autres territoires.

Gardons à l’esprit en outre que ce qui est fait aujourd’hui pour les jeunes générations : le logement, les crèches, les écoles, les activités pour la jeunesse… est déterminant pour notre devenir et sera à poursuivre impérativement.

A l’échelle de l’Ile de Ré, il y aura aussi à lutter pour réduire les disparités entre le nord et le sud et par ailleurs à rester vigilant sur l’équilibre à préserver entre activités primaires, environnement naturel et tourisme ; ce qui n’est pas évident mais constitue néanmoins l’enjeu cardinal des années à venir.

Le reste, par exemple la réponse à apporter au vieillissement ou à l’isolement de certains, sera à appréhender avec l’implication de tous et la solidarité entre communes ! C’est cela la démocratie… De mon point de vue, tout est sur les rails, je ne suis pas plus inquiet qu’il ne le faut dans la mesure où chacun apporte raisonnablement sa pierre à l’édifice pour aller de l’avant.

Merci en tout cas au média bien ancré dans l’Ile de Ré que constitue Ré à la Hune et qui développe une ligne éditoriale responsable dans la présentation et l’analyse de notre vie sous ses nombreux aspects et ses multiples évènements. C’est un accompagnement précieux au fonctionnement de la collectivité !

Jean-Pierre Gaillard, Maire du Bois-Plage

 

Patrick Rayton – Maire de la Couarde

« La solidarité et la détermination des Rétais »

Le 28 février 2010 a évidemment marqué ces 10 dernières années. L’évolution de notre île, d’un point de vue tant social, qu’économique et patrimonial est empreinte des conséquences de cet évènement.

Depuis cette nuit de février, la vie n’est plus tout à fait aussi sereine que par le passé, en particulier dans la partie nord du territoire.

La viticulture a dû renouveler son outil de travail en procédant à la replantation d’une grande partie du terroir, les activités artisanales et commerciales ont également beaucoup souffert dans un premier temps. Aujourd’hui tous doivent faire face aux contraintes réglementaires, fruits de la révision du plan de prévention des risques naturels. A terme, ces contraintes pourraient empêcher les adaptations nécessaires de l’outil de travail des professionnels, voire déprécier la valeur de leurs investissements passés.

Malgré cet épisode douloureux pour beaucoup de familles, notre île a su se relever dans la solidarité.

La solidarité des populations et celle des Collectivités ont permis de poursuivre le développement de notre territoire dans le modernisme et ainsi maintenir une population permanente respectueuse des valeurs patrimoniales insulaires.

A titre d’exemple, notre Commune a réaménagé l’arrière plage du Peu Ragot afin d’offrir aux visiteurs des conditions sanitaires répondant aux attentes du moment tout en assurant l’intégration environnementale des équipements créés. De même, la construction d’une bibliothèque moderne a permis de multiplier par trois le nombre de lecteurs inscrits. Enfin la réalisation d’un nouveau marché répondant aux normes sanitaires et l’aménagement d’un pôle santé s’inscrivent également dans cette recherche de modernité protectrice de l’environnement.

La solidarité et la détermination des Rétais auront permis d’obtenir la réalisation d’ouvrages de défense du territoire, permettant ainsi d’envisager l’avenir sous de meilleurs hospices.

Demain l’île de Ré sera dépendante du déploiement du haut débit pour maintenir une population permanente. Les activités de services, voire commerciales, seront inévitablement demandeuses de cet outil indispensable à leur développement.

Le secteur primaire restera également déterminant, tant d’un point de vue économique que patrimonial. On peut d’ailleurs s’attendre à une évolution significative des filières de commercialisation des produits, notamment avec l’accroissement du nombre de producteurs se tournant vers des modes de culture dites « bio », mais aussi à une augmentation significative des tailles des exploitations.

L’artisanat et le commerce devrait rester relativement stable en terme d’effectifs, même si un déséquilibre grandissant pourrait voir le jour ; les contraintes du PPRN favorisant le développement de la partie sud pourraient amener des professionnels à relocaliser leurs entreprises du nord vers le sud.

