Culture

5ème édition du Festival des Arts du Cirque et de la Rue à Saint-Martin

Jeux de quilles. :! Rencontres des arts de la rue et du cirque à St Martin de Ré

400 « collégiens de la balle » ont joyeusement investi Saint-Martin

Publié le 14/06/2017
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Tous les deux ans, l’Union Nationale du Sport Scolaire de Charente-Maritime* organise, en partenariat avec la Communauté de Communes de l’île de Ré et la Commune de Saint-Martin, les Rencontres des Arts de la rue sur l’île de Ré.

Dès 11 h du matin, mercredi 31 mai, 400 jeunes collégiens issus des quatre coins de la Charente-Maritime sortaient de cinq grands autocars, affublés de chapeaux à paillettes, de masques ou de jambières colorées, en chantant et en dansant.

400 enfants de la balle ont pris possession de la Place de la République

Ils s’égaillaient sur la place d’armes, rejoints par les pré-ados des centres de loisirs de l’île de Ré pour s’échauffer dans leurs disciplines respectives des arts du cirque. Pendant que la fanfare venue de Niort, Moracae Expérience chauffait le tuba, la clarinette, les deux saxos et la caisse claire, les jeunes échassiers, les jongleurs, équipés de balles ou de massues, les acrobates, en équilibre sur leurs monocycles ou sur les épaules d’un partenaire, les danseurs et autres joueurs de bâtons, de cerceaux ou de rubans, refaisaient les gestes maintes fois travaillés au cours de l’année sous l’œil sévère mais juste des professeurs.

 

Les collegiens montrent leurs talents en arts du cirque et de la rue à St Martin

Jeux de quilles

 

Plus loin, Les Aventuriers du Vent de la Cie Asymétrik, en la personne d’une aventurière au masque de Matamore, juchée sur d’immenses échasses et son acolyte Caracole, au masque d’Arlequin qui se déplace dans une impressionnante roue allemande, se mettaient toutes deux à haranguer les passants afin de découvrir l’origine du vent (Où l’on apprit que le vent vient d’une friction !).

Une déambulation à la croisée des arts de la rue, de la danse et du cirque

D’un pomp-pomp caverneux, le tuba de Moracae a sonné le départ et l’ensemble des équipages s’est alors ébranlé pour une joyeuse déambulation à travers le village. De la place de la République jusqu’au parc de la Barbette en passant par les Campani, à la faveur de maints arrêts pour exécuter leurs figures, les baladins ont montré leur adresse, juchés sur les poteaux, les remparts ou les bacs à fleurs, dans la bonne humeur tandis que les Japonaises, sur de longues échasses s’abritaient sous leurs ombrelles.

 

La banda Moracae Experience aux rencontres des arts de la rue et du cirque 2017 de St Martin de Ré

La banda Moracae Experience

 

Arrivés à La Barbette, les dix Ophidettes, de l’école rétaise Ophidie Circus, exécutèrent une chorégraphie acrobatique en musique qui a focalisé tous les regards et surtout maintenu les souffles courts devant les délicates postures d’équilibre.

A midi et demi, chacun s’est jeté sur un litre d’eau tant la chaleur, combinée à la contrainte des costumes, les avait fait suer. Mais l’enthousiasme général et les larges sourires des collégiens montraient à eux seuls combien la réalisation et le partage de leurs disciplines les comblaient de joie. Puis ce fut l’heure du pique-nique sur l’herbe.

L’après-midi la manifestation a fait la part belle à la danse

Lionel Frédoc, danseur, chorégraphe, co-fondateur du Centre chorégraphique national de La Rochelle, est venu en personne initier les jeunes sportifs à la danse pour une flash mob, ainsi qu’il l’a récemment fait au collège Jean Guiton de La Rochelle.

Les collégiens font des présentations des arts de la rue et du cirque à St Martin, île de Ré

La roue allemande de Caracole

Inspirée des pas du Rock, du Hip Hop, du Break ou de la Country, la chorégraphie expliquée et démontrée par Lionel Frédoc devient d’une simplicité accessible à tous. Scandant le tempo tout en expliquant le mouvement « et un, deux, trois, je monte les bras, quatre, cinq, ballade, six et sept, step, un deux et trois… barrière** quatre et cinq et ainsi de suite, on recommence ! » Il a réuni dans un même élan les quelques 400 participants et les spectateurs, familles ou amis, qui se sont mis au même pas en un rien de temps, et le ballet était exécuté en une parfaite synchronisation digne d’une troupe rompue à l’entraînement.

Mais tout ceci n’était qu’une mise en jambe, une fois le podium du chorégraphe déplacé sur le port, la flash mob, comprenez la mobilisation éclair, a eu lieu vers 15 h face aux bateaux dans une sarabande bien rythmée qui n’a malheureusement pas attiré la foule de participants ou de spectateurs qu’elle aurait mérité.

L’après-midi s’est terminée par un goûter avant le retour des jeunes artistes.

 

*Représentée par son directeur départemental Pascal Leblanc.

** noms des pas de danse.

 

Véronique Hugerot

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