Enfants et jeunes

Découverte de l'aéronautique

Des ailes poussent aux Drôles de Maritais

Les élèves de CM2, l’institutrice, les parents d’élèves des Drôles de Maritais devant le DR 400 Robin
Publié le 06/06/2018
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Samedi 26 mai, 27 élèves de CM2 de Sainte-Marie ont appréhendé le monde de l’aéronautique in situ.

Même si la visite de l’aéroport Laleu – La Rochelle n’était pas prévue dans le cadre des sorties scolaires, ni obligatoire, les 27 jeunes écoliers n’auraient manqué ce rendez-vous pour rien au monde.

Une sortie-découverte dense

La sortie-découverte était organisée pour la troisième année consécutive par l’APE Les Drôles de Maritais et financée par l’APE et le Crédit Mutuel Océan. Grâce à Cédric Valadon, parent d’élève et pilote à l’aéro-club de La Rochelle, les écoliers ont bénéficié ce jour-là de visites hautement instructives, directement commentées par les professionnels des différentes bases de l’aéroport. De quoi faire naître des vocations dans de nombreux corps de métiers.

C’est le pilote du Dragon 17 en personne qui leur a exposé les missions de la sécurité civile. Celle-ci intervient en mer comme sur terre, 365 jours par an en cas d’accidents domestiques et de la route, de naufrages ou de crash. Son rayon d’action sur tout le département peut être étendu sur un plus large territoire si nécessaire. Avec ses 800 litres de fuel embarqués, le Dragon 17 possède une autonomie de 2h45. Il est équipé de quatre boudins gonflables, qui lui permettent de se maintenir à flot en cas d’amerrissage et d’un treuil de 90 mètres pouvant supporter une charge de 250 kg. L’équipage, constitué au minimum d’un pilote et d’un mécanicien navigant, parfois assisté d’un sauveteur, intervient en moyenne 550 fois par an avec une fréquence maximale en été. Outre les interventions, le Dragon effectue des missions régulières pour surveiller la montée des eaux sur les sites à risque tels le Banc du Bûcheron, les Boucholeurs ou Chauveau.

Allo Papa, tango, charly

Par petits groupes de six ou sept, les écoliers ont ensuite grimpé les 20 mètres de haut pour voir la tour de contrôle de l’aéroport. D’ici, l’époustouflante vue offre son panorama sur 360°. Le pont, les pertuis, les 2 255 mètres de piste d’atterrissage et les paysages alentours leur apparaissent sous un jour nouveau. Les seuls deux postes de la tour contrôlent tous les avions de lignes, ceux de l’aéro-club ainsi que les hélicoptères dans un rayon de 100 km (de Luçon à Royan). Chaque avion entrant dans le plan est enregistré manuellement sur une petite bande de papier brun, selon un protocole codé, plan de vol, numéro attribué à l’avion, numéro de vol, etc. Philippe Menez, chef de la circulation aérienne, explique aux enfants attentifs le maillage radar qui renvoie depuis Bordeaux ou Nantes toutes les informations à Laleu, il leur commente les cartes aéronautiques de jour et de nuit, bardées de traits, de symboles et d’acronymes qui laissent rêveurs les néophytes que nous sommes. Deux ans de prépa et trois ans d’école sont nécessaires pour briguer son poste.

L’essayage des équipements, ici l’ARI, était l’occasion d’une bonne rigolade !

L’essayage des équipements, ici l’ARI, était l’occasion d’une bonne rigolade !

Pimpon pimpon !

Pour finir cette extraordinaire matinée, la classe se rue vers la caserne des pompiers de l’aéroport. Là, le VIM (pour véhicule d’intervention mousse), impressionnant mastodonte rouge posté en permanence en bout de piste, mobilise l’attention des élèves autant que celle des accompagnateurs. Que ce soient les tuyaux à poudre, à eau ou à mousse, les lances et les pompes, le groupe électrogène, la tronçonneuse, les canons à eau sur et sous la cabine, le mât, la sirène, ou la piscine de 6 000 litres, l’équipement leur est détaillé de façon exhaustive par le pompier de service qui se prête aux mille questions des jeunes curieux. Sans entamer le moins du monde la patience du militaire, le groupe de Maritais en visite investit ensuite les vestiaires pour tout savoir des uniformes, très techniques, qui permettent aux pompiers d’aller au feu. Les essayages des vestes d’intervention, bien trop grandes pour eux, et des ARI (casque avec air comprimé) aux visières cuivrées sont l’occasion de franches rigolades, alors que les plus sportifs s’essayent à la corde lisse avec plus ou moins d’aisance !

Un baptême de l’air inoubliable

Après avoir calmé leurs fringales par un pique-nique pris à l’ombre de la salle de l’aéro-club, les enfants, leur institutrice et les parents d’élèves sont invités au baptême de l’air grâce au concours de trois autres pilotes du club. Chaque vol embarque deux enfants, un encadrant et, bien sûr, un pilote. Les enfants dévorent des yeux l’ecoflyer Robin DR 400 rouge, blanc et jaune, équipé d’un moteur diesel Mercedes 135 ch qui brille sous le soleil. Bien que certains d’entre eux soient déjà montés à bord de gros avions, l’élégant coucou rouge et jaune reste une machine volante qui en impose. Après la vérification rigoureuse de sa check list, Jacky le pilote, referme la vitre de l’aéronef et met les gaz. À ce moment-là, on n’entend plus une mouche voler, l’avion tremble de partout alors qu’il est encore sur le plancher des vaches et les passagers serrent instinctivement les fesses. Tout en douceur, Jacky propulse alors la machine dans les airs. Une expérience inoubliable !

Véronique Hugerot

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