Quant à l’évolution du parc de l’habitat tant principal que secondaire il est à craindre que les cinq Communes du sud subissent une pression foncière accrue, ce risque ne pourra être évité qu’avec l’élaboration d’un plan local d’urbanisme intercommunal équilibré qui devra concilier un développement « raisonnable » et harmonieux avec la préservation du territoire.

Maintenir un tissu économique dynamique, générateur d’emplois.

Assurer une offre suffisante de logements pour les actifs et les retraités.

Garantir une offre de services suffisante en particulier en matière de santé.

Tels sont quelques-uns des enjeux à relever dans les 10 prochaines années !

« Mon petit coin secret et préservé au milieu des marais de La Couarde-sur-Mer »

« Mon petit coin secret et préservé au milieu des marais de La Couarde-sur-Mer »

10 ans de Ré à la Hune

Tout d’abord, je souhaite un bon anniversaire pour ses 10 ans à Ré à la Hune !

Le choix du journal ainsi que la newsletter est de proposer des articles de fond collant à l’actualité et permettant aux lecteurs d’avoir une vision éclairée sur les différents sujets traités.

Ré à la Hune a naturellement toute sa place en matière d’information sur notre territoire. La justesse des analyses et l’objectivité des propos en font un média reconnu et apprécié.

Il va sans dire qu’il gardera toute sa place dans les prochaines années et qu’à l’heure du numérique, la newsletter devrait encore se développer car les lecteurs habitués à l’information en temps réel pourraient privilégier cette forme d’information.

A bientôt en 2027.

Patrick Rayton, Maire de La Couarde

 

Patrice Raffarin – Maire de Rivedoux-Plage

10 ans déjà ! Très bel anniversaire à Ré à la Hune !

Et oui, en dix ans, Ré à la Hune a bien grandi pour être toujours au plus près du terrain et de notre vie insulaire.

Durant ces années écoulées, comment ne pas évoquer le traumatisme de la tempête Xynthia ?

Cette tempête de fatalité restera à jamais dans la mémoire de tous ceux qui l’ont vécue en raison des grandes blessures matérielles et humaines qu’elle a provoquées.

Cette tempête nous a aussi rappelé qu’à l’heure de la mondialisation et du tout-informatique, l’homme et ses technologies ne pèsent pas lourd face à la nature. La leçon aura-t-elle été entendue ?

Pour ma part, les points faibles de nos défenses des côtes rivedousaises ont été identifiés : submersion par la côte nord, derrière la coopérative maritime, due à l’absence de digue et de perré, fragilité du trait de côte sur la côte sud avec une importante érosion. Ces problèmes seront résorbés à très court terme.

Mais la tempête a aussi été une belle leçon de solidarité. Qu’il me soit de nouveau permis de saluer et de remercier au nom de toute la population rétaise l’ensemble des élus, les personnels communaux des services techniques mais aussi les personnels communaux des services administratifs. Ils ont été d’une disponibilité et d’une serviabilité totales, ils ont aussi démontré lors de ces évènements difficiles que les mots « service public », malheureusement souvent décriés, ont encore un sens et un avenir !

2008 – 2015, sept ans furent nécessaires pour la conception du projet de l’aménagement de notre centre-bourg rivedousais, sa mise en oeuvre et son suivi. Cet aménagement, véritable enjeu pour la vie permanente, est à présent terminé et unanimement apprécié. Il répond à tous les objectifs que nous nous étions fixés : définir et qualifier le centre-bourg, revitaliser l’activité commerciale, ouvrir le village sur la mer et enfin pacifier la circulation, contrainte incontournable pour la réussite des trois objectifs précédents.

Durant cette même période, la commune de Rivedoux-Plage a obtenu son classement en station classée de tourisme. Ce classement est une reconnaissance des efforts accomplis par la commune et les acteurs touristiques et économiques depuis plusieurs années. C’est l’aboutissement d’un long travail et d’une politique active menée pour le développement de l’activité économique touristique, la mise en oeuvre d’investissements et d’équipements tout en tenant compte des principes du développement durable et de l’amélioration du cadre de vie. Des services publics locaux se sont développés, de nouveaux équipements structurants ont vu le jour autant pour les Rivedousais que pour les touristes.

