Sports

Filière équestre

Le cheval qui murmurait à l’oreille du député

Le message est-il passé ?
Publié le 08/11/2017
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Fidèle à sa réputation d’homme de terrain, Olivier Falorni a accepté l’invitation qui lui avait été faite par l’entraîneur Arnaud Chaillé Chaillé à l’initiative de l’écurie de partage Ile de Ré Galop. L’occasion pour notre député de découvrir un secteur qui ne lui est pas familier.

C’est au centre d’entrainement équestre de Royan – La Palmyre, sur les terres de l’entraîneur et aux côtés de Véronique Vigouroux, représentante de l’écurie rhétaise qu’Olivier Falorni a été sensibilisé aux conséquences des successives hausses de TVA qui ont touché les différentes filières équines ces dernières années.

15 points supplémentaires en quatre ans

En 2013, sous la pression de Bruxelles et sous peine de sanctions financières, l’Etat français s’est vu dans l’obligation d’augmenter de manière pour le moins conséquente le taux d’imposition des taxes appliquées à la filière équestre. Autrement dit, après avoir été assujetti à un taux de TVA réduit à 5,5%, le monde du cheval est aujourd’hui soumis à un taux de 20%. 15 points d’augmentation en seulement quatre ans ne peut à l’évidence se faire sans conséquences.

La filière équestre, troisième fédération sportive de France, qui génère près de 180 000 emplois (directs et induits) en pâtit donc sévèrement dans son fonctionnement quotidien et à tous les postes. Concrètement, il s’ensuit ces dernières années et pour exemple, de nombreuses fermetures de centres équestres.

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Olivier falorni et Véronique Vigouroux en séance d’entraînement

En finir avec les idées reçues

Olivier Falorni est donc venu à la rencontre du monde du cheval. Ne connaissant que très peu le quotidien de la vie d’une écurie, le député a assisté aux séances d’entraînement ainsi qu’à tous les travaux annexes liés à la bonne marche de l’entreprise. Après quoi il a prêté une oreille attentive aux doléances du professionnel. A commencer par « briser » l’image d’un monde du cheval qui, bien que créateur d’emplois, reste considéré comme élitiste et réservé aux gens fortunés. Et pourtant, le saviez-vous… investir dans une écurie comme notre écurie de partage rhétaise ne vous coûterait que 14 centimes par jour pour une part !

A l’issue de cette visite, Arnaud Chaillé et Véronique Vigouroux espèrent que le député soutiendra une remise à niveau à la baisse du taux de TVA, tant réclamée par l’ensemble du monde équestre et d’ores et déjà soutenue par un grand nombre de parlementaires et sénateurs. Cependant, il faudra probablement attendre le premier semestre 2018 avant que nos politiques ne prennent la décision de protéger une des exceptions françaises des affres de la taxation européenne.

Nicolas Nadal

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