Vie politique

Point presse du Préfet de Charente-Maritime

Des « Entrepreneurs d’Etat » en co-action avec les élus locaux

Au centre, le Préfet de Charente-Maritime, Fabrice Rigoulet-Roze, entouré à gauche sur la photo de Pierre-Emmanuel Portheret, nouveau secrétaire général, et à droite de Gérard Yann, directeur de cabinet en place depuis un an.
Publié le 19/09/2017
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Jeudi 14 septembre, dès potron-minet, Fabrice Rigoulet-Roze, préfet de la Charente-Maritime, a présenté aux médias Pierre-Emmanuel Portheret, nouveau secrétaire général, et fait un tour d’horizon de son actualité.

Titularisé sous-préfet en août 2015, Pierre-Emmanuel Portheret affiche un itinéraire très politique, puisqu’il a été notamment directeur de cabinet du président de l’UDF, puis directeur adjoint de la campagne présidentielle de François Bayrou en 2006 et 2011.

Reprenant à son compte l’expression d’Emmanuel Macron, il se dit « Entrepreneur d’Etat », et « assemblier » pour que s’établisse un dialogue entre des acteurs qui ne seraient pas spontanément appelés à se parler. La mise en cohérence mais aussi en perspective des politiques publiques, sur le terrain, en co-action avec les élus locaux et départementaux, avec le prisme du terrain, est ce qui l’anime.

Le préfet a précisé que son attente concerne d’abord une capacité de construire, avec pour enjeu l’efficacité de l’action publique, en concertation avec les élus car a-t-il expliqué : « Je crois beaucoup en l’intelligence collective, les solutions les plus efficaces viennent en écoutant les élus, l’ADN du corps préfectoral est de se mettre à disposition du territoire ».

Un très fort engagement des forces de sécurité intérieure

A l’heure du bilan de la saison estivale, en cours de consolidation, le préfet a tenu à rendre hommage à la mobilisation et l’implication de l’ensemble des services de l’Etat et de ses partenaires, dont les actions de surveillance et de contrôles ont notamment permis un déroulement de l’ensemble des grands rassemblements sans incident majeur.

Côté sécurité routière, le préfet a relevé une fois de plus que 50% des accidents mortels constatés entre le 1er juin et le 15 septembre 2017 sont dus au non-respect des règles du code de la route et à une conduite dangereuse, 40% à la consommation d’alcool et/ou de stupéfiants. Plus édifiant encore, il se confirme que dans la grande majorité des accidents, un véhicule seul est en cause. Des actions de sensibilisation avec les bars, festivals, grandes surfaces alimentaires ont été menées, en parallèle de près de 8000 opérations de contrôles routiers de juin à août. « Cela nous habite de manière continue » a martelé le préfet.

La « patate chaude » des PPRL de l’île de Ré

Interrogé avec insistance et « détermination » (selon lui) par Ré à la Hune, le Préfet s’est retranché derrière les enquêtes publiques en cours dans le cadre des procédures de révision des PPRN, ne souhaitant pas s’exprimer notamment sur une éventuelle montée au créneau de sa part auprès de l’Etat pour obtenir un assouplissement de son application de « La » circulaire, reconnaissant toutefois à demi-mot qu’une doctrine moins rigide en matière de « principe de précaution » ne pouvait émaner que du sommet de l’Etat. « Les enquêtes publiques de l’île de Ré ne sont pas closes, je n’en sais pas plus que vous, je lis très attentivement les médias ».

« Dans le cadre de la compétence Gemapi, nous ferons un tour de table en fonction de la maîtrise d’ouvrage, nous serons attentifs au confortement de la protection des côtes » s’est-il contenté de dire.

Des contrats aidés recentrés

Rappelant que les contrats aidés datent seulement de 2012, et que d’autres dispositifs peuvent être utilisés, tels le service civique, l’apprentissage, etc, le préfet a précisé que ces contrats aidés ne sont pas supprimés mais recentrés sur « les publics les plus éloignés de l’emploi : l’Outre-Mer, la ruralité, le secteur de l’accompagnement des enfants en situation de handicap (AVS), l’urgence sociale et sanitaire ». Coûteuse, cette politique des emplois aidés est resserrée pour permettre d’investir dans un plan de formation, dans le cadre de la politique de l’emploi.

En matière d’accompagnement des Entreprises, le Préfet souhaite optimiser la concordance entre offres et demandes d’emplois, tant il est frappant de voir le nombre d’offres d’emplois non pourvues, à rapprocher du taux de chômage… « Il faut faire plus matcher les choses » a-t-il conclu, avant de partir vers d’autres obligations.

* Et sous-préfet de l’arrondissement de La Rochelle

Nathalie Vauchez

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