Nous sommes à présent à l’aube de grands enjeux, l’élaboration du Plan Local d’Urbanisme Intercommunal avec l’application du Plan de Prévention des Risques Naturels.

Des équilibres complexes et fragiles devront être assurés, équilibre entre les espaces naturels et les espaces agricoles, équilibre entre l’urbanisation et la protection de l’environnement, équilibre entre la vie permanente et la vie touristique, équilibre entre nos deux cantons mais aussi équilibre entre les compétences de nos mairies et celles de la Communauté de Communes.

Ces équilibres nécessiteront des contraintes et des actions courageuses, audacieuses et originales pour remédier à la circulation des voitures individuelles et aux inévitables engorgements.

Cette nouvelle période doit être enfin celle du rassemblement des énergies pour plus de lien, plus de projets, plus de respect de l’environnement, plus de solidarité, plus de dialogue et de rencontres entre nous, nul doute que Ré à la Hune y contribuera aussi !

Patrice Raffarin, Maire de Rivedoux-Plage

 

Une belle vue aérienne de Rivedoux

Une belle vue aérienne de Rivedoux

Jean-Louis Olivier – Maire d’Ars-en-Ré

Une évolution de l’île de Ré maîtrisée et dynamique

Concernant l’évolution de l’Ile de Ré ces dix dernières années, je pense celle-ci maîtrisée dans beaucoup de domaines, cependant un dynamisme certain sous l’impulsion des communes et de l’intercommunalité, en exemple la construction de logements locatifs, la répartition de centres multi-accueil (crèches) etc, ainsi qu’une activité économique générale soutenue par les nombreux chefs d’entreprises et de commerces, grâce à la présence d’une population permanente active, mais aussi bien sûr touristique d’une saison qui s’étend au-delà des mois d’été.

Le fait le plus marquant de ces dernières années restera la tempête Xynthia, qui non seulement aura impactée l’île de Ré dans son ensemble, mais plus durement les cinq communes du nord de notre île dont le plan de prévention des risques qui en découle.

Ce qui m’amène à penser que des changements profonds nous attendent en matière d’urbanisme concernant l’architecture traditionnelle et de fait, les conséquences que cela va entrainer en général pour la vie de notre territoire. C’est pourquoi, une protection contre la mer déjà engagée doit se poursuivre plus rapidement.

Pour le média Ré à La Hune, nul doute que son avenir est certain et son rôle d’information nécessaire et complémentaire aux autres médias locaux. Les sujets traités sont importants et diversifiés, pour la bonne compréhension des Rétais d’ici ou d’ailleurs attachés à la vie de leur île.

Jean-Louis Olivier, Maire d’Ars-en-Ré

Cet endroit qui incite à la promenade en surplomb et bordure de la côte, est celui que je préfère pour m’y attarder sur un banc seul ou avec mon épouse, face à la mer, avec côté village une vue exceptionnelle sur notre clocher et les moulins, et qui me permets de méditer et réfléchir aux bonnes décisions qui doivent être prises.

Cet endroit qui incite à la promenade en surplomb et bordure de la côte, est celui que je préfère pour m’y
attarder sur un banc seul ou avec mon épouse, face à la mer, avec côté village une vue exceptionnelle sur notre
clocher et les moulins, et qui me permets de méditer et réfléchir aux bonnes décisions qui doivent être prises.

 

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Léon Gendre – Maire de la Flotte

2008. Cette année-là…

Début 2008, j’achevais ma carrière professionnelle au Richelieu après 44 années de présence ininterrompue.

2008, c’est aussi 31 ans en qualité de Maire de La Flotte, 23 ans en tant que Conseiller Général et 5 ans de Présidence à la Communauté de Communes de l’Ile de Ré.

Cette année-là, je publiais un recueil « 1988-2008 le pont 20 ans après », où je dénonçais le renoncement quasi général pour assurer une protection durable de l’Ile et ralentir une urbanisation galopante.

Depuis cette date, la politique n’a guère changé et l’annulation du SCOT par le tribunal administratif de Poitiers, le 9 juillet 2015 est bien la preuve d’un échec dans les orientations des élus communautaires.

Certes de nombreux aménagements ont été réalisés et divers équipements ont été créés pour assurer modernité, confort et sécurité à l’attention de la population.

Enfin, le 28 février 2010, Xynthia a rappelé aux Rétais que leur île était toujours menacée de submersion et que le confortement des défenses contre la mer, relevait d’une urgence absolue.

Que seront les 10 années qui nous séparent de 2028 ? Bien présomptueux seraient ceux qui pourraient répondre à une telle question, tant l’incertitude règne dans tous les milieux de la société.

Peut-être peut-on se hasarder à prévoir la poursuite de la mondialisation qui touche tous les pays, et met en péril les plus vulnérables d’entre nous. Quant à l’Ile de Ré, elle sera, dans 10 ans, ce que les élus responsables de son devenir en décideront. Le maintien de la qualité de la vie sur notre île dépendra de la volonté qu’exprimeront dans leurs décisions, les représentants de l’Etat et ceux de l’Ile elle-même.

Le grand risque pour l’Ile de Ré, n’est pas seulement un nouveau Xynthia, mais surtout une submersion humaine, conséquence d’une urbanisation non maîtrisée.

J’ose espérer que les Rétais refuseront ce scénario et qu’enfin la raison l’emportera face aux ambitions démesurées de certains.

Dans cette perspective, un journal comme Ré à la Hune, qui fête ces 10 ans en cette fin d’année, a une très belle carte à jouer.

Né de la volonté inébranlable de Nathalie Vauchez, notre second journal Rétais a trouvé sa place auprès des lecteurs. Les articles des journalistes sont bien documentés et les reportages font la part belle à la vie insulaire.

Je forme le voeu que Ré à la Hune poursuive et même intensifie son activité pour une information objective, diversifiée et même critique de la société Rétaise.

Longue vie à Ré à la Hune.

Léon Gendre, Maire de La Flotte

 

La baie de La Flotte sous la neige

La baie de La Flotte sous la neige

Gilles Duval – Maire de Saint-Clément-des-Baleines

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Le Canot de sauvetage de Saint-Clément-des-Baleines que j’affectionne tout particulièrement.

« Un seul village pour l’ex canton Nord »

Ré à la Hune : Comment voyez-vous l’Ile de Ré dans 10 ans ?

Gilles Duval : Hélas un seul village pour l’ex canton Nord et j’irai pleurer avec mes Villageois devant notre monument aux morts.

Un site de l’Ile de Ré que vous affectionnez particulièrement ?

Le Canot de sauvetage, le plus bel endroit de l’Ile de Ré pour les couchers de soleil et voir les tours de New-York par beau temps seulement…

Un petit mot sur Ré à la Hune ?

Ré à la Hune fait partie de notre territoire. Il est attendu et lu par nos Villageoises et Villageois, d’autant qu’il est gratuit et à Saint-Clément des-Baleines, on compte.

Gilles Duval, Maire de Saint-Clément-des-Baleines

 

Michel Auclair – Maire des Portes-en-Ré

« Je pense que la raison permettra un retour au bonheur d’une vie permanente »

Maire d’un village atypique de l’île, les Portes en Ré, depuis 2014, j’arrive à mi-mandat avec la satisfaction de certaines réalisations positives, dans un contexte très complexe. En effet, le traumatisme de Xynthia a laissé des traces importantes sur les possibilités de développement.

L’Ile de Ré, ayant trouvé, à mon sens, un développement harmonieux et contrôlé dans son urbanisation se retrouve en difficulté avec un ensemble de contraintes urbaines, écologiques et patrimoniales qui la met en grande difficulté pour les années à venir. Malgré tout cela, nos projets communaux permettront aux habitants de nos villages, de notre village d’envisager avec bonheur de vivre à l’année dans l’Ile de Ré, aux Portes en Ré.

Je pense que la raison, après la construction de digues et levées, permettra un retour au bonheur d’une vie permanente avec un cabinet médical, une pharmacie, une école et quelques logements sociaux supplémentaires, des accueils pour les enfants et un skate park pour tous.

L’ensemble de ces installations trouve son utilité aussi bien pour les résidents permanents que pour les résidents secondaires et les touristes qui viennent rechercher dans notre île la douceur de vivre dans un espace protégé qui a conservé une certaine authenticité reconnue par tous.

Ré à la Hune, par la variété de ses articles : actualité, environnement, vie associative et bien d’autres encore, permet de partager la vie réthaise, démontre qu’il y a une vie permanente sur l’Ile, que l’on y travaille, que l’on ne s’ennuie pas l’hiver.

Michel Auclair, Maire des Portes-en-Ré

 

La Patache, un havre de calme propice à la méditation

La Patache, un havre de calme propice à la méditation

Lionel Quillet – Maire de Loix et Président de la CdC

« La génération future fera le choix en 2050 de protéger ou non l’île de Ré »

Ré à la Hune : Comment a évolué l’île de Ré depuis dix ans ?

Lionel Quillet : Il y a à mon sens quatre périodes. De 1963 (ma date de naissance) à 1988 c’était l’avant pont, l’île de Ré s’appauvrissait en vie permanente avec une population de 13 à 14 000 personnes, on allait vers une île purement touristique.

De 1988 à 2008, le pont procure de nouveaux avantages mais amène aussi son lot d’incertitudes, auxquelles les réponses sont essentiellement communales, aux besoins immédiats. C’est le début de l’intercommunalité. De 2008-2010 à 2020-2025, c’est la période de l’intercommunalité, l’arrêt de l’urbanisation avec le principe 80/20 figé dans le marbre, le chantier digues de 100 millions d’euros, le programme de logements visant à stabiliser la vie permanente et les grands enjeux que sont le transport, l’écotaxe, et la politique environnementale.

Quels sont les enjeux des dix prochaines années ?

L’enjeu fondamental sera de mettre la protection des côtes à un niveau suffisant pour que perdure la vie sur l’île de Ré. Ensuite ce sera la prochaine génération 2030-2050 qui décidera s’il faut défendre ou non le territoire à long terme. Nous assurons cette protection dans les années à venir, pour que la génération future puisse faire un choix en 2050.

Conserver une population de 18 à 20 000 habitants constitue un autre enjeu fort, avec les services qui vont avec. L’île de Ré est l’une des îles les plus peuplées de France, elle n’est pas qu’une destination touristique. Pour que l’île reste qualitative et attractive, la protection de l’environnement est essentielle, il s’agit de la première réussite de l’île de Ré, l’écotaxe y contribue largement. Enfin, un enjeu important sera de pouvoir conserver une vie communale au sein d’une intercommunalité forte, avec les spécificités de chaque commune.

Que pensez-vous de Ré à la Hune, quelle est sa contribution sur le territoire ?

Quand Ré à la Hune s’est lancé, ce n’était pas gagné, il n’y avait pas une place énorme pour un titre nouveau, le territoire était déjà très couvert. La première chose que je vois dans Ré à la Hune est sa qualité d’écriture, avec des sujets travaillés, justement traités, qui vont au bout de la réflexion. D’ailleurs, quand nous voulons nous remettre dans un dossier, Ré à la Hune est notre référence.

Ce qui est aussi intéressant est que vous suivez la vie d’hiver, permanente, avec une vraie compréhension de l’île de Ré, cela ne va pas à la facilité. Dans votre journal, Ré est envisagée dans sa totalité et il valorise le travail des communes et de l’intercommunalité, parfois de façon critique, c’est normal. Vous abordez aussi bien les « petits » dossiers, que les grands sujets comme le PPRL, les digues, l’évolution de l’île de Ré… La sortie de Ré à la Hune est toujours très attendue par les Rétais.

Lionel Quillet, Maire de Loix et Président de la CdC

L’écluse de la Verdonnais à Loix © Michaël Morin

L’écluse de la Verdonnais à Loix © Michaël Morin

Ré à La Hune, un regard différent, apprécié et attendu par ses lecteurs !

Au côté du « Phare de Ré », l’institution rétaise hebdomadaire, Ré à La Hune s’est imposé incontestablement. En apportant un regard différent. Car quand les concurrents ont donné l’information, que relater, que dire ? Ou plutôt qu’offrir de plus au lecteur ? Apporter un regard différent. Celui d’un temps plus long, plus favorable à la réflexion, à l’article de fond.

Et c’est une réussite. Centralement celle d’une femme, Nathalie Vauchez. Intelligente, tenace, battante, exigeante, ouverte, curieuse de tout, fine connaisseuse et observatrice du monde insulaire, Ré à La Hune c’est elle ! Chef d’entreprise, rédactrice en chef, douée d’une vitalité et d’une capacité de travail qui forcent l’admiration, nous lui devons nombre d’articles qui nourrissent la réflexion sur l’île de Ré, son avenir, ses activités, ses femmes et ses hommes… Où trouve-t-elle les forces pour tout cela ? Sûrement dans sa passion pour l’île, en sa pet i te Manon aussi. Dans sa volonté de faire émerger les idées, les tendances par le débat, l’interview intelligent des acteurs politiques, associatifs, économiques… Qu’elle en soit remerciée !

Que retiennent le naturaliste et l’assureur des 10 ans passés ? Que le passé n’a souvent d’intérêt que pour ce qu’il annonce sûrement de notre futur.

- Xynthia. 69 ans après la dernière vimer de l’île (1941) le risque de débordement de la mer oublié par les néo-littoraux et deux générations d’insulaires nous a été rappelé cruellement par la submersion du 28 février 2010. Deux morts, des biens, des espaces naturels dévastés mais plus encore : quelle place future de l’homme et de ses activités sur l’un des territoires les plus exposés de France ?

- Un développement inconsidéré des constructions avec un questionnement : la beauté, la Nature et la qualité de vie de l’île seront elles sacrifiées ? La surpopulation et les pressions humaines de certaines périodes, la densification nous apportent la réponse, alors comment mieux maîtriser « l’immaîtrisable » ?

- Un territoire riche de ses activités, services et équipements publics : regardons bien d’autres territoires, Ré est formidablement bien dotée. Attention au too much ! A l’artificialisation grandissante des sols !

Quels enjeux pour les dix ans à venir ?

Conserver la grande qualité de vie de l’île.

- Cultiver l’Excellence Environnementale terrestre et marine !

- Amortir un bouleversement humain prévisible du territoire. De nouveaux arrivants vont remplacer massivement les insulaires de souche et les résidents secondaires « assimilés » depuis 40 ans, méconnaissant l’insularité, ses us et coutumes. Peut-on promouvoir le mode de vie rétais, la culture rétaise pour les nouveaux arrivants ? Sinon Ré deviendra comme La Rochelle ou les Communes de Provence-Côte d’Azur. Des bobolands !

- Assurer une Gestion Globale de l’île par La Communauté des Communes (économie du foncier, des services, des aménagements grâce au PLUI ).

- Investir dans la Qualité des eaux littorales qui sera un avantage concurrentiel. Les Communes et la CdC doivent investir dans des stations d’épuration innovantes pour garantir la santé des écosystèmes marins et l’avenir de l’ostréiculture, de la pêche, du tourisme Nature.

- Conserver les activités primaires et artisanales. Stop aux grandes surfaces. Des commerces dans nos villages !

Des sujets complexes certes pour nos élus, mais avec des forces à utiliser.

Et puis que l’Oeillet des dunes le petit périodique de Ré Nature Environnement soit encore longtemps hébergé dans Ré à La Hune pour le plaisir de ses lecteurs !

Bon anniversaire et longue vie.

Dominique chevillon, Président de Ré Nature Environnement et de l’ADEPIR, membre du CESER

Dominique Chevillon, président de Ré Nature Environnement, sur l’estran devant les écluses de Sainte-Marie

Dominique Chevillon, président de Ré Nature Environnement, sur l’estran devant les écluses de Sainte-Marie

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